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Ruth Kotto: « J’ai commencĂ© Ă  chanter grâce Ă  mon dĂ©funt Grand-frère Kotto Bass »

L’artiste musicienne qui a hĂ©ritĂ© du rĂ©pertoire musical de son frère, le regrettĂ© « Kotto Bass », se confie Ă  journalducameroun.com

Elle a hĂ©ritĂ© du rĂ©pertoire musical de son frère, le regrettĂ© « Kotto Bass », qui a Ă©tĂ© et demeure une lĂ©gende de la musique camerounaise et africaine. Elle est aujourd’hui une reine du Makossa. Sa voix d’ange est le reflet de sa simplicitĂ© cordiale. De son style vestimentaire raffinĂ©, elle est radieuse et son chant nous fait rĂŞver.

Bonjour, et merci de nous recevoir dans votre univers artistique.
Qui est réellement Ruth Kotto.?

Bonjour, je tiens tout d’abord Ă  vous dire merci du soin que vous m’accordez avec cette interview. Ruth Kotto, est une jeune Artiste Chanteuse et aujourd’hui productrice de musique. Originaire du Cameroun, j’ai dĂ©butĂ©e en tant que Choriste. Issue d’une famille d’artistes : en dehors du regrettĂ© Kotto Bass, dans le domaine « audiovisuel », j’ai deux frères qui sont musiciens – Henri Kotto (qui est batteur), Titi Koko (Guitariste).

Quand Ruth Kotto n’est pas en train de chanter, que fait-elle?
Quand je ne chante pas, je travaille. Je vais Ă  mon boulot quotidiennement comme presque tout le monde. Et m’occupe aussi de ma petite famille !

Qu’est-ce qui vous a poussĂ© Ă  vous lancer dans la musique (chanson). ?
Bah, HonnĂŞtement je ne sais pas d’oĂą cela m’est venu. Ça s’est rĂ©vĂ©lĂ© d’un coup. J’ai ressenti l’envie de chanter. Quand j’Ă©tais plus jeune, j’avais une folle envie de dĂ©couvrir ce que c’Ă©tait que l’art, je rĂŞvais d’ĂŞtre styliste. Quelque temps plus tard, je me suis Ă©cartĂ©e de mon envie de stylisme pour laisser place Ă  la Danse. J’ai montĂ© un groupe quand j’Ă©tais encore au collège et dès qu’avec mon groupe on avait l’occasion on dansait et s’amusait sans plus. J’ai commencĂ© Ă  Chanter grâce Ă  mon dĂ©funt Grand-frère Kotto Bass. je le voyais tout le temps chanter, et travailler avec les noms de la musique qui Ă©tait d’actualitĂ© Ă  cette Ă©poque. Toutes les musiques Ă  la mode au Cameroun Ă©tant si près de moi, sans vraiment le prĂ©mĂ©diter, je me suis retrouvĂ© dans ce magnifique milieu artistique !

La plupart des personnes qui font dans la chanson, rêvent de faire aussi carrière dans le cinéma. Est-ce aussi le cas pour vous. ?
Je pense que oui. J’admets, que j’ai cette timide petite envie qui habite en moi. Je ne guète uniquement pas le grand cinĂ©ma. Juste le niveau de l’humour me satisfera, je pense . Dans tous les cas attendons pour voir.

Quand vous étiez plus jeunes, à part votre frère, quel artiste vous a inspirée?
Il y en eut pas mal. PassionnĂ©e de musique je n’Ă©tais pas focalisĂ©e sur un artiste en particulier. Mais je peux dire que, chez les femmes : BĂ©bĂ© manga m’a beaucoup inspirĂ©. Et par la suite chez les hommes Richard Bona. Mais mon frère Kotto Bass reste le pilier de mes inspirations.

Si un jour, vous deviez chanter avec un artiste camerounais, lequel serait-il.?
C’est compliquĂ©, pour l’instant. Je ne peux pas me prononcer, car cette question demande une mĂ»re rĂ©flexion ! Avant de chanter avec une personne, je pense qu’il faut avoir une affinitĂ© au moins qui rejoint nos travaux! Le chanteur camerounais Tchap’s m’ a marquĂ© ma personne et j’avais bien voulu chanter avec lui, parce je l’ai accompagnĂ© dans mes dĂ©buts de choriste et j’aimais bien ce qu’il faisait ! Malheureusement, il est parti bien avant (dĂ©cĂ©dĂ©).

Selon vous, quels seraient les vrais problèmes dont souffrent les artistes aujourd’hui au Cameroun?
Je m’estime comme Ă©tant une personne très honnĂŞte. Soit je parle, soit je me tais.

Votre sincérité ne nous fera que du bien.


