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Sommet de l’Elysée: La nécessaire force panafricaine

La France s’est engagée à soutenir les efforts de l’Union africaine pour parvenir à une pleine capacité opérationnelle de la Force africaine en attente

Les deux jours qu’ont duré ce sommet, auront été bénéfiques pour les relations entre l’Afrique et la France. Les dirigeants africains devaient donc s’engager à relancer leur projet de force panafricaine de réaction rapide. Considérer par tous les participants comme un préalable au développement du continent africain, la sécurité a été le point le plus important de ces débats. Pour calmer les inquiétudes des dirigeants africains sur les moyens à mettre en uvre pour se doter d’une capacité de défense efficace, la France s’est engagée à mettre à disposition de l’Union africaine des cadres militaires et à former 20.000 soldats africains par an. Pour le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, il serait bien que cette Capacité africaine de réaction immédiate aux crises (CARIC) soit effectivement opérationnelle en 2015 et dispose d’un état-major immédiatement projetable.

Selon l’AFP, Paris devrait parallèlement solliciter l’aide financière de l’Union européenne lors du prochain Conseil européen des 19 et 20 décembre qui doit notamment aborder les questions de défense. L’Europe, je le sais, sera au rendez-vous pour montrer, non seulement sa solidarité à l’égard du continent ami, mais également une responsabilité dans la mise en commun de moyens et de forces, a espéré François Hollande. Pour le développement de l’Afrique, la France a décidé de consacrer 20 milliards d’Euros (13 milles milliards de Francs CFA) annuellement, à l’essor du continent. Egalement une enveloppe d’un milliard d’Euros (environ 650 milliards de Francs CFA), par an sera dégagée pour financer des projets dans le secteur de l’environnement.

Le dernier jour du sommet étant consacré aux discussions sur les questions économiques et climatiques. Ainsi, la France, qui a perdu la moitié de ses parts de marché en Afrique en dix ans, ambitionne de doubler en cinq ans ses échanges commerciaux avec le continent. François Holland a donc proposé la création d’une fondation franco-africaine pour la croissance. Celle-ci permettrait de mobiliser des intérêts privés et publics, français, africains et européens, vers l’innovation et les nouvelles technologies. Concernant le changement climatique, la France veut obtenir un accord lors de la Conférence climat prévue à Paris en 2015, pour laquelle elle souhaite établir une alliance entre les pays les plus vulnérables, en l’occurrence ceux d’Afrique, et les plus progressistes, c’est-à-dire ceux d’Europe, a expliqué le ministre français du Développement Pascal Canfin. Il a également été question de discuter d’une éventuelle organisation en 2014, au Sénégal, d’un Forum informel sur la sécurité en Afrique en liaison avec des partenaires internationaux et l’Union africaine, afin d’approfondir la réflexion sur les engagements pris lors du Sommet de l’Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique.


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