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Social, insécurité et le procès Gbagbo à la Une de la presse camerounaise

Les sujets abordés par les journaux parus jeudi vont du social à la gouvernance en passant par l’ouverture, à La Haye (Pays-Bas), du procès de l’ex-président ivoirien

«Agriculture, élevage, tourisme. 380.000 emplois en vue», titre qui en manchette le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, concernant le nouveau Plan d’action national pour l’emploi des jeunes (PANEJ 2016-2020), estimé à près de 135 milliards FCFA.

Toujours est-il que le train de vie de l’Etat interpelle vivement le confrère à capitaux privés Emergence, qui se penche sur le coût des fameuses cérémonies de présentation des v ux dans l’administration publique.

Une occasion, constate la publication, pour dilapider l’argent du contribuable à coups de centaines de millions de francs et, pour certains responsables, de s’en mettre plein les poches avec leurs réseaux de corruption.

«La corruption est endémique au Cameroun», renchérit Mutations qui, au regard du dernier indice de perception de ce fléau publié la veille par l’ONG Transparency International, note que le pays, classé 30ème sur les 46 pays évalués en Afrique, continue d’être parmi les mauvais élèves dans le domaine.

S’agissant de la justice, l’un des corps les plus atteints par la gangrène, l’avocat Charles Tchoungang, explique Emergence, propose la séparation des formations des magistrats et des administrateurs civils si le Cameroun veut véritablement avoir une justice indépendante, débarrassée de la gangrène.

Pendant ce temps, le bihebdomadaire La Météo s’est attelé à recenser les «prochains prisonniers» de l’opération d’assainissement des m urs publiques lancée par le président Paul Biya, des dignitaires sous le coup d’enquêtes assidues du Tribunal criminel spécial (TCS) et qui devraient, à en croire cette publication, «bientôt connaître le froid du cachot de Kondengui», la prison centrale de la capitale, Yaoundé.

Dans la liste, il y a l’ex-ministre des Transports, Robert Nkili , la nouvelle directrice générale de l’Autorité aéronautique civile, Paule Avomo Assoumou, épouse Koki, son prédécesseur jusqu’au 30 décembre 2015, Paul Tankam, le directeur général l’Agence de régulation des télécommunications (ART), Jean Louis Beh Mengue, le patron de la Caisse autonome d’amortissement (CAA), Dieudonné Evou Mekou, et le ministre en charge des Relations avec le Parlement, Amadou Ali.

Sur le front de l’insécurité, et alors que le bihebdomadaire régional L’ il du Sahel s’attèle à recenser l’identité des victimes du triple attentat terroriste survenu en début de semaine à Bodo (Extrême-Nord), une ville qui panse ses plaies, Le Jour revient largement sur l’explosion, la veille à Mora, ville située non loin de là, d’un dépôt de munitions de la Force multinationale contre la secte islamiste Boko Haram.

«Le procès Gbagbo s’ouvre enfin», «Le procès Gbagbo s’ouvre ce jour», titrent respectivement Cameroon Tribune et Mutations.

Selon le premier journal cité l’ancien président ivoirien, accusé d’avoir organisé au lendemain des élections de 2010 une campagne de violences pour tenter de conserver le pouvoir, est le premier ex-chef d’État africain à comparaître devant la Cour pénale internationale (CPI).

«Depuis son incarcération à La Haye, l’ancien président ivoirien bénéficie d’un vaste soutien des militants de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI). Ils n’ont eu de cesse de réclamer sa libération. Du reste, le FPI pendant longtemps, a subordonné sa participation à tout processus politique en Côte d’ivoire à la libération de son leader. Par ailleurs, ces dernières semaines, Laurent Gbagbo a bénéficié du soutien de plusieurs anciens chefs d’Etat africains. Ils ont adressé une lettre ouverte à Fatou Bensouda, la procureure de la CPI, pour lui demander de mettre fin à la procédure judiciaire engagée contre Laurent Gbagbo.»

Le chemin vers ce procès historique fut très long, analyse Mutations, depuis son transfert à La Haye le 30 novembre 2011 et, pour plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme, ledit procès, du reste très attendu, devra être une voie de réparation pour les victimes des ravages des forces pro-Gbagbo : au moins 3000 personnes tuées et plus de 150 femmes violées dans les violences postélectorales.


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