Société › Société

Rentrée scolaire: Les chefs d’établissement font la pluie et le beau temps

Les parents sont prêts à payer le prix fort pour obtenir une place à leur progéniture…

Si les chefs d’établissement font parfois de leur mieux pour respecter des effectifs raisonnables dans les salles de classe, la corruption leur fait souvent changer d’avis. Une affiche placardée dans le bureau du père Carlo, le principal du collège Eugène de Mazenod de Ngaoundéré, indique Nous ne tolérons pas des pots de vin ici, ceci illustre s’il en était encore besoin, la situation à laquelle sont habitués les camerounais en cette période de rentrée scolaire. Qu’on le veuille ou non, la corruption est un phénomène courant et bien connu de tous en milieu scolaire comme dans bien d’autres secteurs d’ailleurs. A deux semaines de la rentrée scolaire 2010/2011, les tractations de coulisse sont plus que jamais à l’ordre du jour dans les lycées et collèges du pays. Monnayage des places, fabrication de faux bulletins de notes moyennant de fortes sommes d’argent, tout y passe!

Certes ce n’est pas encore la grande affluence pour ce qui est des inscriptions, mais comme le dit si bien un vieil adage le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Pour être sûr par exemple d’inscrire en classe de 6e un enfant qui n’a pas pu y accéder par la voie normale du concours, il suffit tout simplement de surveiller la liste des admis en espérant qu’il y aura mutation d’un parent d’élève ayant bravé le concours d’entrée en classe de 6e. Et si c’est effectivement le cas, une place est donc libérée et il ne restera donc plus qu’à remplacer le nom en question, moyennant évidemment une petite enveloppe. Des pressions et bien d’autres qui sont généralement à l’origine des effectifs pléthoriques rencontrés dans nos établissements scolaires. Car comme le dit si bien un autre adage bien de chez nous, la chèvre broute là où elle est attachée. Cette période de rentrée scolaire est donc certainement celle de vache grasse pour les proviseurs, les principaux et autres chefs d’établissement qui se frottent plutôt les mains et les parents sont toujours prêts à payer le prix fort pour obtenir une place pour leur progéniture dans des établissements de référence. Pendant ce temps, les autorités hiérarchiques des délégations régionales et ministérielles ne peuvent que jouer le rôle des moralisateurs, tout en essayant de rappeler aux chefs d’établissement que la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC) est plus que jamais vigilante en cette période de rentrée scolaire.

Image d’illustration
Failads.com)/n
À LA UNE
Sondage

Un candidat de l'opposition a-t-il une chance de gagner la présidentielle 2018 au Cameroun?

View Results

Loading ... Loading ...
Retour en haut