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Roselyne Belinga: Une camerounaise passionnée de perles et de musique

Rencontre avec une jeune femme pleine de vie qui transmet l’amour à travers ses parures et … la musique

Vous êtes styliste de formation, mais aujourd’hui vous avez choisi de travailler sur les accessoires, notamment les bijoux perlés. Racontez nous votre parcours.
J’ai obtenu le diplôme de stylisme après 3 années d’études à ESMOD International, école de mode parisienne. Les débouchés sont nombreux, allant de l’illustration de mode à la création textile, en passant par la rédaction de presse spécialisée. L’accessoire y trouve assurément sa place, et en particulier le bijou qui joue un rôle certain dans l’élégance d’une femme. A mes yeux, sans qu’il ne soit une fin en soi, le bijou, qui a l’avantage d’être atemporel, sert à souligner la personnalité, ou à sublimer les atouts de celle qui le porte (forme du visage, couleur des yeux, allure du cou.) Ayant découvert l’univers passionnant des perles et des pierres semi-précieuses, j’ai décidé de me consacrer à la création de bijoux fantaisies haut-de gamme, dans un concept où j’explore les matières et les codes d’Afrique et d’ailleurs, dans des techniques d’assemblage modernes. Contrairement aux vêtements qui répondent plus aux contraintes des tendances et des saisons, le bijou m’offre une plus grande liberté créative.

Vous avez fait des études de lettres à l’université de Buéa dans ma région anglophone du Cameroun. Comment peut-on passer des études de lettres à une école de mode?
La littérature et les langues ne sont pas aux antipodes de la mode. D’ailleurs, les grandes périodes littéraires sont fortement marquées par un style vestimentaire ou par des costumes représentatifs de leur époque ! Personnellement, c’est depuis mon enfance que j’ai l’âme d’une artiste; le dessin d’abord, puis le chant m’ont toujours habités. Mais c’était capital que je suive des études supérieures, comme me l’ont toujours recommandé mes parents et cela m’a beaucoup édifié. Après une licence ès Lettres bilingues à l’Université de Buéa (Cameroun) et une période de travail, j’ai ouvert une page blanche pour développer professionnellement mes passions artistiques !

Roselyne Belinga portant une de ses créations
Journalducameroun.com)/n

A coté de ces activités là, vous faites aussi de la musique!
Oui, la musique est résolument ma vocation principale, même si je suis une artiste pluridisciplinaire. Je suis chanteuse auteur-compositrice et choriste. J’ai eu la chance de travailler avec des artistes différents, et de rencontrer des figures africaines importantes telles que Lokua Kanza, Manu Dibango et Cheick Tidiane Seck qui m’ont tendu la main.

Vous préparez un album solo qui sera sans doute le fruit de vos rencontres musicales
J’ai appris à chanter sur la Soul-Music et le Gospel, qui ont fortement marqué mon adolescence, et avec le temps j’ai pris conscience de l’immense beauté et de la richesse des rythmes africains, des sonorités de nos langues, et des instruments organiques.

Comment définissez-vous votre style?
Par cette conjugaison d’influences, je définirais mon style musical comme de l’Afro-soul.

Aujourd’hui vivez-vous de vos deux passions?
Elles me font vivre, et je vis pour elles.

Queen Eteme, charlotte Dipanda. et bientôt vous! Pensez vous qu’être choriste est la voie royale pour une belle carrière dans la musique?
Vous venez de citer deux remarquables chanteuses camerounaises de talent et de charisme, avec qui j’ai eu le plaisir de travailler. Elles sont d’admirables exemples à suivre, car elles ont su servir de nombreux artistes en les accompagnant, sans perdre de vue leurs objectifs de carrière solo. Néanmoins d’autres voies sont possibles, c’est une question de choix personnel, on peut faire une carrière de choriste, qui est un très beau métier, ou aspirer à un parcours de soliste dès les premiers pas. Dans chacun des cas, le travail et une certaine écoute des autres sont indispensables.

Roselyne Belinga et Manu, sur scène
Journalducameroun.com)/n

Vous avez sans doute des liens avec les musiciens camerounais installés ici en France et même en Europe?
J’ai eu la chance de rencontrer plusieurs artistes camerounais de la diaspora, et de chanter à leurs côtés, comme le grand Manu Dibango, Ben Decca, Blick Bassy, Charlotte Dipanda, Jay Lou Ava, Richard Epessè, Hervé Lebongo… Et de rencontrer de belles personnes comme Kareyce Fotso, Kaïssa Ndoumbe, Jio Moussio, Denis Tchangou… A l’étranger ou localement, le Cameroun regorge de talentueux musiciens, d’intellectuels et d’artistes de toutes disciplines confondues! Sans parler des générations qui arrivent et qui ne sont pas encore révélées… Tout ceci donne espoir et honneur à notre culture.

Vous retournez souvent au Cameroun?
Bien sûr, ma famille et mes plus beaux souvenirs s’y trouvent. Me ressourcer est vital, c’est quand on est loin de son pays, que l’on prend conscience de sa véritable beauté et de sa valeur irremplaçable.

Que peut-on vous souhaiter de meilleur?
D’apprendre toujours plus sur mon chemin.

A quelles adresses peut-on trouver vos bijoux?
Vous pouvez découvrir mes créations et l’actualité de mes activités sur www.myspace.com/parure_nomade ou m’écrire à roselyne.belinga@gmail.com.

Lady Ngo Mang,Gaëlle Montlouis et Roselyne Belinga sur le plateau de 3A Télésud
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