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Surpopulation: plus de 33 000 réfugiés en quête de recasement au Cameroun

Centrafricains et Nigérians ont besoin d’être recasés dans d’autres camps en voie d’aménagement dans la région de l’Adamaoua afin d’éviter le surpeuplement noté dans les anciens sites

Plus de 33 000 réfugiés, essentiellement des Centrafricains et des Nigérians, ont besoin d’être recasés dans d’autres camps en voie d’aménagement dans la région de l’Adamaoua (nord du Cameroun) afin d’éviter les problèmes de surpopulation notés dans les anciens sites.

A l’origine de ce problème, il y a le surpeuplement des sites de Borgop dans l’arrondissement de Ngaoui et de Ngam dans l’arrondissement de Djohong, tous situés dans le Département du Mbéré.

Des témoignages concordants rapportent que « depuis la dégradation du climat sociopolitique en République Centrafricaine en mars 2013, l’afflux des réfugiés dans les villes frontalières camerounaises des régions de l’Adamaoua et de l’Est est devenue une équation difficile pour les autorités administratives et les Organisations non gouvernementales ».

Selon le gouvernement camerounais et le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), l’on dénombre plus de 63 000 réfugiés installés dans les sites de Borgop avec plus de 13 000 pensionnaires et 20 000 à Ngam.

Il est question d’aménager d’autres camps pour éviter une surpopulation des sites existant avec des risques de maladie et de troubles sociaux que cela peut engendrer.

Pour le sous-préfet de l’arrondissement de Ngaoui, Garga Diguin, « des vagues successives de ces populations venues du pays voisin se gèrent avec un réel humanisme de la part des Camerounais ».

Toutefois, a-t-il relevé, « on parle des « réfugiés nouveau régime »», pour ceux qui sont arrivés à partir de 2013 à cause de la guerre civile en Centrafrique et des attaques terroristes de Boko Haram au Nigeria.

D’autres, plus anciens, s’appellent « réfugiés ancien régime », et sont arrivés un peu plus tôt sur le sol camerounais à partir de 2003 avec femmes, enfants et bétail pour des raisons économiques et familiales.

Par ailleurs, on trouve d’autres réfugiés disséminés au sein des populations, certains se livrant à des actes de « grand banditisme ».

C’est donc dans l’optique de mieux gérer ce « trop-plein de populations » que les autorités administratives sollicitent la création d’un nouveau camp de réfugiés dans la localité de Meidougou, ce qui rejoint sans doute la démarche du gouvernement camerounais et du HCR qui auraient déjà pris des dispositions pour recaser plus de 33 000 réfugiés.


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