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Social et politique en couverture des journaux camerounais

Les questions à caractère social, mais aussi les lendemains politiques du pays meublaient le menu d’une bonne partie des journaux parus lundi

« Universités de Yaoundé I et II : les soutenances conditionnées par l’homosexualité » est le titre qui barre la couverture du quotidien à capitaux privés Emergence : par une correspondance adressée au ministre de l’Enseignement supérieur, un collectif d’enseignants, de personnels d’appui et d’étudiants accuse certains responsables de ces institutions publiques de les soumettre à un chantage appuyé en vue d’obtenir de bonnes notes.

La publication, qui a aussi recueilli plusieurs témoignages édifiants sur le sujet, indique que le président Biya a d’ores et déjà été saisi de cette affaire de « notes sexuellement transmissibles ».

Sur le même sujet, Mutations s’intéresse particulièrement au « tableau noir » de l’université de Yaoundé II : délabrement et insuffisance des infrastructures, conditions de travail inhumaines et précarité, harcèlement sexuel, insécurité, insalubrité, corruption, détournement de deniers publics, etc.

Une autre zone qui suffoque, selon Le Quotidien de l’Economie, c’est bien la métropole économique, Douala, ville de plus de 3 millions d’habitants, devenue «un grand piège» et qui ploie aujourd’hui sous l’anarchie, la pollution, la rareté d’espaces verts, les conflits et la surenchère fonciers ou encore la cherté des loyers.

Sur le front politique, Le Soir dresse le panorama des candidats à la course pour la magistrature suprême où « l’usure du temps ronge les prétendants », ces aspirants à la couronne présidentielle qui, peu nombreux, attendent tous les jours que Paul Biya annonce enfin le nom de son successeur comme le fit jadis Ahmadou Ahidjo, le premier chef de l’Etat pour son héritier aux affaires depuis début novembre 1982.

Peu importera alors le mode d’accession au pouvoir, constate le bihebdomadaire, qu’il se fasse par la voie constitutionnelle ou intra-démocratique : c’est dire si la guerre des réseaux fait rage.

Sans doute, constatant la montée des tensions et les risques de périls sur le pays, renchérit l’hebdomadaire Intégration, la « Coalition tournons la page » propose aujourd’hui l’instauration d’une transition politique de 2 ans.

Ce regroupement de la société civile, apprend-on, « estime que c’est le temps nécessaire à la construction d’un consensus national avant l’élection présidentielle d’octobre 2018 ».


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