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RDC: Ban Ki-Moon souhaite un renforcement de la Monusco

Le chef de l’ONU a demandé au Conseil de sécurité le 5 mars dernier d’autoriser le déploiement d’une brigade d’intervention pour la République démocratique du Congo

Malgré la signature de l’accord-cadre de paix sur la République démocratique du Congo (RDC), à Addis-Abeba le 24 février dernier, la situation sécuritaire instable de ce pays continue d’être au centre des préoccupations de la communauté internationale. Le 5 mars dernier le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, a demandé au conseil de sécurité d’envisager rapidement le renforcement de la mission de l’ONU dans ce pays. En autorisant le déploiement d’une brigade d’intervention en RDC. « J’invite le Conseil à autoriser le déploiement de cette brigade et à lui fournir le soutien politique nécessaire», a déclaré M. Ban devant le Conseil. Cette unité qui sera constitué de 2.500 hommes aurait selon Ban Ki-Moon « la capacité de mener, avec ou sans les FARDC (forces gouvernementales de la RDC), des opérations offensives contre tous les groupes armés qui menacent la paix dans l’est de la RDC».

La force spéciale proposée sera établie au sein de la MONUSCO pour un mandat initial d’un an, comme l’a proposé le chef de l’ONU dans un rapport spécial soumis au Conseil. Au cours des consultations qui ont suivi cette demande, plusieurs pays se sont interrogés sur l’opportunité et la faisabilité de créer une brigade d’intervention rapide en RDC. Les membres du Conseil «considèrent l’approche de Ban Ki-Moon comme audacieuse et innovante mais il y a eu un certain nombre de questions sur le renforcement de la Monusco », a déclaré à la presse l’ambassadeur russe Vitali Tchourkine, qui préside le conseil. « Nous avons encore beaucoup de travail dans les semaines à venir», a-t-il ajouté en espérant l’adoption d’une résolution avant fin mars. Selon un diplomate du Conseil, « les pays qui fournissent des troupes aux opérations de maintien de la paix de l’ONU (Guatemala, Pakistan notamment) ont évoqué les risques de représailles contre les Casques bleus tandis que la Russie et la Chine soulevaient des objections «de principe». Les Etats-Unis de leur côté doutent des capacités militaires de la Monusco », a-t-il déclaré selon l’AFP. Le même diplomate a également fait remarquer que dès le 1er avril prochain, la présidence du Conseil sera assumée par le Rwanda. Or ce pays au même titre que l’Ouganda est accusé par les experts onusiens, de soutenir le mouvement rebelle du M23 actif dans le Nord-Kivu, ce que ces deux pays démentent. Le M23 est l’une des forces rebelles que la brigade d’intervention qui sera déployée au sein de la Monusco aura pour objectif de combattre. C’est à la France qu’incombe la responsabilité de rédiger un projet de résolution sur le renforcement de la Monusco. Celle-ci, forte de 17.000 hommes, a été critiquée pour n’avoir pas pu mettre fin aux violences dans l’est de la RDC. L’ambassadeur de RDC à l’ONU Ignace Gata Mavita a demandé au Conseil «de prendre rapidement une résolution autorisant le changement du mandat de la Monusco pour un mandat beaucoup plus robuste» et d’autoriser le déploiement rapide d’une brigade d’intervention «dotée d’un mandat d’imposition de la paix». Il a aussi pressé M. Ban de nommer rapidement un envoyé spécial pour la région des Grands lacs comme le prévoit l’accord d’Addis Abeba.

Ban Ki-moon appelle le Conseil de sécurité à renforcer la Monusco
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