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Social et politique au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce mardi consacrent leurs commentaires à plusieurs sujets notamment la loi sur le droit à la grève, les évènements d’Al Hoceima, la réforme du système éducatif et les partis politiques marocains.+Al Ahdath Al Maghribia+ croit savoir que les grèves seront désormais réglementées et cadrées selon de nouvelles dispositions juridiques. En effet, la loi organique relative au droit de grève sera transférée, dans les prochains jours, devant la commission compétente à la Chambre des représentants.

Ce projet sera débattu juste après la deuxième lecture du projet de loi de Finances (PLF) 2017, actuellement soumis aux membres de la deuxième Chambre du Parlement, rapporte le quotidien.

Prévue dans l’article 29 de la Constitution, cette loi organique fixera les conditions et les modalités de l’exercice de ce droit de grève dans le secteur privé et au sein de la fonction publique et des collectivités locales.

Ainsi, tout appel au débrayage en dehors du cadre légal sera considéré comme «nul et non avenu», précise d’emblée la nouvelle loi, qui interdit formellement toute grève à des fins politiques, ajoute la publication.

+Le Matin+ relève que le Maroc a accru ses efforts en matière d’investissement public de manière significative ces dernières années. Entre 2000 et 2014, l’investissement a évolué, en moyenne, de 6,6% par an. Le taux d’investissement total, public et privé, a été de plus de 30% du PIB dans la dernière décennie. Ce qui place le Maroc parmi les pays au niveau mondial ayant les taux d’investissement les plus élevés.

Au sujet des évènements d’Al Hoceima, +Bayane Al Yaoum+ rapporte que le procureur général du Roi près la Cour d’appel d’Al Hoceïma a annoncé l’arrestation, lundi, du dénommé Nasser Zefzafi pour entrave présumée à la liberté de culte, et ce, suite au communiqué publié le 26 mai 2017 concernant l’ordre d’arrestation de cet individu.

Le procureur général précise dans un communiqué que Zefzafi a été arrêté en compagnie d’autres individus qui ont été remis à la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) à Casablanca pour enquêter avec le premier mis en cause sur les faits qui lui sont reprochés, et avec l’ensemble des prévenus sur des actes présumés concernant l’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et d’autres actes constituant des crimes en vertu de la loi, souligne-t-il.

+Al Ittihad Al Ichtiraki+ revient ainsi sur la réforme du système éducatif, telle que conçue dans le communiqué final du Xème congrès national du parti de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP).

Le journal indique que l’USFP considère le chantier de la réforme de l’enseignement et de l’éducation comme « stratégique pour notre pays », lequel « ne peut être dissocié de la réforme de l’école publique et des exigences de la modernité » et « exige l’adhésion du Maroc à la société du savoir, de la connaissance et de la créativité, ainsi qu’à l’ouverture sur les cultures universelles et les langues vivantes ».

Il estime que les problèmes « structurels » de l’école publique affectent directement le développement, la qualité du savoir et le niveau des ressources humaines, notant que le cout économique extrêmement élevé de l’échec scolaire est estimé à 9 milliards DH, dont 3 milliards à cause du décrochage scolaire et 6 milliards DH du redoublement.

Pour redresser cette situation, il serait nécessaire d’élaborer une politique éducative fondée sur les grands principes inscrits dans la Constitution et les finalités pédagogiques définies dans le système de l’éducation et de la formation, suggère-t-il.

+L’Economiste+ revient, quant à lui, sur les partis politiques marocains. La publication estime que « le fossé entre la classe politique et les gouvernés est un dysfonctionnement grave ».

« Il se trouve au cœur d’une crise que n’atténuent pas les différentes initiatives pour moderniser l’édifice politique, qu’il s’agisse des seuils de représentativité, des quotas ou du non-cumul des mandats entre autres », estime-t-il.

« Dans bien de situations, l’intérêt pour les gouvernés, la vie des populations dans les quartiers des villes et des campagnes sont négociés plus comme des objets de communication politique que de véritables projets de développement. Il ne s’exprime d’ailleurs qu’à l’occasion des élections », constate-t-il.



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