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Recrutement spécial au Cameroun: Parcours de combattant pour les postulants

Des milliers de personne envahissent depuis lundi les services concernés, les autorités ont dû multiplier les centres de dépôts

Des milliers de jeunes sur les traces des 25000 postes
Le recrutement spécial de 25 000 diplômés de la fonction publique, a débuté lundi 14 mars 2011. Les services du gouverneur sont envahis chaque matin, par des milliers de jeunes qui voudraient déposer leurs dossiers, pour espérer faire partie de ceux qui seront retenus au mois de juin prochain. Jeudi, le ministre de la fonction publique est intervenu, pour signaler que désormais, les dossiers pouvaient se déposer dans les 7 sous préfectures de Yaoundé, pour ceux vivant sur place, mais ceux venant de loin continueront à déposer dans les services de la région. Plusieurs étapes marquent la procédure. La première débute à la sous-préfecture. A Efoulan, un quartier de Yaoundé, siège d’une des sous-préfectures de la ville, les routes sont presque barrées. « Vous pouvez le remarquer il y a tellement de jeunes qui viennent pour légaliser leurs papiers qu’on est vraiment débordés. C’est comme ça depuis lundi, du matin jusqu’au soir », nous fait savoir une des secrétaires de la sous-préfecture. Et le travail n’est pas facile, il faudrait éviter des risques de crise ou de tensions. « Les gens sont là, ils croient que c’est une machine qui met le tampon pourtant, ce sont des hommes qui doivent le faire et nous aussi on se fatigue » déclare une des secrétaires en poste. 500 selon certains, un peu plus selon d’autres, c’et le nombre de jeunes reçus par jour dans cette sous-préfecture. Ils viennent pour légaliser leurs copies d’acte de naissance et de diplômes. Autour de cette situation, des offres de services se sont intensifiées. Pour 500 francs Cfa on se fait signer un dossier rapidement et il ressort complet avec une enveloppe timbrée. Un autre business qui connait aussi une véritable explosion, celui des photos d’identité. Hervé a installé un studio de fortune aux alentours de la sous-préfecture de Tsinga un autre quartier de Yaoundé où se trouve une des sous-préfectures. « Depuis lundi les affaires tournent bien, j’ai filmé près de 60 personnes par jour depuis le début, donc vous pouvez imaginer que les affaires vont pour le mieux », affirme-t-il. De toute évidence, l’administration ne semble pas avoir pris toute la mesure de la sollicitation que pouvait générer l’opportunité qu’elle a offerte, les agents des sous-préfecture peu habitués à ces affluences, sont largement débordés et les candidats aussi. « Je suis là depuis 8 heures et lorsque je suis arrivé le rang arrivait déjà en route mais je n’ai pas le choix, je dois déposer mes dossiers on ne sait jamais ».

Ils viennent parfois de très loin
Après la sous-préfecture, la procédure se poursuit dans les services du gouverneur. Là aussi un autre parcours. Très tôt à 6 heures, de nombreux candidats sont déjà présents, soit deux heures avant l’ouverture officielle des bureaux. Ici, il faut retirer la fiche d’inscription seulement disponible à cet endroit. Du coup, ce sont des milliers de jeunes, venant de toutes les localités de la région du centre, qui se retrouvent au Carrefour dit de la délégation provinciale. « Je suis là depuis 5 heures, je voulais être le premier à entrer prendre la fiche, je vais la remplir et je crois que ce n’est pas aujourd’hui que je pourrais déposer, parce qu’il y a un autre rang pour les dépôts » affirme Sandrine une des postulantes. Pour d’autres encore c’est plus dur. Ils sont venus parfois de très loin pour déposer leur candidature. « Nous sortons de Bafia (localité située à 150 kilomètre de Yaoundé) et pour nous c’est difficile parce qu’on ne peut pas rentrer pour revenir demain donc là on ne sait pas ou on va dormir, mais on n’a pas le choix » font savoir Tsanga et Rim a Bode, deux camarades qui ont parcouru les 150 kilomètres reliant leur ville Bafia, à Yaoundé la capitale, pour déposer leur dossier. L’administration avait fait savoir que le dépôt exclusif dans les services de région se justifiait par le besoin de limiter les risques de fraudes et de double candidature.

Ce sont aujourd’hui près d’un million de personnes qui sont concernées par cette opération dans la région du centre. « A ce rythme ci on n’est pas sûr de pouvoir servir tout le monde à mon avis cela va être difficile » a confié ce mardi un agent des services de la région. Exténué.

Devant une des sous-préfectures de Yaoundé, de nombreux jeunes attendent pour être servis
Nkul Beti.com)/n

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