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Rose Laure Ken: «Mon objectif, valoriser les métiers de la beauté»

La promotrice du Salon de la beauté et de l’esthétique kosmetika 2010 parle des préparatifs

Vous annoncez la deuxième édition de Kosmetika pour décembre prochain, à quel niveau se trouvent les préparatifs?
Beaucoup de choses sont déjà bouclées, à savoir tous les conférenciers, les partenaires importants. Nous sommes en train de boucler la vente de l’évènement. Le 27 septembre nous avons une rencontre avec tous les professionnels du métiers pour leur expliquer le bien fondé de participer à ce salon. On fera la même chose à Douala le 11 octobre. Evidemment nous avons engagé les formalités pour tous ceux qui viennent à Kosmetika, préparer les lettres d’invitation, les visas. donc nous sommes en train d’avancer.

Quel impact pensez-vous que Kosmetika 2007 a pu avoir auprès de vos cibles?
Je pense que Kosmetika 2007 a réveillé la curiosité de tous les consommateurs des produits. Je parle de la famille, c’est la femme qui fait le choix des produits dans la maison aussi bien pour son mari que pour ses enfants. Donc, on a attiré une attention particulière sur la qualité des produits qu’il faut utiliser et la manière de les utiliser. Nous avons eu un autre impact au niveau des démonstrations de toutes les techniques professionnelles sur le site. Plusieurs choses ont été démontrées pour ouvrir l’ il ignorant du Camerounais qui ne voyage pas. Aujourd’hui la jeunesse camerounaise voit l’importance de la formation professionnelle dans ce domaine. Je pense que nous évoluons et les chiffres augmentent.

Quelle sont vos attentes, de la prise en compte des métiers de la beauté par le gouvernement?
Il y a d’abord la facilitation des papiers qui m’autorisent à faire cet évènement. Vous savez pour qu’un étranger vienne ici, il faut qu’il soit sûr qu’il ne vient pas pour s’embourber. Il faut qu’il soit certain que l’Etat a autorisé la tenue de cet évènement. Maintenant, les ministères peuvent également subventionner l’évènement à un certain niveau. Puisque ce que nous sommes en train de faire avec Kosmetika c’est la construction du pays. Nous travaillons pour la formation et la visibilité des métiers.

Que vous apporte les partenariats avec les ministères?
Chaque ministère à un rôle à jouer dans l’évènement. Quand vous prenez le ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle, il aide en formant les jeunes et à s’installer en leur donnant de l’argent pour des petits projets. Il peut également donner des subventions pour faire venir les professionnels de l’étranger pour que la charge soit moins lourde. Moi qui ai un institut de formation, il est mon ministère de tutelle et il soutient ce que je fais, parce que le ministère envoie tous les ans des bousiers chez moi. Donc, ils apportent une confiance et une assurance. C’est la même chose avec le Fond national de l’emploi. Le ministère des Petites et moyennes entreprises quant à lui doit accompagner les petites entreprises. Le ministère du Tourisme peut faciliter la visibilité de l’évènement. Parce que Kosmetika bien que ce soit une idée venant d’un individu, c’est un projet qui est très grand, qui touche beaucoup de secteurs au Cameroun, donc l’Etat est interpellé.

Vous encouragez la consommation des produits de beauté de qualité, mais ils ont un coût suffisamment élevé pour un Camerounais moyen .
En tant que vice-présidente de l’Anaproc, l’Association des fabricants et importateurs de produits, je pense que les Camerounais sont en train de travailler dans la mesure où ils tiennent compte du pouvoir d’achat de la ménagère. Mais toujours est-il que personne ne travaille pour perdre et en plus nous avons les impôts qui sont lourds. Il y a la douane également qu’il faut payer. Parce que bien que certaines personnes fabriquent sur place, ils ont quand même la matière première qu’ils doivent importer. Notre souci en tant qu’association est de penser pour que demain ou après demain l’Etat camerounais nous aide avec le soutien de certains pays à faire la recherche, de manière à ce que les matières premières camerounaises soient valorisées et que les unités de fabrications s’implantent au Cameroun pour éventuellement réduire les coûts parce que c’est un gros problème. On a une douane qui est trop élevée et cela diminue la potentialité de vendre les produits chez nous, par rapport à l’Afrique de l’ouest.

Selon vous qu’est-ce qui freine l’installation d’une véritable industrie dans le domaine de la beauté et de l’Esthétique au Cameroun?
Nous sommes en train de travailler, je crois que d’ici cinq ans on va arriver à faire quelque chose de bien. Il y a certaines personnes qui y travaillent déjà. Mais pour qu’il y ait vraiment une dynamique dans le secteur, je pense que Kosmetika 2012 par exemple aura encore plus de visibilité. Les années qui viennent vont nous permettre de montrer encore plus notre ingénierie. Nous sommes en train de travailler avec des ambassades de certains pays, pour qu’éventuellement ils nous aident. Même pour cela, nous devons être appuyés par les l’Etat pour avoir de bons résultats.

Rose Laure Ken, la promotrice du salon kosmetika
salonkosmetika.com)/n
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