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SociĂ©tĂ© : la crĂ©ation d’une artiste française crĂ©e la polĂ©mique Ă  Douala

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Plusieurs leaders d’opinion estiment que cette Ɠuvre d’art est « provocatrice ».

L’oeuvre de l’artiste Sylvie Blocher est au cƓur d’une polĂ©mique depuis son inauguration ce mercredi 6 dĂ©cembre 2017. La statue, qui reprĂ©sente la française tenant une ardoise avec le message, « Bien que je n’en aie pas le droit, je vous prĂ©sente mes excuses », a Ă©tĂ© placĂ©e au carrefour Bonakouamouang, non loin du quartier Akwa Ă  Douala.

Quelques heures aprĂšs son Ă©rection, l’Ɠuvre d’art de Sylvie Bocher a Ă©tĂ© fortement critiquĂ©e par certains habitants de la capitale Ă©conomique, et autres leaders d’opinion. Les raisons de ces critiques sont diverses. Le journaliste Paul Mahel s’est exprimĂ© sur le sujet. Il affirme sur son compte Facebook : « Je ne comprends pas ce que ce machin signifie. Pardon que ceux qui ont compris viennent nous dire ce qu’une blanche fait avec une ardoise en plein carrefour. Juste en rappel il y avait au mĂȘme endroit une stĂšle Ă  John Ngu Foncha, la CUD est venue la dĂ©boulonner. »

Comme lui, un autre internaute rĂ©sidant dans la ville de Douala s’oppose clairement Ă  la prĂ©sence de cette statue. « Ce monument peut au pire des cas ĂȘtre posĂ© Ă  l’aĂ©roport pour sensibiliser les nouveaux impĂ©rialistes arrivant. Mais il n’a pas sa place au cƓur de notre capital Ă©conomique (…) S’il y a des excuses Ă  prĂ©senter c’est aux hommes politiques impĂ©rialistes de les prĂ©senter et de mener sur le terrain des actions concrĂštes dans ce sens. Comme celle de cesser de piller nos rĂ©serves pĂ©troliĂšres ou financer les groupes terroristes« .

L’un des contestataires les plus virulents de l’érection de cette statue est sans doute l’activiste AndrĂ© Blaise Essama. AidĂ© de quelques passants, il a dĂ©truit l’Ɠuvre au soir du 6 dĂ©cembre. Il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© quelques temps aprĂšs par des Ă©lĂ©ments des forces de l’ordre. Son avocat Georgie Massi Ngakele dĂ©nonce cette arrestation.


Sylvie Blocher est une artiste « mal connue en France », selon le journal La croix. Elle se revendique d’un art impur, qui se « coltine le monde » et sa barbarie. Dans un de ses portraits publiĂ© dans le journal Le parisien, on apprend que « Sylvie Blocher, qui n’a pas fait les beaux-arts et ne connaissait « rien » Ă  l’art contemporain, raconte avoir vu les portes des institutions culturelles se fermer les unes aprĂšs les autres« .

Ni la CommunautĂ© urbaine de Douala, ni l’artiste n’ont rĂ©agi aux nouveaux rebondissements de cette affaire.

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