Politique › Sécurité

Rentrée scolaire au NOSO: le MINCOM reconnait une situation critique

René Emmanuel Sadi, le MINCOM. (c). Droits réservés

Le MINCOM a énuméré les exactions perpétrées par les sécessionnistes et relevé les déplacements massifs des populations observées dans ces régions.

René Emmanuel Sadi, le ministre de la Communication (Mincom) va tout d’abord déplorer «la paralysie de l’activité scolaire observée dans les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, depuis de longs mois, du fait des exactions inadmissibles des bandes armées de la nébuleuse sécessionniste….». Situation à l’origine «de nombreuses familles [qui] ont fini par sombrer dans une psychose généralisée, qui a entraîné un mouvement de désertion des jeunes et des étudiants.»

Lors de la conférence conjointe, Mincom, ministres de l’Enseignement supérieur, de l’Education de base et le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Enseignement secondaires, hier, 26 août, le «porte-parole» du gouvernement est revenu sur les nombreuses exactions perpétrées par les groupes armés séparatistes dans ces zones à quelques jours de la rentrée scolaire et bien avant.

Il a ainsi cité l’assassinat, le 25 août 2019, d’un enseignant d’une école primaire de l’arrondissement de Mbiame, dans le département de Bui, région du Nord-Ouest. Meurtre perpétré par des bandes armées hostiles à la reprise des classes pour la rentrée scolaire du 02 septembre prochain.

En guise de bilan provisoire, «27 attaques terroristes ont été perpétrés contre le système éducatif dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest entre le mois de janvier et le mois d’août 2019. Par ailleurs au courant de l’année académique 2018/2019, l’on a enregistré un total de 19 enseignants et 58 étudiants kidnappés, dans les universités de Bamenda et de Buea.»

Le Mincom tout en condamnant les actes «barbares» des sécessionnistes va inventorier quelques abus commis par ces bandes armées dont des incursions opérées dans les établissements scolaires du village Mbouh par Bangem dans le Kupe-Muanenguba, l’incendie des salles de classe au Lycée de Batoke à Kumba, des tirs dirigés contre des étudiants de l’Université de Buea, l’incendie du Pesbyterian High School, le viol de deux élèves qui revenaient de Mudemba après les examens du First Leaving Certificate, l’incendie de l’école primaire publique islamique Marem…»

Le gouvernement a tenu par ailleurs à rassurer la communauté éducative de ce que la rentrée aura bel et bien lieu dans ces régions en trouble. Dans la mesure où «tout est mis en œuvre, d’abord au plan sécuritaire, pour garantir le bon déroulement de la rentrée et l’année scolaire.»



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