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Réduction des importations au Cameroun: la thérapie du gouvernement pour booster les Pme

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Hier jeudi, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a présidé le conseil de cabinet du mois de mars, à l’immeuble étoile. Le sujet au centre des préoccupations portait sur les voies et moyens qui permettraient de réduire les importations de certains produits de première nécessité.

Miser sur les petites et moyennes entreprises et la transformation de leurs produits, c’est ce qui convient d’être retenu des communications faites par le ministre des PME et son homologue des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, au cours de ce conseil.

Les défis sont nombreux

Seulement, pour faire confiance aux PME locales, une série de mesures s’impose quant aux difficultés qui sont les leurs. De l’obsolescence de l’outil de production à l’indisponibilité des matières premières, en passant par l’insuffisance des infrastructures de transport et le difficile accès aux financements, les défis à relever pour optimiser l’industrie de transformation des produits agricoles sont multiples.

En outre, compter sur les Pme implique la valorisation des matières premières d’origine agricole. Celle-ci serait facilitée par trois facteurs sur lesquels le Minmidt a insistés: «la structuration institutionnelle qui nécessite une plus grande synergie d’actions entre le gouvernement, le secteur privé et les partenaires au développement (…) la structuration opérationnelle à travers le développement de chaînes de valeurs (…) le renforcement des instruments de soutien aux Pme à la faveur de la promotion du patriotisme économique».

Une chaîne de valeurs pour réduire les importations

Sur 209 482 unités économiques dénombrées en 2016 lors du dernier recensement général des entreprises, de multiples toutes petites entreprises et petites entreprises sont présentes. Elles sont toutes spécialisées dans des activités de commerce et de distribution qui favorisent les importations. «Une organisation des Pme autour d’une chaîne de valeurs bien structurée permettrait aux pouvoirs publics de mieux suivre le développement d’une filière et d’y apporter un encadrement optimal», a précisé Achille Bassiliken III, ministre des Pme, de l’Economie sociale et de l’Artisanat. L’encadrement optimal dont il est question comprend le renforcement des capacités industrielles, de savoir-faire, d’amélioration et de compétences. Encore faut-il que les Pme soient mises à niveau sur les questions relatives aux normes et à la certification, pour un fonctionnement harmonieux de la chaîne.

Dans l’attente de l’implémentation effective des propositions retenues, le Premier ministre a instruit l’actualisation du plan directeur d’industrialisation et l’accélération de la mise en œuvre des mesures institutionnelles, susceptibles de garantir une grande implication des Pme nationales dans la création d’une chaîne de valeurs des produits locaux.


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