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Sévérin Kouame Kouame: un éléphant chez Aigle Royal de la Menoua

Gardien de buts de nationalité ivoirienne, il rêve de terminer à une place africaine en fin de saison 2016 avec son club. Il pense aussi à l’équipe nationale de Côte d’ivoire

Il parle très peu en dehors des stades. Mais sur la pelouse, il communique beaucoup avec les défenseurs de son équipe. Sévérin Kouame Kouame, ivoirien de nationalité, mène une saine concurrence avec Emmanuel Yokam, pour le poste de gardien buts de l’Aigle Royal de la Menoua. À l’issue de la 07ème journée de la Ligue I camerounaise, saison 2016, ses qualités semblent avoir convaincu l’entraineur, Joseph Briand Ndoko. Il a, pour l’instant, joué les matches les plus importants, à l’instar du duel Aigle – Coton sport de Garoua, achevé sur une victoire de son club, 1 – 0. Après 06 journées, ses cages sont restées inviolées. Il ne pouvait grand-chose sur les deux buts encaissés contre la Panthère sportive du Ndé à la 07ème journée. Ses parades ont d’ailleurs limité les dégâts, face à une équipe qui jouait à fond ses contre-attaques.

À propos du match contre la Panthère sportive du Ndé, il affirme qu’ « on ne peut pas dire que nous avons fait un mauvais match. On a simplement eu certains manquements qui nous ont coûté chers. Pendant toute la semaine, on a beaucoup travaillé, afin de ne plus répéter les mêmes erreurs. » Pour le match contre le leader du championnat, New Star de Douala, il promet aux supporters « de faire le beau jeu, comme c’est le cas depuis le début de la saison. On leur promet de nous battre pour ramener la victoire à Dschang. »

C’est le 26 décembre 1994 que Sévérin Kouame Kouame voit le jour à Adzope, une ville située au sud de la Côte d’Ivoire, dans la région de La Mé. Il fait ses classes de footballeur à l’académie du Sewe Sport de San Pedro, bien connue pour la participation de son équipe première en compétitions africaines de clubs. Là bas, la concurrence est rude. En mi-saison 2012, il dépose ses valises au Cameroun à Douala Athletic club 2000. Il y retrouve Joseph Briand Ndoko qui, à ce moment là, est dans l’encadrement technique de cette formation. Le club, alors en Elite two, réussit sa montée en Elite one. En 2013 et 2014, l’ivoirien fait le pari de la stabilité et reste avec DAC 2000.

Après deux années et demie passés sous le soleil de Douala, Sévérin Kouame Kouame migre pour la cité froide de Dschang. Il y suit en réalité Joseph Briand Ndoko, appelé sur le banc de touche de l’Aigle Royal de la Menoua, pour terminer la saison 2015. L’aventure s’achève par une montée en Ligue I. L’entraineur reconduit, le gardien des buts choisit de rester. Il trouve que « l’état d’esprit est bon. Nous sommes tous jeunes. Et dans ces conditions, c’est facile d’avoir du temps de jeu et de progresser. Plus qu’une équipe, c’est une famille. L’entraîneur implique chacun dans la vie quotidienne du groupe. C’est vrai que nous ne nous attardons pas beaucoup sur l’aspect financier. » Les fans apprécient beaucoup cet homme de cages dont l’accent se «camerounise» progressivement. L’ivoirien trouve « qu’ils sont très passionnés et exigeants. Cela a son côté positif. »

Quand on demande au natif d’Adzope de faire une comparaison entre les championnats camerounais et ivoirien, il affirme qu’ils ont, à peu près, le même niveau. Seule grande différence, « dans mon pays, on a de meilleures infrastructures. Nous ne jouons plus sur de la terre battue. Tous nos terrains sont recouverts au moins de gazon synthétique. Mais je sais que les choses vont s’améliorer », indique-t-il. Alors qu’il attend de célébrer ses 22 ans, il rêve de jouer un jour pour une sélection nationale de Côte d’ivoire. « C’est l’ambition de tout ivoirien qui joue au football. Je suis né ivoirien et je suis fier de ma patrie. Mais pour arriver à la sélection, il faudra que j’aligne de bonnes performances avec Aigle Royal de la Menoua. Je dois être capable de hisser ce club parmi les trois premiers du championnat camerounais à l’issue de la saison 2016. »

Et la ville de Dschang alors? « Elle est agréable à vivre. C’est vrai qu’il fait froid. Mais les gens sont chaleureux », conclue-t-il.


Hindrich ASSONGO)/n


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