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Rétablissons un Etat de droit, au plus vite!

Par Vincent Sosthène Fouda, président national du Mouvement Camerounais Pour la Social-Démocratie (MCPSD)

A force de refuser et de nier une réalité pourtant évidente, le gouvernement joue avec le feu. Le drame des vacanciers camerounais et autres fidèles de la compagnie aérienne nationale Camerco, un jeune couple à Douala qui est écrasé par la chute d’un conteneur sur leur pick-up, la énième attaque de Boko Al Haram dans l’Extrême Nord du pays en cette période de rentrées scolaire et universitaire, appellent à des mesures fortes.

Les images des voyageurs désespérés qui brûlent des pneumatiques devant l’agence régionale de camerco dans la capitale du Cameroun, sous l’ il indifférents de leurs compatriotes, l’absence sur les lieux des principaux responsable de la compagnie, DG et PCA, des centaines de familles pour la plus part en vacances dans leur pays d’origine et qui risquent de perdre bientôt leur emploi dans leurs différents pays de résidence! La réponse à donner est simple, que la compagnie nationale leur trouve une place dans d’autres compagnies qui desservent le Cameroun. La réponse est simple et pourtant impossible au Cameroun, voilà pourquoi elle suscite tant et tant d’inquiétude.

La route tue et ceci est rentré dans la banalité du train-train quotidien et n’entre plus dans les priorités si nombreuses en République. L’accident de Douala, ce n’est pas l’excès de vitesse, ce n’est pas un chauffeur en état d’ébriété. C’est un camion, dont une roue entre dans un nid de poule et bascule sa charge sur un véhicule moins volumineux que lui et emporte la vie de quatre camerounais. Au-delà de l’émotion, il est temps de nous interroger sur l’état de nos routes, beaucoup diront qu’elles n’existent pas, mais que faisons-nous du peu qui existent? Les entretenons-nous? Régulons-nous suffisamment la circulation pour limiter le nombre d’accidents?

Depuis 7 ans, nous proposons au gouvernement camerounais la création d’un Conseil de Surveillance contre les accidents de circulations et l’incivisme routier dans notre pays. Nos routes sont des jungles sur lesquelles personne n’a aucun contrôle. Ce n’est donc pas une affaire de la police ni de la gendarmerie dans la prévention, il faut attaquer le problème à la racine.

Le silence de nos autorités gouvernementales, symbolise l’irresponsabilité de l’exécutif dans son ensemble. Dans quel Etat digne de ce nom tout un gouvernement se défausse pour assurer la sécurité dans le pays?

L’épisode des soldats camerounais dans la rue (200) suivant les chiffres officiels, désarmés mais arborant le béret bleu des soldats dans Nations Unis est en lui tout seul « incommentable »!

Ce que le gouvernement Yang refuse de voir, c’est qu’il ne tient plus le gouvernail de la maison Cameroun depuis longtemps, qu’il a tourné le dos aux priorités et aux nécessités de ce pays et de son peuple. Le peuple en a pris acte de manière consciente et inconsciente. C’est ce qui justifie aujourd’hui que l’espace public soit abandonné et que la violence soit devenue un mode d’être. Rétablissons un Etat de droit, et vite!


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