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République Centrafricaine: Un cinquantenaire sur fond de crise politique

Le pays célèbre ce jour ses cinquante années d’indépendance, dans un contexte de tensions politique et de bataille électorale

Quelques chefs d’Etats présents
La République centrafricaine célèbre ce mercredi 1er décembre, ses cinquante années d’indépendance. Les chefs d’Etat, hôtes officiels de la République Centrafricaine, à l’occasion de cette célébration, sont normalement arrivés mardi dernier, dans l’après-midi. Sont notamment présents, les présidents Denis Sassou Nguesso du Congo et Amadou Toumani Touré du Mali. Des délégations conduites par des autorités gouvernementales ou parlementaires sont aussi venues d’une dizaine de pays pour l’occasion: Gabon, Tchad, Cameroun, Rwanda, Guinée équatoriale, République démocratique du Congo, Nigeria, Chine, Koweït. A Paris, le ministère français des Affaires étrangères a annoncé le voyage à Bangui du ministre français de la Coopération, Henri de Raincourt. En marge de ce cinquantenaire, s’est tenu un colloque sur le bilan de la Centrafrique cinquante ans après les indépendances, et sur l’avenir du pays. Les axes majeurs des conclusions des travaux, on porté sur la valorisation de la culture et son positionnement comme vecteur de l’unité nationale, notamment à travers la langue quasi nationale le Sango, la reconstitution des archives historiques du pays et la revalorisation de l’implication des femmes dans le développement. Les fêtes du cinquantenaire sont prévues pour être populaires. Plusieurs personnes ont été décorées et de nombreuses manifestations de réjouissance sont prévues dans les quartiers avec des groupes musicaux. Cette célébration se déroule pourtant sous fond de crise politique. Il y’a quelques jours un groupe qualifié de rebelle par les autorités de Bangui, ont porté une attaque dans la ville de Birao au nord est du pays. Une attaque qui a nécessité l’intervention des forces armées tchadiennes et que l’ambassadeur de Centrafrique au Cameroun tente de minimiser. Birao est à 1000 km de Bangui. Ce sont les populations centrafricaines installées à la frontière du Darfour qui profitent justement des difficultés de cette zone pour déstabiliser la capitale a-t-il indiqué dans une interview accordée à cameroon-tribune, le quotidien officiel bilingue camerounais.

Une célébration sur fond de crise
C’est le 1er décembre 1960, que la république centrafricaine accède à son indépendance. Une indépendance marquée par le passage de son fondateur et président pour peu de temps, Barthélemy Boganda, la référence de tous ses successeurs. Plusieurs experts sont unanimes, la République centrafricaine dresse un bilan douloureux de ses cinquante années d’indépendance. Le pays est classé parmi les plus pauvres au monde, et reste traumatisé par de nombreux coups d’État. Avec Bozizé, la Centrafrique semble cependant avoir amorcé le chemin de la réconciliation nationale avec les groupes rebelles depuis 2008, pour mettre fin à la guerre civile. Mais la marge de man uvre reste très étroite. Les Centrafricains dans une grande majorité, souffrent encore de misère. Plusieurs régions et villes du pays souffrent encore de famine sévère et sont l’objet d’occupation de diverses rébellions tant nationales qu’étrangères. Pour rajouter à la colère des populations des tonnes de tapis de luxe, auraient été acheté à l’occasion de ces réjouissance qui au final ne semblent concerner que la classe dirigeante et ses connexions.

Monument des martyrs, à Bangui

Jp Tchara)/n

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