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Restauration : le « bon coin » du Masa 2018

Abidjan, le 10 mars 2018. Les mets ivoiriens sont proposés aux visiteurs venus du quatre coins du monde pour le Masa 2018. ©Journalducameroun.com

L’espace réservé à la restauration est l’un des plus fréquentés du site du Palais de la culture.

Le jeune homme au tee-shirt rouge a le sourire figé. C’est peut-être l’effet des violents rayons de soleil qui s’acharnent sur les visages d’honnêtes gens, ici au Palais de la culture de Treichville, principal site du Masa 2018 ? Non ! Après 10 secondes d’échanges avec lui, l’on se rend compte qu’être gentil avec tout le monde fait partie de son job description. En fait, le jeune homme au tee-shirt rouge est une espèce de commercial. Il aborde des festivaliers pour leur proposer des plats locaux à déguster sur place ou à emporter et cuisinés par le restaurant qui l’embauche. La concurrence y est farouche. Depuis samedi dernier, une vingtaine de hangars abrite des restaurateurs venus profiter du flux de participants au Masa.

Après une quizaine de minutes, le jeune homme au tee-shirt rouge a enfin dégotté un hypothétique client, car si celui-ci accepte de le suivre, ce n’est pas pour autant qu’il aura envie de s’acheter un plat de nourriture. Une fois devant la restauratrice, le client de nationalité camerounaise a le choix entre les plats qu’il connaît plus ou moins bien : placali (couscous de manioc), poulet braisé (piqué ou non), poisson braisé, sauce gombo, sauce graine (préparée à base de noix de palme). Il y a aussi le fameux attiéké, qui est l’une des fiertés culinaires nationales. Mais, ce qui attire l’attention du Camerounais, ce sont les brochettes d’escargot. Un plat peu commun au Cameroun. Alors, il décide d’y goûter. La découverte n’est pas formidable à son goût, mais il est ravi d’avoir essayé.

Le secteur restauration ne désemplit pas au Masa 2018. Des odeurs de cuisine, la fumée des barbecues et les cendres qui s’en répandent créent une ambiance particulière sous ces tentes presque toujours pleines. Ce qui est davantage intéressant, c’est de voir ces new-yorkais manger l’attiéké avec les doigts sans la moindre hésitation, de regarder ces berlinois déchirer des cuisses de poulet braisé et de humer le parfum d’une cuisine qui fédère les cultures et les peuples.

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