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Restitution de la concertation du CL2P à Paris le 26 novembre

Par le Comité de libération des prisonniers politiques du Cameroun

Comme prévu nous avons tenu mercredi 26 novembre la première concertation du Comité de Libération des Prisonniers Politiques au Cameroun (CL2P) – depuis sa création le 03 mai dernier- sur la situation des réfugiés et prisonniers politiques camerounais au siège national d’Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) au numéro 247 de la rue du Faubourg Saint-Martin à Paris.

L’indisponibilité du journaliste Georges Dougueli, retenu en Afrique, a surtout permis d’entendre plus longuement les premiers concernés: les réfugies politiques et les proches des prisonniers politiques au Cameroun. Pour des raisons évidentes, nous tenons à respecter la confidentialité des personnes et des informations qu’elles ont pu nous apporter.

L’exposé de l’ancien ministre et député Dieudonné Ambassa Zang (dont nous n’avions pas annoncé la présence), aura certainement été le temps fort de la soirée.

Après une présentation chronologique de sa descente aux enfers au Cameroun, M. Ambassa s’est réjoui de trouver enfin une organisation à même de garantir sa sûreté en France et surtout de conserver, voire exploiter l’importante documentation relative à ses années de gestion au ministère des travaux publics, notamment celle sur les régies d’avances, ou sur la réhabilitation querellée du pont sur le Wouri à Douala…

Le CL2P est désormais en possession de tous ces documents confidentiels et les transmettra progressivement à toutes les instances internationales compétentes lorsqu’elles en feront formellement la demande; dans un souci permanent de manifestation de (toute) la vérité et de réhabilitation de l’honneur d’un homme voué aux gémonies dans des procès iniques orchestrés au Tribunal Criminel Spécial (TCS) du Cameroun.

C’est l’occasion de rappeler que M. Ambassa Zang a été admis au statut de réfugié en France depuis 2010. Il peut aussi désormais se prévaloir de la qualité d’exilé politique depuis la décision de l’Union Interparlementaire du 16 octobre 2014 – notamment son Comité des Droits de l’Homme des Parlementaires, sur la base de missions spécifiques dépêchées au Cameroun – un statut confirmé par une résolution adoptée à l’unanimité par le Conseil directeur à sa 194 ème session tenue à Genève le 24 mars 2014.

C’est dire si l’ancien Ministre des travaux publics rentre parfaitement dans les critères édictés par notre organisation pour la défense de ses intérêts de concert avec son avocat, la nécessaire veille sur sa sécurité et ses proches, et la poursuite le cas échéant d’actions en justice contre celles ou ceux, voire l’État du Cameroun…qui se seront rendus complices des privations et autres exactions sur sa personne et ses proches (http://cl2p.org/missions/).

Les Camerounais devront connaître la vérité sur ces crimes d’État, et nous en sommes la mémoire vivante.

Les résolutions adoptées par notre concertation sont essentiellement celles qui figuraient déjà dans l’ordre du jour, à savoir:

1- Une meilleure coordination des différents comités de soutien des prisonniers politiques au Cameroun et des réfugiés camerounais, avec les différentes ONG (notamment Amnesty International et SOS Racisme…).

2- La mise en place d’une plate-forme de veille sur la sécurité des réfugiés camerounais sur internet, (une sorte de système d’alerte sur le site http://www.cl2p.org avec contact instantané); afin notamment d’inciter les réfugiés politiques et leurs familles à se signaler auprès de l’association tout particulièrement lors de déplacements jugés à risque. Cela permettra d’identifier plus rapidement toute disparition et de lancer une alerte.

3- Continuer sans relâche d’explorer les voies juridiques et judiciaires pouvant permettre de confronter les auteurs des exactions et privations à leurs actes.

Il faut mettre un terme au règne de l’impunité des crimes politiques (commis au nom de la nécessaire lutte contre la corruption) au Cameroun.

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques au Cameroun (CL2P)


cl2p.org)/n


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