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Sud-Soudan: Au moins 105 morts dans des combats entre armée et miliciens

Depuis le référendum, une vague de violence s’est abattue sur le Sud-Soudan. Une situation qui soulève des inquiétudes

Le chef du service de renseignement de l’armée sud-soudanaise, le brigadier Malaak Ayuen, a indiqué que 57 personnes avaient été tuées et plusieurs autres blessées le 23 avril dans l’État de Jonglei, lors d’un affrontement entre un groupe d’insurgés menés par le major général Gabriel Tanginye et les forces gouvernementales. Le porte-parole a ajouté que cinq jours de combats opposant les militaires et des miliciens fidèles à un autre chef rebelle, Peter Gatdet, dans l’État d’Unity, au nord-est de Jonglei, ont causé la mort de 48 personnes sans toutefois préciser combien de civils, d’insurgés et de militaires avaient perdu la vie durant les deux incidents. Les Nations Unies ont également tiré la sonnette d’alarme: Plus de 10 000 civils déplacés par les affrontements entre la SPLA et le groupe de M. Athor dans l’Etat de Jonglei sont dans une situation terrible et souffrent de sévères pénuries de nourriture, d’eau et de médicaments. Un certain nombre de personnes âgées sont mortes alors qu’elles fuyaient pour gagner les refuges mis en place par les autorités locales. Ce n’est pas ce que nous espérions a dit Philip Aguer (aucun lien avec le porte-parole de la SPLA), un ancien enfant-soldat dont le père est mort durant la guerre civile. Nous sommes déçus de ce qui nous arrive actuellement a t-il dit, faisant allusion au fait que l’armée serait coupable de maltraiter des innocents au cours de ses opérations anti-insurrectionnelles.

Le président sudiste Salva Kiir appel à la paix et à la réconciliation
Dans son message de Pâques délivré, le président sudiste Salva Kiir a répété sa volonté de réconciliation. S’adressant à ses frères et s urs qui ont pris les armes pour une raison ou pour une autre, il a affirmé: Nos c urs restent largement ouverts à ceux souhaitant déposer les armes et se réconcilier. La protection du peuple est une priorité du gouvernement a-t-il souligné. Un chef milicien rebelle sud-soudanais s’est rendu à l’armée du Sud-Soudan, d’après une annonce faite le 25 avril par l’armée du Sud-Soudan. Gabriel Tang et près de 1.300 de ses hommes se sont rendus le dimanche 24 avril. Ils ont reçu un accueil fraternel et sont traités avec respect, a déclaré Malaak Ayuen, porte-parole de l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), les ex-rebelles aujourd’hui à la tête de l’armée sudiste. Le Sud a voté presque à l’unanimité en faveur de sa séparation d’avec le Nord, mais plusieurs questions demeurent en suspens, dont le partage des revenus générés par la vente de pétrole, le statut des minorités vivant de chaque côté de la frontière et le contrôle de la région frontalière d’Abyei, une zone fertile située près de terres riches en pétrole. Les représentants du Sud-Soudan soutiennent maintenant que les milices contre lesquelles ils se battent sont financées par le Nord qui souhaite ainsi créer de l’instabilité afin de s’emparer des réserves de pétrole de son voisin. Avant les événements de la semaine dernière, l’ONU estimait que 800 personnes avaient été tuées et 94 000 autres déplacées en raison des violences survenues dans le Sud-Soudan depuis le début de l’année. Le référendum sur l’indépendance du Sud-Soudan fait partie du traité de paix signé en 2005 visant à mettre fin à deux décennies de guerre civile qui ont coûté la vie à quelque 2 millions de personnes. Région semi-autonome du Sud Soudan doit proclamer son indépendance le 9 juillet 2011.

photo d’illustration
parismatch.com)/n


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