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Sida: peut-être un vaccin de l’espoir?

Le biologiste français Erwann Lerot, a découvert un vaccin thérapeutique, dont des essais cliniques avec ce traitement, doivent être bientôt effectués en France

Le biologiste Erwann Lerot, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), un organisme public de recherche en France a découvert un vaccin thérapeutique contre le VIH. Certes des essais cliniques utilisant ce traitement doivent encore être réalisés, mais la découverte n’est pas anodine et mérite d’être rapportée, et cela, d’autant plus qu’elle représente un nouvel espoir et non des moindres pour les personnes vivants avec le VIH. C’est le service des maladies infectieuses de la Conception dans la ville de Marseille, (sud-est de la France) qui va accueillir le test clinique réalisé avec ce vaccin thérapeutique contre le sida.

C’est le 24 janvier 2013, que, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) en France a donné son feu vert pour la réalisation des tests cliniques, destinés aux personnes séropositives sous trithérapie. Cependant, l’essai clinique sur les 48 premiers cobayes sera soumis à des critères bien précis. Sur les détails dudit test, le Dr Isabelle Ravaux, médecin au service des maladies infectieuses de la Conception a par exemple précisé le 29 janvier 2013, dans une interview accordé au site Metrofrance.com: « Il faut avant tout des patients dont la séropositivité est stable. Il ne faut pas qu’ils soient porteurs d’autres maladies comme le diabète ou sujets à des faiblesses cardiaques. »

Selon le biologiste Erwann Lerot, l’objectif de ces tests est double. Ils permettront d’évaluer à la fois les possibles effets secondaires et l’efficacité du traitement. Quant à l’action de ce vaccin, il ne s’attaquerait pas au Virus de l’immunodéficience lui-même, mais permettrait ; «de neutraliser les cellules qu’il infecte», en apprenant au système immunitaire des personnes séropositives à reconnaître et détruire, grâce à des anticorps, les protéines TAT qui empêchent au système immunitaire humain de détruire les cellules infectées, en faisant notamment office de « barrière ». Le traitement par trithérapie devra être arrêté pendant deux mois, après trois injections, pour valider l’efficacité de la dose optimale utilisée chez les patients.

Sur les objectifs, le Dr. Erwann Lerot a indiqué à Metrofrance.com, le 29 janvier 2013, que le but recherché était de voir si au moins 30% des patients verraient leur virémie devenir indétectable, sans toutefois évoquer l’hypothèse d’une mise sur le marché du vaccin, jugeant qu’il était trop tôt pour s’avancer.

Le professeur Erwann Loret

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