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Tabaski 2011: La fièvre monte!

Dans le septentrion où cette célébration prend un cachet particulier du fait de la présence d’une forte communauté musulmane, l’effervescence est à son comble

Encore appelée l’Aïd el kebir, la Tabaski qui se célèbre 70 jours après la fête de fin du jeûne du mois de Ramadan, marque la commémoration du geste d’Abraham, preuve de sa soumission totale à Allah. Sur le point de sacrifier son fils Isamaël pour satisfaire la volonté d’Allah, Abraham s’est vu offrir un bélier à immoler par l’entremise de l’ange Gabriel. Dès lors, ce geste est devenu l’un des plus grands piliers de la religion musulmane. C’est le triomphe de la foi sur le doute. Sur l’origine et la symbolique de la fête de la tabaski, El Hadj Aboubakar dira que « c’est une tradition prophétique fortement recommandée à celui qui a les moyens de se procurer la bête à immoler. Il s’agit de commémorer l’acte du premier croyant en un seul Dieu, c’est-à-dire Abraham ». La particularité de la fête de la Tabaski de cette année au Cameroun est qu’elle sera couplée à la célébration du 6 novembre, date de l’accession du Président Paul Biya à la magistrature suprême. Dans le septentrion où cette célébration prend un cachet particulier du fait de la présence d’une forte communauté musulmane, l’effervescence est à son comble. Les marchés sont bondés, les magasins vendant vêtements et jouets pour femmes et enfants ne désemplissent pas.

La flambée des prix du mouton
Au grand marché de Ngaoundéré comme partout dans les marchés de vente du petit bétail dans le septentrion, les commerçants se frottent les mains. Les prix sont passés du simple au triple. Des troupeaux de moutons attendent preneurs. Progressivement, les clients affluent, mais tous sont unanimes que s’offrir un mouton en cette période n’est pas chose aisée. Un fidèle musulman rencontré en ces lieux témoigne. « Les pris du mouton de cette année sont excessivement chers. L’année passée il y en avait beaucoup, mais cette année, on se rend compte que les moutons ne sont pas venus du Tchad. Il y a hausse des prix. Avec 50 000 Fcfa tu ne peux même pas avoir un mouton ». Une surenchère due au fait que la demande est plus forte que l’offre, car presque toutes les bêtes en provenance du septentrion sont acheminées vers le sud du pays. Un avis que ne partagent pas forcément les commerçants pour qui, les prix fixés pour chaque tête sont logiques, surtout lorsqu’on ajoute au prix d’achat, les frais utilisés pour leur engraissement en attendant la vente. Zachariaou, un vendeur rencontré sur place raconte : « Je suis venu vendre mes béliers. Le prix dépend des variétés, il y a des petits et des grands, ça dépend. Il y a des moutons de 20 000 Fcfa en montant. Sur-le-champ, un acheteur se présente et demande le prix d’un bélier de trois ans. « C’est combien le mouton ? » Au vendeur de lui répondre « 160 000 Fcfa ». Et lui de rétorquer, « C’est combien le dernier prix ? ». « 140 000 Fcfa », lui répond son interlocuteur. « C’est trop cher », dira-t-il en signe de désapprobation. Face à cette tendance inflationniste au niveau des chèvres et moutons qui sont pratiquement hors de portée, les petites bourses vont à 15, voire 30 Km de la ville pour s’offrir une bête à la mesure de leur porte-monnaie.

La fête du mouton se prépare dans tout le Cameroun, le septentrion en particulier
Journalducameroun.com)/n


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