› Eco et Business

Succession au FMI: L’Afrique peut-elle tirer son épingle du jeu?

Le débat divise les pays riches et les pays émergents, pour le Dr Pierre Alaka Alaka expert financier, l’Afrique risque de passer à coté du sujet

La chute brutale du Directeur général du FMI ouvre des tractations souterraines inédites en vue de sa succession, depuis la création de cette institution jamais le changement d’un cadre de ce niveau n’avait donné lieu à des négociations d’une telle envergure à cause surtout du pacte signé entre l’Europe et les Etats-Unis relatif à la gestion des institutions financières internationales. Il est établi depuis 1946 que la Direction générale du FMI revient aux européens et la Présidence de la banque mondiale revient aux Américains rappelle le Dr Pierre Alaka Alaka expert financier. Si cette tendance a longtemps existé du fait de la puissance économique des Etats du nord, les pays émergents sont déjà montés au créneau pour réclamer plus de transparence et d’équité dans la succession du Directeur général du FMI et du coup les africains s’interrogent sur le rôle que pourrait jouer le continent. Le Dr Alaka reste pessimiste: Il n’est pas exclut qu’un africain soit Directeur général du FMI, on a eu des africains Secrétaire général des Nations Unis. Il faut voir les conditions qui permettent d’être retenu au poste, avoir un parcours exceptionnel dans le domaine des finances mondiales entre autre, malheureusement chez nous nos ministres ne réfléchissent pas, ils agissent sur les seules instructions du Président de la république, donc on n’a pas d’hommes créatifs car nos penseurs économiques sont sous la coupes des Chefs d’état. Ce qui est valable pour le Cameroun l’est aussi pour l’Afrique, à partir de là l’Afrique a du mal à émerger et surtout convaincre pour obtenir l’assentiment du Conseil d’administration du FMI.

Se libérer de la domination française
Dès lors notre expert pense que pour se positionner l’Afrique devrait jouer des alliances, les partenaires probables seraient dans ce cas les autres pays émergents et en cas de victoire les retombées seraient inestimables: C’est bien possible, en ce moment il y a le Président de la Banque centrale du Mexique qui est candidat, je pense qu’une alliance avec l’Afrique serait bien pour inverser la tendance. Mais là n’est pas le débat, le débat c’est comment faire comprendre aux pays africains d’expression française de voter pour ce mexicain et non pour Christine Lagarde représentant la France. Ca va être difficile politiquement, parce que avec la francophonie, avec les réseaux, la France tire sa force de là et il est évident aujourd’hui que si l’Afrique vote pour Monsieur Agustín Carstens la tendance va être renversée et l’Afrique pourrait avoir des retombées énormes. Pour le Dr Pierre Alaka Alaka c’est l’occasion pour l’Afrique de montrer sa véritable indépendance C’est le moment de montrer que nous sommes libres, indépendants et souverains en votant le candidat des pays émergents qui est un mexicain, si l’Afrique le fait alors elle aura montré à la France que désormais il faut traiter d’égal à égal avec elle. Voila aujourd’hui ce que l’on attend des pays africain.

Le Dr Alaka Alaka, expert financier
Journalducameroun.com)/n


À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Back top
error: Contenu protégé