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Soutien d’une communauté française pour un orphelinat du Nord-Cameroun

Une somme collectée grâce à une tradition religieuse de la Bretagne française

L’orphelinat Yves Plumey du nom de son fondateur, pourra recevoir sous peu une donation d’un montant de 2.648 Euros grâce aux actions d’une tradition religieuse du nord ouest de la France. La deuxième boucle du Tro Breiz s’est en effet achevée, samedi dernier à Saint-Pol, dans le département du Finistère de la région bretonne. Plusieurs milliers de personnes ont fait le déplacement pour la circonstance. Le mot Tro Breiz est une appellation du 19ème siècle qui provient du breton Tro (tour) et Breiz (Bretagne). L’histoire renseigne mieux sur les origines de cette pratique. Au Moyen-âge, le tour de Bretagne ou Tro Breiz désignait le pèlerinage en l’honneur des Sept Saints Fondateurs de la Bretagne. Un voyage aussi important que le déplacement spirituel de Rome ou Jérusalem. Cette ultime étape s’est achevée par une grande procession solennelle.

Une tradition d’assistance humanitaire
Conformément à la tradition établie au sein du Tro Breiz, une offrande est collectée au sortir de la procession et attribuée à une action de solidarité, nationale ou internationale. Par le passé, elle a déjà été affectée à des missions en Afrique ou en Europe de l’est et à des structures comme Chrétiens-Sida en France ou pour des pèlerinages de jeunes. En plus de la quête ordinaire cette année, les pèlerins ont déposé la somme de 2.648 € (1 737 000 Frs CFA). Cette collecte est destinée à être reversée dans son intégralité, au profit de l’orphelinat du centre Mgr-Yves-Plumey, à N’gaoundéré. La structure a récemment été visitée par Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes et Philippe Abjean, qui a dirigé la dernière récente procession du Tro Breiz. Le centre porte le nom de Mgr-Yves-Plumey, originaire lui aussi de Vannes en région bretonne, évêque de N’gaoundéré, et un des pères fondateurs de l’église au Nord-Cameroun, mort tragiquement en 1991.

L’orphelinat Yves Plumey
Il accueille aujourd’hui près de 45 enfants orphelins. L’objectif est de leur offrir un cadre d’épanouissement global, en attendant qu’ils se trouvent une famille d’accueil. En plus des aides ponctuelles, comme celle du Tro Breiz, le centre s’efforce d’assurer son autonomie en développant des activités génératrices de revenus, comme l’élevage de volailles et de bétail, la culture de denrées vivrières. Depuis deux ans, il a ouvert une école primaire nommée «Sainte-Anne». La responsabilité de l’orphelinat a été repris par S ur Nicole en coopération avec Mgr Djida, l’évêque de N’Gaoundéré. S ur Nicole lors du passage de Mgr Centène a exprimé le besoin d’aide pour développer les activités agricoles qui permettront de faire vivre l’orphelinat et le centre de santé de manière autonome. Elle souhaite également construire un deuxième bâtiment pour le centre de santé qui assurerait les fonctions de maternité. Le centre de santé assure déjà pour toutes les personnes des environs des campagnes de vaccination, des soins et traitements, les accouchements.
Dans son discours d’adieu, Philippe Abjean a tenu à exprimer sa gratitude à tous ceux qui ont apporté de l’eau vive sur le chemin des pèlerins: Les bénévoles, les habitants des communes traversées…


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