Les artistes Camerounais rencontrent beaucoup de problèmes sur le plan national et international. Le problème pourrait venir de nous car il est vrai que parfois nous manquons de discipline. Il nous faut faire preuve de professionnalisme en tout temps et en tout lieu pour ĂŞtre pris au sĂ©rieux. Nous avons aussi un souci de gĂ©rance sur nos droits d’auteur. Mais attendons de voir ce qui va se passer après les Ă©lections qui viennent d’avoir lieu Ă  la Socam. Enfin je crois qu’il est temps que l’Ă©tat prenne Ă  bras le corps le problème de la piraterie pour que l’artiste retrouve la place dorĂ©e qui Ă©tait la sienne avant. Et pour finir je crois qu’au Cameroun l’Ă©tat ne dĂ©veloppe pas assez de structures pour aider l’Ă©mancipation artistique. Il n’y a pas de conservatoire national de musique, pas assez de salles mythiques de spectacle, de cinĂ©ma, pas assez de salles pour des Ă©vĂ©nements artistiques qui permettent Ă  ceux qui aiment ce mĂ©tier, de pouvoir le faire en toute grâce !

Ruth Kotto
journalducameroun.com)/n

Le Cameroun s’est dotĂ© d’un nouveau prĂ©sident pour gĂ©rer les droits d’auteur. Que pouvez-vous souhaiter Ă  Ndedi Eyango?
Rire, Je crois qu’il faut donner la chance Ă  tout un chacun et si NdĂ©di Eyango a Ă©tĂ© Ă©lu, Il faudrait lui laisser le soin d’exercer son mandat afin de voir ce qu’il peut nous offrir de beau ou de mieux.

Si vous Ă©tiez Ministre de la culture, qu’apporteriez-vous comme changement au sein de ce Ministère (s’il y a des changements Ă  faire) .?
Rire. Rire. Rire. Je pense que j’aurais Ă  construire des projets pour mieux vendre la culture Camerounaise sur le plan national et Ă  l’international ! Des projets autour de la peinture, la musique, le cinĂ©ma, l’art en gĂ©nĂ©ral. Puisque l’art tout comme la culture sont gĂ©nĂ©rateurs de revenus. Ailleurs on parle en millions de dollars pourquoi pas dans l’art camerounais ? Le Cameroun est l’Afrique en miniature donc il y a de quoi amasser de l’argent en faisant mieux la promotion de notre culture. Maintenant ce n’est pas mon rĂ´le donc je fais confiance Ă  ceux qui gèrent l’art camerounais.

Avec quelles personnalités artistiques avez-vous déjà travaillé, dans le monde?
Il va s’en dire que ça fait des annĂ©es que je suis dans le mĂ©tier. De choriste Ă  chanteuse solo j’ai forcĂ©ment travaillĂ© avec beaucoup d’artistes de chez nous et d’ailleurs je vais vous citer : CĂ©saria Evora,YRIAM MAKEBA, MANU DIBANGO (m’a fait l’honneur plusieurs fois dans son travail) , George Weiya, Werrason, OUMOU SANGARE, Monique SĂ©ka, Shala Muana, JoĂ«lle Esso, Douleur, San fan thomas, Ben et Grace Decca, Ekambi Brillant, Tala AndrĂ© Marie, NguĂ©a Laroute et Ndedi Eyango(avec qui j’ai Ă©tĂ© en tournĂ©e en Chine) et bien d’autres. Je vais juste dire que ça a Ă©tĂ© et c’est toujours un bonheur de travailler avec des confrères artistes

Parlez-nous de votre nouvel album .?
Mon dernier Opus, s’intitule  »Bonam » en langue Duala du Cameroun qui veut dire la grâce ou la bĂ©nĂ©diction en français. C’est un album Ă  8 titres, donc les compositions sont variĂ©es. Il a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© par l’arrangeur camerounais Toto Guillaume qui a su m’amener Ă  aller chercher plus loin dans mon inspiration et mes capacitĂ©s vocales. J’espère que mes fans vont me suivre dans cette nouvelle aventure. J’invite surtout tous vos lecteurs, mes fans et tous ceux aiment la culture Ă  se procurer mon dernier opus. Ils vont y trouver des musiques d’ici et d’ailleurs. J’espère avoir rĂ©ussi ce pari. C’est un album que l’on classe dans la catĂ©gorie Word-music !

Quels messages, conseils voulez-vous partager avec vos fans et lecteurs?
Je tiens Ă  remercier tous ceux qui vont me lire via ce panel et rĂ©affirmer mon amour pour tous ceux qui m’ont toujours soutenu et qui continuent Ă  le faire par les biais des rĂ©seaux sociaux oĂą ils n’hĂ©sitent jamais Ă  m’envoyer des messages et me laisser des encouragements. Je leur suis reconnaissante car c’est eux qui me portent plus haut depuis toutes ces annĂ©es. Je leur dĂ©die ce nouvel album .


journalducameroun.com)/n

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