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Somalie: La lutte contre les pirates s’intensifie

La marine française mène des opérations dans le but de mettre fin à la piraterie en mer

La piraterie au large des côtes somaliennes est devenue une endémie. Il ne se passe plus un jour sans qu’on entende parler des violences perpétrées dans ce pays notamment dans la capitale Mogadiscio, par les pilleurs de la mer. Mercredi, la frégate française Nivôse a intercepté un bateau à bord duquel se trouvaient onze pirates somaliens au large du Kenya, à environ 500 milles nautiques (900km) à l’est de Mombasa. Les bandits des mers auraient attaqué un cargo américain après la mort de trois pirates tués lors d’une opération de la marine américaine. Dans un communiqué, le ministère de la Défense affirme que « les pirates naviguaient sur un bateau mère, une embarcation de 10 mètres de long transportant notamment 17 fûts de 200 litres de carburant, et deux skiffs d’assaut ». Mardi dernier, les pirates somaliens ont attaqué quatre bâtiments dont deux ont été capturés. C’était dans le golfe d’Aden.

En janvier dernier, des embarcations transportant huit Somaliens avaient été stoppées et les militaires français avaient découvert à bord six fusils-mitrailleurs AK47, un lance-roquette RPG, des munitions, deux échelles d’abordage, un grappin et un GPS. Quelques jours plus tôt, la présidence française avait précisé dans un communiqué que les « 19 pirates somaliens qui ont tenté de s’emparer des deux cargos ont été interceptés ». Ces derniers avaient été transférés aux autorités somaliennes. Les pirates « étaient en possession d’armes de guerre, de munitions et de matériels d’abordage », ajoute le communiqué. L’opération, menée par la frégate de lutte anti-sous-marine Jean de Vienne, intervenait trois jours après une autre intervention de la marine française ayant permis de déjouer une attaque contre un cargo panaméen. Egalement, un navire de guerre français, participant à l’opération anti-piraterie européenne Atalante déclenchée le 15 décembre, avait déjoué une attaque de pirates somaliens présumés, contre un cargo battant pavillon du Panama. Huit suspects avaient été interceptés pour être remis aux autorités somaliennes.

Plusieurs milliers de populations qui vivaient dans la capitale somalienne ont fuit du fait de ces violences. Ces réfugiés vivent dans des campements qui s’étalent sur 30 kilomètres le long de la route à l’ouest de Mogadiscio et mardi dernier, selon l’ONU, 60.000 déplacés sont revenus à Mogadiscio malgré l’insécurité qui y règne. Les violences perpétrées par ces pirates et qui malgré la forte présence des forces françaises et américaines, les actes de barbaries continuent. Les interventions françaises et américaines ont permis « d’intercepter des pirates ou des suspects » dans cette zone à hauts risques vont chaque jour grandissantes. En janvier dernier, la marine française a remis huit pirates aux autorités somaliennes, après avoir déjoué une attaque dans le golfe d’Aden, tandis que des forces étrangères tenaient en échec d’autres actions menaçant les voies de navigation qui relient l’Europe à l’Asie. La frégate française qui intercepte les pirates agissait dans le cadre de l’opération européenne anti-piraterie Atalante, placée sous commandement britannique et mise en place depuis décembre dernier. Et depuis un an que les forces françaises sont au front ils ont mis sur pied neuf opérations dont trois qui visaient à libérer des otages français. Des opérations au cours desquelles 71 pirates ont été arrêtés.

D’après certains analystes, des responsables du Puntland sont complices des attaques. Pourtant, les autorités de cette région pauvre et aride nient toute implication dans la piraterie et font savoir que plusieurs pirates sont sous les verrous. Le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, porte-parole de l’état-major des armées françaises, fait état d’un accord diplomatique aux termes duquel les autorités somaliennes sont tenues de poursuivre et de sanctionner les pirates.
La piraterie en Somalie est née pour protéger le pays du pillage occidental, d’après Johann Hari, journaliste de The Independent. Elle est née comme un mécanisme d’auto défense des pêcheurs qui voulaient avant tout protéger leurs eaux ou tentaient de prélever une taxe sur les pilleurs.


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