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Société: Faut-il être homosexuel pour avoir un emploi au Cameroun?

Une association monte au créneau pour décrier des pratiques parfois imposées aux chercheurs d’emplois

Depuis quelques années, l’ascension sociale au Cameroun est quelque parfois considéré comme le résultat de certaines accointances avec des personnes appelés parrains. De plus en plus, l’on attribue l’ascension sociale à ce qu’on qualifie vulgairement, « baisser la culotte ». Une pratique qui tend de plus en plus à être prouvée à en croire certaines associations.

Plusieurs témoignages concordants et probants des jeunes demandeurs d’emploi dans les grandes métropoles du Cameroun, font état de ce que certains responsables des entreprises multinationales procèdent à une imposition des pratiques homosexuelles aux jeunes hommes et femmes en quête d’emploi, usant et abusant de leur pouvoir d’employeur pour vicier leur consentement… les jeunes lycées et collégiens sont recrutés par des expatriés Directeurs de certaines entreprises multinationales (.) dans le but de les livrer à des sévices de pédophile dans les grands hôtels et domiciles privés
L’alternative citoyenne de la jeunesse

C’est ce qui ressort d’un communiqué radio de deux pages parvenu à notre rédaction. D’où la prospection au sein du milieu jeune de ce que l’association qualifie de « démarcheurs de pédophiles ».

Le ministère de la jeunesse appelé à la rescousse
Face à ces « exactions sexuelles qui ont pignon sur rue au Cameroun », l’Alternative citoyenne de la jeunesse demande aux parents de faire preuve de plus de vigilance. L’association dénonce dans le même temps, « ceux des parents dont les enfants ont été victime de sodomie et qui se taisent à coup de millions de F CFA ». Ceux-ci se rendent alors complices et coupables de « l’atteinte physique, de la dépersonnalisation de leur progéniture », selon M. Méka qui souligne que « l’homosexualité ne saurait être un critère sine qua non de recrutement et de mobilité sociale au détriment de la compétence et de la performance professionnelle ». C’est dans cette optique que l’association implore les pouvoirs publics, notamment le ministre de la jeunesse et le délégué général à la sûreté nationale, de prendre leurs responsabilités via les leurs différents services spéciaux pour sécuriser les jeunes. Loin de rester les bras croisés en attendant la réaction gouvernementale, l’association dévoile son propre plan d’action qui se décline en trois phases. D’abord, une phase consacrée à la sensibilisation des parents, des jeunes et des patrons d’entreprises sur le phénomène. Ensuite, place à la phase de la « vindicte populaire » qui sera de dénoncer cas par cas les entreprises concernées, et enfin, la phase dit d’appel au boycott de leurs produits et services en sapant leur capital sympathie et prestige.

La guerre contre les pratiques homosexuelles dans le processus de recherche et d’obtention de l’emploi, semble être publiquement déclarée par l’association. Nul doute que l’affaire ne fait que commencer, et on ne perd rien à attendre le prochain rebondissement.


Journalducameroun.com)/n
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