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Religion : La fête du mouton annoncée pour le 27 Novembre

Petit tour au principal marché des moutons de Yaoundé, dans le huitième

La fête confirmée depuis quelques jours
C’est depuis vendredi dernier que la nouvelle a été rendue officielle. La commission nationale du croissant lunaire que préside Cavaye Yeguie Djibril par ailleurs président de l’Assemblée nationale, avait dit avoir observé l’apparition du croissant lunaire qui marquait le compte à rebours final de la célébration de la fête du mouton. Bien qu’envisagée par de nombreux croyants, elle intervient dans un contexte économique difficile. Au principal marché de chèvre situé au quartier Huitième, les foules ne se bousculent pas pour acheter des moutons. La première raison n’est pourtant pas économique. Tu vois grand, comme on est à Yaoundé, les gens ne peuvent pas acheter un mouton qu’ils vont ramener chez eux, parce que comme tu peux voir les maisons à Yaoundé ne permettent pas qu’on puisse ramener une bête aussi délicate que le mouton. D’abord il fait trop de bruit et ensuite il risque de salir les locaux, or les bailleurs et même les voisins ne sont pas toujours d’accord, affirme Saibou, un jeune marchand de mouton rencontré sur place.

Les marchands de mouton satisfaits
Pour les plus malins, on trouve des solutions alternatives. Je suis venu réserver le mouton pour le jour de la fête, comme ça j’éviterai les hausse de prix de dernière minute donc je paie mon mouton et le jour de la fête je reviens le faire égorger et l’emmener à la maison affirme Mohamadou Zachariaou, qui rajoute, cela fait plusieurs années que je procède ainsi et j’ai une absolue confiance en le vendeur que je connais aussi depuis longtemps. Pour les prix, le mouton varie en fonction de la grosseur, entre 50 mille et 120 mille FCA, assurent les nombreux vendeurs rencontrés sur la place du marché. Mais les vendeurs sont formels, la veille de la fête, ce sera l’effervescence et les affaires s’annoncent bonnes. De nombreuses personnes ont réservé et le reste de la marchandise fera l’objet de belles enchères.

Les moutons attendent les clients

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Les femmes ne sont pas en reste
Autre lieu d’affluence les boutiques de tissus pagnes et les structures de confections de vêtements. Au quartier de la briqueterie (centre de Yaoundé), les confectionneurs (tailleurs) sont à l’ouvrage et cela ne va pas sans créer des heurts. Zénabou Aissatou affirme visiblement irritée, je lui ai remis mon pagne depuis trois semaines et là ce n’est pas encore prêt, pourtant la fête c’est demain. Pour les autres c’est cette semaine que le pagne s’est acheté, on pourra le coudre plus tard. Une question d’honneur pour Daouda, marié de trois femmes et père de 8 filles. Chaque année je me suis fait le devoir d’acheter des pagnes pour mes femmes (ses filles incluses) c’est vrai que j’ai trouvé l’argent tard mais je suis là avec elles pour qu’elles choisissent les pagnes qu’elles désirent, je me dois de le faire pour elles chaque année, affirme-t-il.

Respecter les condition d’hygiène lors des sacrifices
Chaque année, le 10 du dernier mois (lunaire) de l’année islamique, se tient dans toute la communauté musulmane l’Ayd al-kabir, ou « Grande Fête ». Son épisode principal est le sacrifice d’un mouton par chaque père de famille, et sa consommation collective est vécue comme un geste de réconciliation sociale. A Yaoundé comme dans les autres villes et localités du pays. Cette coutume religieuse appréciée de beaucoup de non musulman en raison de la possibilité de consommer du mouton, se heurte parfois aux réactions négatives d’une partie de l’opinion face au geste du sacrifice, qui selon les experts ne respectent pas toujours les règles d’hygiène et de salubrité. Encore appelée la Tabaski, l’Aïd-el-Kebir commémore l’acte de sacrifice, auquel Abraham prophète chrétien et musulman était prêt à soumettre son fils, pour manifester sa foi en Dieu. Celui-ci lui aurait envoyé un agneau pour lui témoigner sa compassion. Une tradition que la religion musulmane a conservée.

Au niveau de la mosquée centrale de Tsinga, les dirigeants ont procédé au nettoyage des locaux. La prière de la tabaski traine quelque 200 000 fidèles de la capitale camerounaise vers les différents points de prière.


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