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Revue de presse: L’affaire Cmc-Socam rebondit dans la presse camerounaise

L’épreuve de force entre les deux sociétés de gestion des droits d’auteur vit un nouveau feuilleton

L’affaire Cmc-Socam rebondit. Le Messager a reçu un communiqué de la Cmc dans sa rédaction. Un communiqué qui donne 24 heures à la Socam (Société civile de l’art musical) pour cesser ses activités. Faute de quoi, ses dirigeants peuvent en effet faire l’objet de poursuites judiciaires de la part de la Cmc pour activité illégale, détournements de biens sociaux, escroquerie, etc. La Cmc est en fait galvanisée par l’ordonnance de la Chambre administrative de la Cour Suprême sur le sursis à exécution des décisions de la ministre de la culture du 12 et du 15 mai 2008 portant respectivement sur le retrait d’agrément et la création d’un comité ad hoc à la Cameroon music corporation. Mais Le Jour rappelle que la ministre de la culture n’est pas restée les bras croisés depuis cette ordonnance de la cour suprême. Ama Tutu Muna aurait demandé la révision de l’ordonnance n° 034/Ose/Ca/Cs/2008 de la Chambre administrative de la Cour suprême notifiée aux recourrants Sam Mbende et Jean-Claude Laurent écrit le journal de Haman Mana.


Un air de défi semble donc souffler entre le ministère de la culture et la justice camerounaise. Sinon, comment comprendre que La Cmc reste scellée pendant que la Socam soutenue par le Mincult poursuit ses activités ainsi que l’écrit Mutations. Le portail y accédant est fermé. La porte principale porte encore les scellés apposés au mois de mai 2008. Personne n’est entré ici depuis. Guy Zogo était là hier avec Meyong Ambroise et un certain nombre de personnes. Ils ont travaillé en plein air, à l’intérieur de la cour du siège, a confié un vigile au reporter de Mutations. Dans quelle ambiance ont travaillé les membres de la Cmc ? Certainement pas sereine. En effet, La Nouvelle Expression écrit : la lenteur qu’observe la procédure judiciaire ainsi que le refus d’obtempérer de la part du Mincult et des responsables de la Socam, enrage le camp Sam Mbende. On s’achemine donc visiblement vers la prolongation de la bataille entre la Cmc et la Socam. D’après le directeur général de la Socam, Richard Mbappe Koum interrogé par Le Jour, C’est à la Socam que le ministère de la Culture a octroyé l’agrément. A propos d’agrément, La Nouvelle Expression fait savoir que la Cmc détiendrait un « mystérieux » agrément qui expire en 2010. Par la voie de son communicateur, la Cmc fait savoir que la Cameroon Music Corporation présidée par le Pca Sam Mbende a reçu un nouvel agrément distinct de celui de la Cmc version Manu Dibango. Ce qui implique donc que l’agrément de la Cmc est valide jusqu’en 2010 peut-on lire dans les colonnes de Le Messager.
Comment va fonctionner la Socam sans pouvoir collecter les droits d’auteur ? C’est l’épineuse question à laquelle doivent méditer les responsables de la Socam car, ainsi que l’écrit Le Messager, les conseils de la Cmc ont saisi par écrit la Crtv, les Brasseries du Cameroun, le Pmuc, Mtn, Orange et d’autres grands usagers pour qu’ils cessent tout paiement à la Socam.
En attendant le verdict définitif de la cour suprême, l’on constate simplement que la gestion des droits auteurs est hypothéquée et les artistes divisés entre les deux structures. Un coup dur pour la culture camerounaise au moment où toutes les salles de cinéma ont fermé.

Ama Tutu Muna, ministre de la culture
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