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Santé: Le choléra fait 7 morts à Yaoundé

C’est une information donnée par le ministre de la santé lundi après une visite des centres hospitaliers de la capitale

90 cas dont 7 morts officiellement recensés
Le choléra qui s’est déclaré à Yaoundé, concernerait 90 personnes et 7 d’entre elles seraient déjà décédées. L’information est de Mama Fouda, ministre de la santé publique, qui venait d’effectuer un tour des centres hospitaliers de Yaoundé, afin de prendre connaissance de la situation. D’après une information officieuse non confirmée par le ministère, la situation serait bien plus grave. Au total ce sera près de 1600 personnes qui seraient ainsi frappés par le vibrion cholérique. 48 d’entre eux serait décédés. Lors de la réunion, le ministre de la santé a insisté sur la non-observation des règles d’hygiène. Selon une source proche ministère de la Santé publique et rapportée par le journal Mutations, seules les régions de l’Est et de l’Adamaoua seraient actuellement épargnées par l’épidémie. Alors que la situation semble se stabiliser dans le grand nord Cameroun, notamment dans l’Extrême-Nord et le Nord «où aucun cas n’a été signalé depuis deux semaines», on note «une recrudescence dans la partie méridionale» commentait des cadres du ministère de la santé lors d’une réunion sur le sujet en début de mois de mars. Sur les causes, le ministre de la santé publique a aussi fait savoir que tous les cas de choléra apparus ces derniers jours dans la ville de Yaoundé, ont été pris en charge par l’Etat. Selon lui, la cause de cette nouvelle épidémie est attribuable à un relâchement des campagnes de communication et de sensibilisation et surtout à l’inobservation par de nombreuses personnes des règles d’hygiène. Le ministre de la santé a ainsi recommandé de toujours se laver les mains avant les repas.

Difficile de maitriser la prévention
Sur la base du dernier recensement général de la population, près de 500 000 personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Le choléra, maladie diarrhéique épidémique, strictement humaine, est provoqué par une bactérie appelée vibrion cholérique. Il se transmet facilement par l’absorption d’aliments ou d’eau souillés et est marquée par une période de développement de très courte durée, souvent réduite même à quelques heures. C’est ainsi que le choléra peut facilement entrainer en moins de 2 heures, le décès d’un adulte qui était initialement bien portant. Car il provoque chez la victime infectée une diarrhée brutale, très abondante qui cause une grave déshydratation associée à une insuffisance rénale sévère. Le traitement le plus efficace à ce jour repose essentiellement sur la réhydratation intense par l’administration des sels de réhydratation orale ou de perfusion de solutés. De nombreux experts estiment ainsi qu’un simple accès à de l’eau potable, à des latrines propres, et une éducation des populations au respect de simples règles d’hygiène élémentaire telles que ne boire que de l’eau potable, laver les mains avant tout repas, laver les fruits et légumes avant leur consommation, bien bouillir toute eau non potable avant de la boire ou encore bien réchauffer les repas avant de les consommer peuvent aider à contrer la maladie. La misère et le défaut d’accès à une eau véritable potable, apparaissent comme les causes principales des épidémies qui commencent à revenir. Seulement 30 % de la population de cette agglomération ont accès à une source d’eau potable. La recrudescence du choléra dans la ville de Yaoundé, coïncide avec le début de la saison des pluies, et aussi la prolongation d’une nouvelle pénurie d’eau qui frappe aujourd’hui 60% des quartiers de yaoundé. On compte plus d’un million de personnes exposées.

Après le grand nord, le grand sud Cameroun touché par le choléra
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