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Sénégal: Encore des protestations préélectorales

De nombreux manifestants opposés au président Wade se sont mobilisés pour réclamer le retrait de sa candidature

Des milliers d’opposants au chef de l’État sénégalais Abdoulaye Wade sont rassemblés mardi 14 février à Dakar la capitale du pays, pour protester contre sa candidature à la présidentielle de février. La police a dispersé le rassemblement à l’aide gaz lacrymogènes. Ce rassemblement de l’opposition et de la société civile, regroupées au sein du Mouvement du 23 juin (M23), a été autorisé à la dernière minute par les autorités, celles-ci affirmant que ses organisateurs n’avaient déposé que tardivement la déclaration de manifestation exigée par la loi. Le M23 a appelé à cette manifestation pour exiger le retrait de la candidature d’Abdoulaye Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, candidature dont la validité a été confirmée dimanche par le Conseil constitutionnel. L’opposition qui estiment que Wade fera tout pour gagner pense que le président de la République sénégalais ainsi élu à l’issu du scrutin du 26 Février, sera «totalement illégitime» parce que les bases ont été déjà faussées. Pour le M23 la candidature de Wade est un « coup d’Etat constitutionnel », arguant qu’il a épuisé ses deux mandats légaux (élection en 2000, réélection en 2007), ce que récusent ses partisans selon qui il est en droit de se représenter après des modifications de la Constitution. Une formule également employée par le célèbre chanteur Youssou Ndour dont la candidature a été rejetée par le Conseil constitutionnel.

Pendant ce temps, le président Wade candidat sa propre succession était dans la zone de Matam, où il a exhorté les populations locales à se méfier du vote ethnique. «Méfiez-vous de ces candidats qui en cherchant des voix appellent à un vote ethnique en disant je suis Halpulaar, c’est les halpulaars qui votent pour moi. Cela n’a pas de sens. Nous sommes tous des citoyens sénégalais», a déclaré Abdoulaye Wade à Matam. Le candidat des Fal 2012? trouve ainsi que «l’appel au vote ethnique est irresponsable», Des piques destinées certainement à son ex-Premier ministre aujourd’hui adversaire farouche, Macky Sall candidat de la coalition «Macky 2012», originaire de la région. Le président Wade qui s’est dit persuadé de la vigilance qu’afficheront les électeurs face aux vendeurs d’illusions, affirme aussi être convaincu de son élection dès le premier tour. «Chères populations je voudrais vous dire qu’à cette 21 ème rencontre du Pds, j’ai été partout accueilli de façon triomphale comme ici à Matam. Ceux qui m’ont accueilli jusqu’à présent suffisent largement pour m’élire au premier tour, mais aux élections on n’a jamais trop d’électeurs» a-t-il scandé. La prochaine élection présidentielle sénégalaise, la dixième depuis son indépendance, doit permettre d’élire le président de la République du Sénégal pour un mandat de sept ans. Le 26 février 2012, les 5,3 millions de citoyens inscrits sur les listes électorales sont appelés aux urnes.

Le président sortant, Abdoulaye Wade, âgé de 85 ans, est candidat pour un troisième mandat. Les dernières élections municipales et régionales ont été favorables à l’opposition, la réforme constitutionnelle portée par le Parti démocratique sénégalais visant à réformer le processus électoral a échoué et de violentes manifestations ont eu lieu en juin 2011.

Le président sénégalais Abdoulaye Wade
essor.ml)/n



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