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Santé: Au Cameroun, toutes les 2h, une femme meurt en donnant vie

La femme enceinte doit obligatoirement se protéger contre le paludisme, via le traitement préventif intermittent (TPI).

On ne le dira jamais assez : le paludisme tue autant que le virus du Sida, voire plus. Les statistiques sont effrayantes, un enfant sur sept meurt avant l’âge de 5 ans, soit un taux de mortalité de 142 sur 1 000 naissances vivantes. De même, 669 femmes sur 100 000, décèdent au moment de l’accouchement, selon le rapport de l’enquête démographique et de santé (EDS III) publié en 2004. Le même rapport mentionne que le taux d’accouchement par un personnel assisté est seulement de 58%. Pire, une femme meurt toutes les 2h au moment de l’accouchement. Une situation effroyable qui résulte directement des ravages de 6 affectations, donc le paludisme.

C’est pour lutter contre la mortalité infantile et maternelle, que le gouvernement camerounais dans son document de stratégies de réduction de la pauvreté (DSRP), et dans la stratégie sectorielle de santé, a retenu plusieurs interventions parmi lesquelles, celles relatives à la lutte contre le paludisme chez la femme enceinte. Une mesure qui s’inscrit dans le sillage des dispositions de l’organisation mondiale de la santé qui face au terrible constat sus cité, a compris qu’il fallait d’urgence prendre des mesures sévères non seulement pour lutter contre le taux de décès de l’enfant, mais surtout pour le protéger avant qu’il ne naisse, c’est-à-dire tout au long des mois où il doit normalement passer dans le ventre de la mère. D’où la mise sur pied d’un traitement dit traitement préventif intermittent (TPI). Il s’agit d’un moyen de prévention contre le paludisme via les médicaments.

Importance du TPI pour la future maman
Le TPI est un traitement qui est particulièrement réservé aux femmes enceintes, précise le ministère de la Santé. Il a un double objectif. Tout d’abord, protéger la mère elle-même, ensuite, protéger le futur bébé qui naîtra. Le TPI est administré par le personnel médical qualifié dès le 4ème mois de la grossesse, ou dès les premiers mouvements de l’enfant observés dans le ventre de sa mère. En l’espace de trois mois, la femme enceinte doit avaler chaque fois, trois comprimés de sulfadoxine – pyriméthamine devant le prescripteur, au moment des visites prénatales. D’après les médecins, ce médicament est absolument interdit pendant les trois premiers mois de la grossesse. De même qu’il n’est administré aux femmes enceintes qui après examen, ne présentent aucun symptôme relatif au paludisme.

Le paludisme est une maladie causée par la piqûre d’un moustique appelé anophèle femelle qui inocule dans le sang de l’être humain, un parasite du genre plasmodium. Les eaux stagnantes, constituent le meilleur cadre d’épanouissement du moustique. Au Cameroun, le paludisme est une maladie endémique car elle fait l’objet des consultations médicales tout au long de l’année. Il tue notamment les enfants de moins de cinq ans, et les femmes enceintes. D’où la nécessité pour celles-ci, de recevoir le traitement préventif intermittent (TPI).


Journal du Cameroun)/n
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