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Rentrée universitaire au Cameroun: Des logements décents au juste prix

Les propriétaires des minis cités estudiantines persistent à imposer leurs prix, malgré les mesures du gouvernement

Des logements sociaux universitaires insuffisants
En cette veille de rentrée universitaire, la question du logement estudiantin se pose une fois de plus. Les universités ne disposent pas assez de logements universitaires publics pour les milliers d’étudiants qui arrivent chaque année. Les bailleurs profitent donc de la situation pour imposer des tarifs assez élevés, un cauchemar pour les étudiants. Une réalité qui dérange profondément les représentants des étudiants qui tentent de trouver une solution à ce problème. A l’université de Yaoundé I, de nombreuses rencontres ont eu lieu entre les autorités, les bailleurs et les membres du bureau de l’ADDEC, la plus grosse association de défense des droits des étudiants. De nombreux comités sur la question ont été crées. Une brigade spéciale de logement estudiantin a même été mise sur pied pour fixer les loyers universitaires et veiller à son respect.

Les bailleurs ne cessent d’exprimer leur mécontentement
Le 20 Août dernier, la brigade spéciale du logement universitaire présentait à l’attention des étudiants et des propriétaires de mini cités la grille tarifaire officielle des loyers estudiantins à l’université de Yaoundé I. un arrêté du ministre du commerce datant de 12 Décembre 2006, spécifie que les très hauts standings sont loués au prix de 23 000 frs/Mois, les hauts standings à 20 000 frs/Mois, 13 500 frs/Mois pour les moyens standings, les standings ordinaires à 8 000 frs/Mois et les non classés à 4 500 frs/Mois. Si pour les représentants des étudiants ces prix sont quelques peu abordables, les bailleurs eux ne cessent d’exprimer leur mécontentement. Ils estiment que ces tarifs sont largement inférieurs à leurs investissements et promettent de ne pas respecter ces décisions.

L’application sans restriction des loyers homologués
Malgré le mécontentement des bailleurs, les pouvoirs publics sont visiblement décidés à ne pas revenir sur cette question de loyers universitaires. Lors d’une réunion récemment tenue à Yaoundé avec les propriétaires des mini cités, le ministère du commerce s’est voulu intransigeant en exigeant l’application sans restriction des loyers homologués. Le ministre de l’enseignement supérieur avait déjà relevé il y a quelques mois, que les bailleurs abusaient de la tolérance des autorités pour tirer partie des investissements construits sur le terrain de l’Etat.

Un véritable casse tête pour les autorités
Aucune solution durable n’a pas encore été trouvée à la veille de la nouvelle rentrée universitaire. Une situation qui pose problème à des milliers d’étudiants et parents. L’Etat se heurte à une opposition solide des bailleurs qui font valoir le droit à l’initiative privée garantie par la constitution camerounaise. Face à la pression des autorités et dans un contexte de crise de logement couplée à la crise économique, les bailleurs menacent de cesser de louer leurs locaux aux étudiants, devenus désormais peu crédibles à leurs yeux. Une situation qui pourrait enfoncer d’avantage le clou du malaise.

Une vue de la cité U de Yaoundé I (Ngoa Ekéllé)

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