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Relance de la croissance économique, les 9 projets prioritaires du gouvernement

Ils sont présentés dans un document du ministère de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire

Grâce à l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Pays Pauvres très endettés (PPTE) le 28 avril 2006, le Cameroun a conquis sa crédibilité auprès des instances financières internationales et de ses partenaires au développement. Aujourd’hui le défi majeur de la politique économique du pays c’est le raffermissement et la consolidation de la croissance économique. Et pour y parvenir, le gouvernement entend s’appuyer sur un vaste programme d’investissement dans divers secteurs. Et le document porte bien son nom, Fiche de quelques projets prioritaires pour la croissance économique au Cameroun. Il est structuré en trois grandes parties, la première consacrée aux infrastructures et à l’énergie, la deuxième au transport et communications et la dernière à la production agricole.

Infrastructures et énergie
Ce secteur concerne les domaines routier, portuaire, aéroportuaire, et les télécommunications, etc. Ainsi, le premier projet est la construction d’un barrage réservoir d’une capacité de 6 milliards de m3 à Lom Pangar, dans la région de l’Est Cameroun, département du Lom et Djerem. Evalué à environ 120 milliards de FCFA, le barrage devrait permettre d’accroître l’offre énergétique de manière à satisfaire, à moindre coût, les besoins en électricité, pour améliorer la compétitivité des entreprises et soutenir la croissance économique du pays. Il va aussi permettre d’augmenter la régulation du fleuve Sanaga et saturer, en période d’étiage, les centrales hydroélectriques situées ou à construire en aval (Song lou lou, Edéa et Nachtigal). Le second projet ici est celui de l’aménagement hydroélectrique de Memve’ele, dont l’objectif spécifique est de produire de l’électricité en quantité suffisante pour sécuriser le Réseau interconnecté Sud (RIS), et connecter éventuellement la Guinée Equatoriale et le Gabon. Coût des travaux, 365 milliards de FCFA.

Transports et communications
Tout d’abord, il y a ici le programme d’accompagnement du port en eau profonde de Kribi. D’un coût total estimé à 282 milliards de FCFA, le Port en eau profonde de Kribi sera une infrastructure de pointe sur la côte Ouest africaine. Il devrait entraîner la construction d’un complexe industrialo-portuaire associé, l’exploitation des mines, la création de la desserte ferroviaire du port et son raccordement au réseau ferroviaire national et la construction d’autres voies de communication pour rallier le site. Il est question notamment de réhabiliter l’actuel aérodrome situé à une quinzaine de km de Kribi, doté d’une piste de 2000m de long, mais qui ne dispose pas d’aérogare. Les premières études qui précèdent la phase de construction ont commencé. Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire était sur le site le 14 octobre dernier. Les travaux de construction des installations purement portuaires vont démarrer en mars 2010, selon Louis Nlend Bahanack le Directeur du Projet.

Ensuite, il y a l’aménagement des entrées Est et Ouest de la ville de Douala ; Longueur totale des accès, 32,8 km dont 19,3 coté Est et 13,5 coté Ouest. L’analyse des trafics et la projection à l’horizon 2030 ont conduis à échelonner la réalisation des travaux près de 120 milliards de FCFA HT, l’agence française pour le développement (AFD), la banque mondiale et le japon sont intéressés pour le financement. Enfin dans ce domaine, il y a le projet de contournement de la ville de Douala avec franchissement du wouri. Il s’agit en effet de la construction d’un deuxième pont sur le Wouri. Selon la municipalité de Douala, 33.000 véhicules empruntent chaque jour ce pont. Des experts ont constaté que certains des pylônes de l’ouvrage, qui vibre au passage des véhicules, ne reposent plus sur rien au fond de l’eau. L’ouvrage a été réhabilité pour un montant de 13 milliards de FCFA. Une étude pour la construction d’un deuxième pont sur ce fleuve Wouri a été bouclée en février dernier mais le problème de son financement n’est pas résolu pour le moment.


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Développement de la production agricole
C’est le domaine le plus consistant en matière de projet pour le gouvernement, le premier étant le développement des filières de croissance et de compétitivité. Il s’agit dans le secteur agricole, des filières palmier à huile, mais, riz, manioc, oignon, banane-plantain, élevage à cycle court. Les principales composantes sont entre autres le renforcement des capacités de recherche et de production pour la mise à disposition des semences de base de qualité, l’appui à la productivité et à la mécanisation agricole, la formation des exploitants dans l’utilisation d’engins agricoles. Et dans le secteur industriel (bois, coton, tourisme.), il est question de d’aider à la transformation du bois, réhabiliter, aménager et désenclaver les parcs nationaux et les sites touristiques.

Autre projet, le programme de reconversion économique de la filière banane-plantain, qui consiste à : ouvrir le monde paysan à de nouvelles perspectives de développement économique et social, promouvoir la production industrielle de la banane-plantain, moderniser, densifier et diversifier les sentiers industriels de l’arborescence de la filière. La phase pilote du programme est évalué à 31,5 milliards de nos francs.

Ensuite, il y a le projet de mise en place de cinq (05) instituts agricoles au Cameroun, soit un institut par zone agro écologique. Le coût du présent projet est de 55 milliards de FCFA et devrait durer deux ans. L’objectif est de développer la formation initiale et continue des professionnels dans les métiers agropastoraux en vue d’accroître la production et la productivité dans ce domaine, favoriser l’insertion socioprofessionnelle et la croissance.

Le neuvième projet consiste en la mise en place des unités d’abattage, de conditionnement et de stockage au Cameroun. Objectifs, améliorer durablement la compétitivité de la viande camerounaise sur le plan local et régional, sécuriser la viande camerounaise par rapport aux risques de pandémie (grippe aviaire et porcine.). Avec 46 milliards de FCFA chaque chef lieux des 10 régions du pays devrait être doté d’une unité entièrement équipée.

A noter qu’un cadre juridique régissant les partenariats public-privé a été mis en place. Il permet aux investisseurs/ opérateurs privés de réaliser sans garantie de l’Etat des infrastructures, d’en assurer la gestion et l’exploitation pour obtenir le retour de l’investissement.


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