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Stéphane Bahoken brille en club

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Après avoir été le grand artisan de la victoire de Strasbourg face au PSG (2-1), l’attaquant franco-camerounais a été décisif contre Bordeaux (3-0), vendredi dernier.

Le vendredi  08 décembre 2017, en ouverture de la 17e journée de Ligue 1 (France), les Girondins de Bordeaux ont été largement battus (0-3) par une remarquable équipe de Strasbourg. Stéphane Bahoken était venu cueillir à froid les Bordelais avant que Liénard et Terrier n’aggravent le score. Placé seul sur le front de l’attaque de Strasbourg, Bahoken a laissé parler sa vitesse et sa technique dès l’entame du match. A la réception d’un ballon en profondeur, l‘attaquant franco-camerounais a  semé Vukasin Jovanović d’un grand pont avant de tromper la vigilance de Benoît Costil.

Mieux, Stéphane Bahoken se souviendra longtemps de son samedi 2 décembre 2017. Buteur face au PSG (2-1), l’attaquant strasbourgeois aura fait partie de l’équipe ayant fait chuter pour la première fois de la saison, Neymar et ses partenaires parisiens. Un succès qui s’est joué sur le plan mental. « Quand on joue contre une équipe comme le PSG, on sait qu’il faut forcément avoir une envie décuplée, a confié l’attaquant du Racing dimanche dans Le Grand Week-End Sport sur BFM Sport. Si on ne se donne pas à 300% contre une équipe comme ça, on risque de prendre une très, très grosse valise. Face au PSG, on avait une envie décuplée, de la motivation et on a réussi à les battre ».

A Strasbourg depuis 2014, après un prêt au club écossais de Saint Mirren, le fils de l’ex-gloire Paul Bahoken a contribué à la remontée du club en National (équivalent ailleurs de la 3ème division) et dans la foulée, à l’ascension en Ligue 2. A ce niveau, il participe à 30 matchs et inscrit sept buts. Blessé, il va louper le début de saison de Ligue 1. Une fois revenu de blessure, l’entraîneur strasbourgeois Thierry Laurey l’intègre progressivement dans le groupe professionnel, le permettant notamment de disputer quelques bouts de match.

Titulaire pour la première fois le 18 novembre dernier, lors de la 14ème journée, il va profiter pour ouvrir son compteur but. Les Strasbourgeois avaient le sentiment du devoir accompli, ce samedi-là, après le succès décroché face à Rennes. Les deux buteurs, Jérémy Blayac et Stéphane Bahoken, pouvaient apprécier le fait d’avoir été décisifs le soir de leur première titularisation.

Bahoken bientôt chez les Lions ?


Invité également sur le plateau de Tribune des sports chez nos confrères de Beinsports, l’attaquant de 25 ans, né en France,  s’est exprimé sur un possible choix d’évoluer sous la tunique des Lions indomptables du Cameroun. « La sélection du Cameroun ? On verra. C’est vrai que mon père veut que je joue pour le Cameroun », s’est-il exprimé.

Présélectionné en 2009 à l’équipe du Cameroun, chez les U17, à la veille de la Can de la catégorie, en Algérie, l’ancien pensionnaire du Centre de formation de Nice ne sera finalement pas retenu, alors qu’il avait fait prévaloir, durant le stage à Yaoundé, de bonnes dispositions. Il va essuyer la même frustration en 2011 avec les U20. Après avoir disputé des matchs amicaux très prometteurs, il ne sera pas retenu pour disputer la phase finale de la Can junior. Des échecs qu’il a de la peine à digérer jusqu’aujourd’hui.

Possédant la double nationalité (française et camerounaise), il répond à l’appel de Willy Sagnol, le sélectionneur français des U23, et dispute le Tournoi du festival de Toulon.  Une compétition amicale qui ne l’empêche pas de changer de nationalité sportive, au vu des règlements de la Fifa, concernant le statut des binationaux.

Dans  un entretien accordé à votre site internet journalducameroun en 2014, il indiquait être plus attiré par la sélection nationale du Cameroun. «Mon choix définitif de nationalité sportive n’est pas encore fait : j’irai où on m’appellera. A dire vrai, mon cœur balance pour le Cameroun. Mon père a joué pour les Lions. Je ne saurais faire autrement», défendait-il à l’époque.

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