Politique › Institutionnel

Suite de l’affaire Harissou: Une mise sous surveillance judiciaire pour les deux journalistes

Après leur audition mardi au Tribunal militaire, Felix Ebolé Bola et Rodrigue Ntongue ont été placés sous surveillance judiciaire, ainsi que l’enseignant Baba Wame

Felix Ebolé Bola, chroniqueur au quotidien Mutations ; Rodrigue Ntongué, journaliste et coordonnateur de la rédaction du Messager pour la région du Centre ; et Baba Wamé, enseignant à l’ESSTIC de l’université de Yaoundé II, ont été placés sous surveillance judiciaire mardi, 28 octobre 2014, après leur audition par un juge d’instruction du Tribunal militaire à Yaoundé.

Il est reproché à ces trois personnalités, inculpés pour «non-dénonciation» à la suite de l’interpellation de Me Abdoulaye Harissou, de n’avoir pas averti les autorités militaires, administratives et judiciaires en temps de guerre, des informations en leur possession, et qui seraient de nature à nuire à la défense nationale». Rien n’a filtré toutefois sur les «informations» en question.

La mise sous surveillance judiciaire est une mesure prévue par le nouveau code de procédure pénale du Cameroun, notamment en son article 246. Au dernier alinéa de cet article, il est indiqué qu’elle contraint de «ne pas exercer certaines activités professionnelles lorsque l’infraction a été commise à l’occasion ou dans l’exercice de celles-ci et si le juge d’instruction estime que leur poursuite est de nature à faciliter la commission d’une nouvelle infraction. » Comme conséquence, les journalistes Felix Ebolé Bola et Rodrigue Ntongué ne pourront pratiquement pas effectuer le journalisme durant le temps de l’instruction, qui vient juste de commencer.

«Concrètement, il leur est interdit de sortir du territoire national à moins d’en informer le juge d’instruction ou le Commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire ; de sortir de la ville de Yaoundé pour quinze jours sans autorisation ; de prendre part à tout débat public. De même qu’ils doivent informer le juge de tout changement de domicile. Comme corolaire à toutes ces restrictions, ils ont l’obligation de se présenter au Cabinet du juge d’instruction tous les lundis matin à 11h, aussi longtemps que durera l’information judiciaire», rapporte le quotidien Mutations ce 29 octobre.

Le nouveau Code de procédure pénale prévoit que les mesures de surveillance judiciaire peuvent être levées par le juge d’instruction «soit d’office, soit à la demande de l’inculpé». Toutefois, en cas de violation de l’une des mesures, l’inculpé peut être immédiatement placé en détention provisoire.


elawyer.com.my)/n


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