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Revue de presse: l’Afrique ne doit rien attendre d’Obama

C’est ce qu’expliquent quelques journaux camerounais que nous avons feuilletés

L’investiture de Barack Obama en tant que 44ème président des Etats-Unis ? « L’événement a quelque chose de messianique » faisait déjà remarquer BEBELA dans l’éditorial de sa directrice de publication Henriette Ekwé. Et l’Afrique s’est mobilisé avec une ferveur excepionnelle pour le soutenir car, selon AURORE PLUS, « Barack Obama fait rêver les Africains au Sud du Sahara ». Mais le bihebdomadaire s’est posé la question à sa UNE, Que peut l’Africain de la maison blanche ? Une question qui a inspiré plusieurs rédactions. Pour la METEO, il ne faut pas oublier que Barack Obama est américain et qu’il a été élu pour défendre les intérêts de l’Amérique. D’après BEBELA, « de nombreux experts de la politique Américaine en Afrique sont formels sur le fait que : quelque soit l’origine raciale ou l’appartenance politique du président Américain, rien ne change sur le regard que pose les Etats-Unis sur le continent noir » écrit BEBELA. LA METEO se rappelle d’ailleurs qu’en fin du mois de Septembre 2008, « lors d’un débat télévisé qui l’oppose au sénateur Mc Cain, débat consacré à la politique étrangère, pas une fois, le mot Afrique n’a été prononcé ». Un « oubli » stratégique ? Peut-être peut-on le penser. Et il sera sans auncun doute amener à observer une certaine prudence sur gestion des affaires africaines car écrit encore LA METEO, « le président Obama aura à exposer le ventre mou de son passage à la maison blanche par la gestion des affaires africaines où le moindre faux pas, la moindre concession excessive en faveur du continent noir et disconvenue aux yeux du peuple américain pourrait lui être fatale. Son africanité ainsi que ses origines africaines pourraient être exploitées contre lui par ses détracteurs ». Une situation qui laisse pense à plus d’un que le nouveau président africain ne pourra donc faire ieux que ses prédécesseurs. « Quand les lampions (de la très médiatique cérémonie d’investiture de Barack Obama, Ndlr) se seront éteints, les relations économiques injustes de la mondialisation libérale reprendronts leurs droits. Le petit planteur de coton de Bobo-Diolassou et de Mora, se fera toujours écrasé par le planteur du sud des Etats-Unis, gavé de subventions qui se rira de naïfs qui croient que le libéralisme veut bien dire que la loi du marché exclut l’Etat » analyse BEBELA. Et AURORE PLUS d’appuyer : « Les perspectives sont celles-là pour l’Afrique qui misera sur les retombées de l’Agoa. Le global opportunité act est un rêve mort né. Le commerce avec les Etats-Unis ne rapportera pas à l’Afrique, surtout avec un baril de pétrole à 40 dollars ».
Des espoirs malgré tout


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Le pessimisme affiché par ces analystes de la presse camerounaise laisse tout de même place à un certain optimisme. AURORE PLUS croit savoir que quelques pays pourraient bénéficier de l’aide américaine : « peut-être quelques remises de dettes pour les bons élèves de la démocratie comme le Ghana ». Mais le journal rappelle tout de suite que « ce n’est pas avec lui (Barack Obama, Ndlr) que l’enveloppe de l’aide internationale au développement va croître ». Pour LA METEO cependant, la « seule note d’espoir, qui sonne d’ailleurs comme un bémol, la question de la présidence africaine Obama part avec de bases solides que le président Noir a cependant promis de renforcer. L’aide américaine pour l’Afrique passerait ainsi de 25 à 50 milliards de dollars pour combattre la tuberculose, la paludisme et le Vih/Sida ». Mais au-delà des retombées économiques qui, semble t-il, seront maigres, il y a ce sentiment de fierté que doit ressentir la race noir selon LA METEO qui écrit : « Il faut le souligner avec force, la victoire de Barack Obama aux élections présidentielles américaines impose au monde entier, un nouveau regard sur l’Afrique car, quoiqu’on dise, cette victoire a déjà changé quelque chose pour l’Afrique. Qu’on le veuille ou non, la race est une chose très sentimentale et très profonde ».
Si l’Afrique n’a pas grand-chose à attendre de Barack Obama, LA METEO pense que « L’Afrique a aujourd’hui, plus que par le passé, une responsbilité de portée universelle ; celle d’accompagner Barack Obama sur les sentiers de son changement. Au slogan ‘Yes we can’, l’Afrique doit répondre par ‘we must do’ ».


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