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RDC: les atteintes aux droits de l’homme explosent

C’est le constat que dresse le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme avec 64% de violations de plus en 2015 par rapport à 2014

Une augmentation dramatique du nombre de violations des droits de l’homme en République démocratique du Congo : c’est le constat que dresse le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme avec 64% de violations de plus en 2015 par rapport à 2014. Des violations commises pour un peu plus de la moitié par les agents de l’Etat et l’autre moitié par les groupes armés. Une tendance des plus inquiétantes alors que s’ouvre officiellement une année électorale en RDC dont la crédibilité du processus pourrait être menacée.

Il y a d’abord une recrudescence des violations commises par les groupes armés, avec les FDLR, le FRPI, la LRA en tête. Une hausse de 95 % par rapport à 2014. Pour le patron du bureau conjoint, José Maria Aranaz, c’est sans doute un des effets pervers de la suspension des opérations conjointes entre la Monusco et l’armée congolaise. Il y a moins d’opérations contre les groupes armés qui sont donc plus actifs et les forces de sécurité congolaises ont, selon lui, tendance à commettre plus de violations des droits de l’homme quand elles ne coopèrent pas avec les casques bleus.

Deuxième type d’explication de cette hausse spectaculaire : le découpage du pays en 26 provinces qui n’aurait pas été accompagné du déploiement nécessaire des forces de l’ordre et des institutions judiciaires. Mais les agents de l’Etat sont, selon ce rapport annuel, responsables de près de la moitié des violations, avec tout de même 294 victimes d’exécutions sommaires.

La troisième raison évoquée pour expliquer cette hausse du nombre de violations, est la restriction de l’espace politique et les atteintes aux libertés – d’expression, de réunion et de manifestation – avec des arrestations arbitraires, menaces et intimidations à l’égard de l’opposition, de la société civile et de journalistes. Le bureau conjoint s’inquiète notamment des interdictions générales de se réunir ou de manifester par certains commissaires spéciaux et d’un double standard interdisant les manifestations de l’opposition et pas de la majorité ou en soutien au gouvernement.

Pour l’ONU, les forces de sécurité congolaises ont tendance à commettre plus de violations des droits de l’homme quand elles ne coopèrent pas avec les casques bleus.
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