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Rentrée scolaire: Des mesures de sécurité pour l’Extrême-Nord

Selon le gouverneur de la région, Midjiyawa Bakari, un important dispositif sécuritaire sera mis en place dans les écoles pour les apprenants et les enseignants

Des milliers d’élèves de la maternelle, du primaire et du secondaire, ont repris le chemin des classes lundi, 08 septembre 2014, dans le cadre de la rentrée scolaire 2014-2015 au Cameroun. Dans l’optique de garantir une année sereine aux populations du nord dont certaines font face depuis quelque temps aux attaques du groupe armé nigérian Boko Haram, les autorités administratives entendent mettre en place des moyens sécuritaires dans les écoles récemment victimes des incendies et de vandalisme par la secte islamiste.

«Il va de soi que la sécurité sera renforcée autour de ces écoles. Nous avons discuté avec les commandants des opérations Alpha et Émergence. Ils ont pris toutes les dispositions. Avec les deux délégués régionaux – de l’Éducation de base et des Enseignements secondaires – nous avons précédé à une classification», indique le gouverneur de la région de l’Extrême Nord, Midjiyawa Bakari, dans une interview accordée à la presse publique lundi. «Dans les zones où le problème se pose avec acuité, on va procéder à la réhabilitation de quelques locaux et la réalisation des extensions dans d’autres à l’effet d’accueillir ces enfants. Pour d’autres écoles, on va tout simplement procéder à la délocalisation», suggère le gouverneur.

En plus des nombreuses écoles qui avaient été incendiées ou dévalisées par des membres de Boko Haram dans les départements du Mayo-Tsanaga, Mayo-Sava et du Logone et Chari, d’autres avaient été envahies par des réfugiés nigérians et déplacés camerounais qui fuyaient les attaques de la secte islamiste. Des évènements qui, par le passé, ont créé l’incertitude autour de la rentrée. Aujourd’hui, les choses seraient en train de rentrer dans l’ordre, selon les assurances de l’autorité administrative. «Depuis le 03 septembre, les transferts ont commencé. Nous avons réquisitionné des camions militaires pour ajouter aux camions du HCR. Donc le problème d’occupation des salles de classe et des églises ne se posera plus».

Cependant, face à l’insécurité dont fait face l’Extrême-Nord depuis plusieurs mois, les apprenants et le corps enseignant vivent toujours avec la peur. «La situation est alarmante. La population vit dans la peur. Certains désertent cette région ou refusent de se présenter à l’école. Par conséquent, un nombre important de nos élèves ont quitté la ville», déclare un responsable d’établissement scolaire à Kousseri, cité par Mutations. Même au niveau des enseignants, «beaucoup manquent encore à l’appel», reconnait-il.

Des apprenants dans une salle de classe à l’Extrême-Nord
Droits reservés)/n



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