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Stéphane Bahoken: «Mon c ur balance pour le Cameroun»

Le Franco-camerounais de 21 ans, attaquant de Nice et prêté à St Marrin en Ecosse, parle de ses ambitions et de ses rapports avec le pays de son père, l’ex-Lion indomptable, Paul Bahoken

Que devient Stéphane Bahoken ? Après des débuts prometteurs à Nice, où vous avez été formé, on n’entend plus parler de vous.
Je suis parti en Ecosse, en prêt, à St Marrin. En début de saison, lors des quatre premiers matches de championnat, j’étais titulaire. Mais l’on ne gagnait pas. Le coach a changé de tactique passant de deux attaquants à un seul et comme moi, je suis là-bas en prêt, c’est moi qui ait payé les frais de ce changement-là. Au mois de novembre dernier, mon agent a négocié un prêt pour moi au CA Bastia, en Ligue2 française. Mais, à la fin, il s’est avéré que je ne pouvais pas jouer dans ce club, puisqu’avant mon prêt à St Marrin, j’avais déjà joué quelques matches avec Nice, mon club employeur. Comme la réglementation en France empêche de changer de club trois fois au cours d’une même saison, mon prêt n’a pas pu se concrétiser. Je suis rentré en Ecosse. Le week-end du 3 janvier dernier, j’ai fait un bon match en championnat. Mais lors du mercato hivernal, St Marrin s’est renforcé avec deux nouveaux attaquants et la concurrence devenait de plus en plus rude. Pis, le 16 janvier à l’entraînement, je me suis blessé aux quadriceps gauche jusqu’à ce jour (dimanche 30mars 2014, ndlr).

Comment se passe votre rééducation ?
Comme j’avais été mal soigné en Ecosse, les dirigeants de Nice m’ont demandé de venir faire ma rééducation à St Raphael, au Centre européen d’éducation sportive (Cers). Après des soins intensifs, je ne ressens plus de douleur. Mais, comme le championnat écossais tire vers sa fin, les dirigeants de Nice, en accord avec ceux de St Marrin, ont souhaité que je termine ma rééducation à Nice. Sauf que je ne pourrais pas jouer avec mon club formateur: mon prêt à St Marrin cours jusqu’au 30 juin 2014.

Avec du recul, est-ce vous n’avez pas souffert des problèmes d’adaptation en Ecosse ?
C’est vrai, les débuts ont été difficiles. Mais au bout de quelques semaines, avec l’aide des coéquipiers et dirigeants, je me suis intégré. Eric Djemba Djemba m’a rejoint à St Marrin et tout se passe très bien entre nous. Même si je n’ai joué que cinq matchs en Ecosse, ce fut une expérience enrichissante. J’ai découvert une nouvelle culture footballistique. Je me suis fait de nouveaux amis et j’ai surtout amélioré mon anglais.

Quelles différences fondamentales y a-t-il entre le jeu pratiqué en France et celui développé en Ecosse ?
En Ecosse, je jeu est plus direct, plus physique. On saute très vite les lignes. Les défenseurs balancent les longues balles pour les attaquants, ce qui les obligent à faire de très longues courses. Excepté un club comme le Celtic Glasgow qui pose le ballon et construit son jeu d’attaque sur des courtes passes successives, le gros des équipes recherche vite la profondeur. Le jeu dans l’ensemble est un style très «british». En Ecosse, le championnat est très ouvert : toutes les équipes jouent pour gagner. Et du coup, l’avant dernier peut battre le deuxième.Alors qu’en France, le jeu est plus fermé, et surtout plus technique que physique.

Aujourd’hui quelles sont vos ambitions ?
Bien me remettre physiquement, retrouver la pleine mesure de mon talent et gagner une place de titulaire à Nice. Il faut que j’oublie vite cette année blanche et que je reparte sur de nouvelles bases.

Vous avez été quelques fois présélectionné dans les équipes jeunes au Cameroun et en 2013 vous avez participé au tournoi de Toulon avec l’équipe de France espoir. Comment est-ce possible ?
Je possède la double nationalité, française et camerounaise. Quelques fois convoqué, chez les cadets et les juniors, je n’ai pas encore joué de match officiel avec le Cameroun. Willy Sagnol, le coach des espoirs français m’a convoqué en 2013 pour participer au tournoi de Toulon, où j’étais titulaire et j’ai marqué. A la fin, nous avons terminé troisième. Mon choix définitif de nationalité sportive n’est pas encore fait : j’irai où on m’appellera. A dire vrai, mon c ur balance pour le Cameroun. Mon père a joué pour les Lions. Je ne saurais faire autrement.

Stéphane Bahoken (en pull over gris) avec son père, l’ex-Lion indomptable Paul Bahoken
Journalducameroun.com)/n
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