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Saison des pluies au Cameroun: Les parapluies sont de rigueur!

Depuis quelques jours les rues ne désemplissent pas, des jeunes proposent le précieux sésame dans l’espoir de faire de bonnes affaires

Avec l’arrivée des pluies, les parapluies refont surface avec toutes les activités lucratives qui s’activent autour de cet objet. En effet la vente des parapluies dans la capitale économique fait partie de ces commerces saisonniers qui ne passent pas inaperçus. Dans la plupart des rues du centre ville et des coins reculés les scènes sont identiques, impossible de se mouvoir sans croiser des jeunes vendeurs de parapluies. C’est certainement l’instrument le plus demandé et le plus utilisé à Douala en cette période. Des endroits tels que «Ecole publique Deïdo», «Rond Point», «La douche», «Carrefour Ndokoti», les différents marchés sont devenus de véritables comptoirs de vente. Au marché Congo par exemple, les stands de parapluies ravissent la vedette à tous les autres objets mis en vente, on les retrouve accrochés sur des tables, suspendus sur la tête des vendeurs ambulants ou encore entassés dans les porte-tout.

De bonnes affaires
Tagni Bertin l’un des jeunes qui s’est retrouvé dans cette activité explique qu’en ce moment le marché va relativement bien, mais le jour où ne pleut pas le marché est difficile. Quant au prix de sa marchandise, le commerçant dont l’âge ne va pas au-delà de vingt ans avoue que les objets sont de différentes valeurs. Selon lui les prix oscillent entre 1500 et 3000 Fcfa. Des prix qui selon le vendeur, varient en fonction de la qualité et de la marque. Le parapluie qui coûte 1500 Fcfa est moins solide que celui de 2000 Fcfa confie-t-il. Non loin de lui se trouve Nadège, elle révèle avec regret que le prix du parapluie a tellement chuté sur le marché que le vendeur ne trouve pas vraiment son compte: Je vends des parapluies mais, je n’ai pas de bénéfice conclut elle. Quant à Albert, il dit pouvoir vendre une centaine de parapluies par jour, surtout lorsque la météo est mauvaise. Par contre en cas d’éclaircie, difficile de vendre la dizaine. Pour ce qui est de la marge bénéficiaire elle est plutôt maigre: Elle varie, il m’arrive de gagner 150 Fcfa ou 200 Fcfa sur un parapluie. En cas de pluie, la journée de vente peut aller au-delà de 19h, par contre lorsqu’il ne pleut pas, à partir de 16h il faut plier bagages. Coté client, le contexte est plus difficile que l’année dernière. Pour Franck, les prix ont augmenté sur le marché: Le parapluies qu’on nous vendait à 900 Fcfa coûte maintenant 1500 Fcfa sans que l’on ne nous explique pourquoi. Le parapluie fait partie des objets que l’on achète chaque année, parce que assez souvent on les oublie dans nos différentes sorties lance Judith une cliente avec une pointe de regret. Même si l’activité est lucrative, certains vendeurs avouent ne pas être à l’abri des problèmes physiques, qui vont de la fatigue due à de longues heures de marche à pied à des cas de fièvre.

Le parapluie, un objet indispensable pendant la saison des pluies
Journalducameroun.com)/n


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