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Sénatoriales: L’Union des Populations du Cameroun promet des poursuites judiciaires

Après le rejet de sa candidature comme les deux autres factions lors de l’audience des recours la faction de l’UPC dirigée par Bapooh a fait une mise au point

C’est sous la plume de Soho Serge Simon, Secrétaire national à l’organisation de l’Union des populations du Cameroun (Upc) que cette formation politique tient à signifier sa position à l’opinion. D’entrée de jeu, l’Upc se dit « victime des ennemis du peuple camerounais ». A l’issue de la décision de la Cour Suprême siégeant comme Conseil Constitutionnel vidant le contentieux préélectoral en rapport avec les sénatoriales du 14 avril prochain, le parti du crabe pense que « comme en 1955, comme en 1966, comme en 1997 au mépris de la loi des Camerounais ont décidé de renvoyer l’Upc à la clandestinité ». Au regard de cette situation, Soho Serge croit savoir « qu’en cas de vacances de la présidence de la République du Cameroun, toute haute personnalité de la République peut se prévaloir du droit d’exercer l’autorité et s’autoproclamer président ». C’est ce que vient d’annoncer la Cour Suprême par décision du 28 mars 2013 pense comprendre le secrétaire national à l’organisation.

Au regard de ce qui précède, l’Upc réaffirme sa position de parti légaliste malgré les attaques et les violences permanentes et protéiforme dont elle est victime depuis sa réhabilitation en 1990. Si l’Upc dit ne pas être surpris de ce qui lui arrive, force est de constater sa tristesse à la suite des évènements dont elle est victime. Cette situation est perpétrée par « les différentes structures de notre société » indique Soho. Le premier à subir les foudres du parti du feu Kodock est Elections Cameroon (Elecam). Elle constate pour le déplorer qu’Elecam a refusé de prendre ses responsabilités en main. Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Minatd) n’est pas en reste. En effet, Soho Serge « pense que déclarer qu’il n y a pas d’organe exécutif à la tête de l’Upc » comme le dit le Minatd, « est une aberration ». A la lumière de cette position du Minatd, l’Upc déduit alors que soit le département en charge de l’administration territoriale « est incompétente » ou alors « a un parti pris » pour ceux qui sèment le trouble. Soho Serge ne comprend pas pourquoi ayant reçu les félicitations du chef de l’Etat et ayant été invité au palais de l’unité le 20 mai dernier, que le Minatd en vienne à remettre en cause la légitimé de l’Upc. Pour sortir de cette mise au point, la décision de la cour suprême est traitée de « Ponce pilatisme ». Toute chose, comparée au texte de base de l’Upc qui contraste à la fois avec ses statuts et son idéologie.

Pour l’heure, n’ayant plus de recours possible face aux décisions de l’auguste chambre juridictionnelle, la préparation des prochaines municipales et législatives n’est pas à l’ordre du Jour. Dans les prochains jours, l’Upc a un plan de travail qui se décline en deux étapes. La première consiste à appeler une fois de plus, les militants et sympathisants du parti du crabe à unifier leur formation politique. Tous ceux qui viendront à la table des négociations trouveront une oreille attentive et seront intégrés dans le vrai parti. Au cas échéant, la deuxième étape verra l’Upc que dirige Bapooh Lipot Robert, intenter un procès en justice à l’effet de neutraliser les fouteurs de trouble et restaurer la paix dans les rangs de l’Upc.

Soho Serge, Secrétaire national à l’organisation

journalducameroun.com)/n

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