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Rencontre avec Franck Nlemba des Kongossa Web Series

Ce camerounais passionné d’Internet voit dans cet outil un espace de création de richesses et de valeurs. Il revient sur les KWS au Cameroun et les ambitions pour ceux de Montréal

Quel bilan faites-vous des Kongossa Web Series (K.W.S) 2013 ?
Les KWS ont été un succès. Nous avons en deux jours rassemblé les meilleurs entrepreneurs et professionnels des nouvelles technologies au Cameroun autour du thème de DEVENIR ENTREPRENEUR ET GAGNER SA VIE GRACE À INTERNET. Notre objectif était de toucher une audience de 300 personnes dont une majorité d’étudiants mais aussi et surtout démontrer qu’il y’a des jeunes au Cameroun qui sont passionnés de nouvelles technologies et qui envisagent leur avenir là dedans; cet objectif là aussi a été atteint.

Si vous pouviez avoir le soutien des pouvoirs publics camerounais, que demanderiez-vous?
Notre organisation, comme la majorité des acteurs du web au Cameroun, propose de faciliter l’accès à Internet aux usagers. Beaucoup de personnes considèrent que le coût d’accès à Internet reste élevé. De plus le débit ou la vitesse de connexion ne facilite pas l’utilisation de ce canal au maximum. Je pense que la priorité devrait donc être sur ces deux points que je résumerais en disant : Faciliter l’accès à Internet.

Aujourd’hui, après deux éditions des K.W.S, que vous faut-il pour changer de cap ?
Connecter la diaspora à ce qui se passe localement. Je pense que si les personnes qui travaillent au Cameroun et à l’étranger commencent à investir dans ce secteur nous irons plus vite. Mais l’investissement n’est pas seulement financier il peut aussi être en terme de mentorat et d’échanges de connaissances.

À quand, un concours visant à financer les meilleures idées de start-ups comme on en voit souvent dans ce genre d’événements?
Notre but est surtout d’aider les startups et les entrepreneurs qui ont déjà des fonds à rencontrer la demande (marketing digital). Nous allons donc sûrement travailler avec une organisation dont le but est de détecter les talents et dans ce cadre on pourra organiser un concours sûrement lors de la prochaine édition à Montréal.

Justement, dites-nous en plus sur l’édition de Montréal, à quel stade de la préparation êtes-vous rendu?
Montréal est une ville magnifique qui offre de nombreuses opportunités aux entrepreneurs. Il ne se passe pas une journée dans la ville sans que l’on puisse être invité à un évènement en rapport avec l’entrepreneuriat. Ce dynamisme de la ville nous a donc permis à ce stade de bénéficier de nombreux conseils et de constituer une solide base d’intervenants. Contrairement à l’édition de Janvier au Cameroun, KWS Montréal questionne de manière un peu plus directe le rôle des technologies et leur contribution au développement social et économique de la société. Car nous avons identifié un décalage entre les applications mobiles et certaines solutions technologiques et les besoins réels des individus. Ainsi, le 21 Septembre prochain à Montréal nous proposons une journée de conférences, d’ateliers, de panel de discussion et une compétition. Nous avons l’avantage de bénéficier de très bons partenaires qui vont nous permettre de monter une conférence internationale avec des intervenants venus des États-Unis, des autres provinces du Canada, de l’Europe et nous espérons d’Afrique. Nous sommes donc sur le point de lancer notre campagne de communication avec cette ambition de faire un évènement unique et surtout utile.

Peut-on imaginer que les KWS puissent servir de pont entre créateurs africains et nord-américains ? Concrètement comment cela se passerait-il?
Tout à fait. Certaines personnes en Amérique du Nord ne sont tout simplement pas au courant des changements positifs que les technologies produisent dans différentes régions du monde. KWS vise à mettre l’accent là-dessus. Présenter les bienfaits des technologies dans d’autres régions du monde et notamment l’Afrique, prouver que le cadre spatio-temporel est différent lorsqu’il s’agit d’internet. Pour y arriver il faudrait donner une certaines visibilité aux jeunes développeurs Africains car ils sont talentueux et ils ont aussi leurs propres visions du monde mais aussi aux initiatives soutenus par des entreprises et des fondations pour faciliter l’évolution des technologies. Au-delà des discours et de manière concrète nous ferons la promotion de la formation à distance, du mentorat à distance et des projets tests.

Comment entrevoyez-vous l’avenir des KWS?
Une plateforme d’échanges d’idées pour améliorer le rôle positif des technologies dans les collectivités du monde. L’Afrique a un grand rôle à jouer pour nous permettre d’atteindre notre mission, c’est un continent jeune et différent.

Franck Nlemba, organisateur des Kongossa Web Series
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