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Syndicat national des exploitants d’auto écoles du Cameroun: la guerre continue!

La faction Isaac Kemadjou a tenté en vain d’empêcher une réunion à Douala

Hôtel Lewat, vendredi dernier à 9h, un groupe de quatre personnes environ avec à sa tête Isaac Kemadjou qui se présente comme le président national par intérim du syndicat national des exploitants d’auto école du Cameroun (SNEAEC), débarque avec l’intention visible de bloquer une réunion convoquée par voie de presse, par le président régional dudit syndicat pour le Littoral. Préparé à cette éventualité, François Ngah Messobo, fait aussitôt appel aux forces de l’ordre pour mettre hors d’état de nuire le « camarade suspendu » qui soutient mordicus, que la dite réunion est illégale. Dans la foulée, Isaac kemadjou est bousculé, ainsi que ses compères. La vingtaine de dirigeants d’auto écoles présents font bloc derrière le président Ngah François, qui brandi au vu et au su de tous, l’autorisation administrative de tenir sa réunion. Après cette bataille, Isaac kemadjou et sa bande sont interdits de prendre part à la concertation et se voit obliger de replier en arrière, tandis que François Ngah Messobo et compagnie, retournent en salle, très contents de ce nouveau camouflé d’Isaac kemadjou, qu’il ne manqueront pas de qualifier en riant « l’homme des coups d’état manqués ». Après la pluie verbale, place aux choses sérieuses, compte tenu des divers points inscrits à l’ordre du jour de cette rencontre, tels la clarification du « bicéphalisme » à la tête du syndicat, les problèmes liés à la liste des auto-écoles autorisées, à la sécurisation du permis de conduire, les impôts, la formation de moto taximan et les préparatifs du congrès du 27 février 2009.


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Sur le premier point, François Ngah Messobo explique : [b Il n’existe pas de bicéphalisme à la tête su syndicat national des exploitants d’auto-écoles du Cameroun. Les réactions d’Isaac Kemadjou, sont des manipulations d’avant congrès. Pour tuer son chien, on l’accuse de rage comme vous le savez. Je suis allé vers M. Kemadjou pour lui faire part de mon intention de le citer en justice pour diffamation, puisqu’il dit que j’aurais détourné une somme de 1 700 000 F CFA en 2003 quand j’étais trésorier national du syndicat, ce n’est que pur mensonge. Je siffle la fin de la récréation pour Isaac Kemadjou et sa bande, plus aucune séance de travail organisée par lui ne sera autorisée dans le Littoral, c’est un membre suspendu par le congrès du 30 novembre 2007 tenu à Yaoundé, pour faute lourde et distraction de fonds ». Avis relayé par Augustin Djoko, le président national et quelques membres qui ont effectué le déplacement de la capitale pour prendre part à la rencontre de Douala.
Les syndicalistes sont revenus sur les problèmes liés à la sécurisation du permis de conduire, et disent soutenir le ministre des transports Gaounoko Haounaye, qui vient de mettre sur pied de nouveaux permis de conduire informatisés, pour limiter entre autre, la fabrication des faux permis de conduire qui pullulent à travers le pays. Si le syndicat reconnaît que cette nouvelle forme donne des garanties sécuritaires, il déplore cependant la lenteur dans le processus de délivrance de ce permis. De même, « ce processus s’achève à la sécurisation sans aucun contrôle pouvant rassurer que les données transmises au départ, n’ont pas été manipulées, étant donné que la signature du Délégué des transport est déjà scannée », relève François Ngah Messobo. Pour améliorer la procédure, il propose alors qu’une machine soit installée au niveau de chaque délégation régionale des transports, pour attester que les permis établis sont conformes aux données de départ, et que le processus soit également moins lent.

Concernant la liste des auto-écoles autorisées à fonctionner d’après une récente publication du ministère des transports, le syndicat note la présence de certaines structures qui n’existent plus sur cette liste, et paradoxalement l’absence des noms de certaines auto-écoles pourtant en règle. Le SNEAEC recommande la rectification de ces erreurs, et que conformément à l’article 3 chapitre I alinéa 3 de l’arrêté N° 00406, que chaque fondateur ait une seule auto-école par département ou province. De même, les syndicalistes ont condamné à l’unanimité les impôts exigés par l’administration. Nous dénonçons l’acharnement avec le quel certains chefs de centre des impôts nous traitent, malgré la lettre du directeur des impôts N° 1262/MINEFI/DI/LC/L du 28 février 2005, qui précise que les auto-écoles sont assujetties à l’impôt libératoire, sauf si leur chiffre d’affaire est supérieur à 15 millions de F CFA, or nous savons qu’aucune structure ne réalise un tel chiffre d’affaire, martèle M. Ngah Messobo. Selon lui, il existe l’amalgame entre les auto-écoles multiples et une seule auto-école dont le chiffre d’affaire n’atteint pas le seuil de 5 millions de F CFA. A côté des impôts, les syndicalistes estiment qu’il faut une restructuration de ce secteur d’activité. D’après le président régional, la profession est abandonnée à elle-même. Depuis 1997, il n’y a pas eu de contrôle d’auto-école, c’est un désordre total. Il y a eu une sorte de recensement, et il a fallu trois ans pour que les résultats soient publiés, et c’est tout à fait normal que sur la liste, on retrouve des erreurs. Ils soulignent que l’arrivée de l’ex gouverneur du Littoral Gounoko Haounaye à la tête du ministère des transports, est progressivement entrain de changer les choses. D’où le soutien du SNEAEC aux pouvoirs publics, dans le combat destiné à assainir la profession de conducteur de moto taxi.

François Ngah
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Le premier ministre a en effet donné six mois aux conducteurs de moto taxi, pour se conformer à la loi qui régit le transport par moto taxi. Ainsi, le syndicat s’apprête à lancer un programme de formation de deux semaines destinées aux « bendskinneurs » baptisé « conformons-nous à la loi ». Ceux-ci vont bénéficier de cette formation au prix de 20 000F CFA au lieu de 95 000F CFA. Ce programme sera supervisé certes par le syndicat, mais est soutenu par la délégation régionale des transports du Littoral comme convenu dans le partenariat que les deux parties ont déjà paraphé dans cette optique. Comme on le constate, le syndicat national des exploitants d’auto-écoles du Cameroun avance malgré la crise observée depuis plusieurs mois. Il faudrait peut-être attendre le congrès du 27 février prochain à Yaoundé, pour voir si oui ou non, la paix va enfin revenir au sein des syndicalistes. « Ceux qui s’agitent » selon le président national Augustin Djoko, doivent préparer leur liste, et le moment venu, se battre loyalement pour pouvoir diriger le syndicat. Mais en attendant, la guerre continue.

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