Les fonds vautours, nouveau danger pour les économies africaines

Pour les pays d’Afrique ayant été élu à l’initiative PPTE, la récente crise internationale est un véritable piège

Selon de nombreux experts, une nouvelle crise de la dette des pays africains pourrait bientôt survenir. Face à la crise internationale et faute de moyens suffisants pour financer des plans de relance de leurs économies, l’aide extérieure leur est aujourd’hui proposée. Le Cameroun à cet effet a par exemple reçu récemment un prêt au titre de facilité pour la résolution des problèmes exogènes. Or ce type de facilité n’est pas gratuit. Les 50 milliards de dollars promis en avril par les leaders du G20 aux pays « à faibles revenus » prendront pour l’essentiel la forme de prêts à contracter auprès du Fonds monétaire international (FMI).

Dès lors, ces pays africains se trouvent face à un choix complexe. Soit ils acceptent l’« aide » internationale, au risque de s’enliser dans un nouveau cycle d’endettement et de devoir appliquer des mesures antisociales dont sont remplies les conditionnalités des bailleurs de fonds. Soit ils la refusent et se retrouvent obligés de diminuer les budgets sociaux pour surmonter la réduction des investissements étrangers et des recettes d’exportation résultant de la crise. La situation est si préoccupante qu’en avril dernier, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a appelé à suspendre le remboursement du service de la dette des pays à bas revenus. Pourtant, elle est perçue par certains acteurs privés comme une source de profits futurs. C’est le cas de ce qu’on appelle les «fonds vautours ».

Fonds vautours
Ce sont des fonds d’investissement privés qui rachètent des dettes de pays en développement à prix bas, pour les contraindre ensuite par voie judiciaire à rembourser ces créances au prix fort. Un nouveau prix qui inclue le montant initial de la dette, augmentée d’intérêts, de pénalités et de divers frais de justice. Ce type d’opérations s’est multiplié avec le lancement des initiatives d’allégements de dettes des pays les plus pauvres (PPTE). Les fonds vautours ont profité de la solvabilité partiellement retrouvée par ces pays pour les attaquer en justice et leur imposer le remboursement de vieilles dettes rachetées au rabais. L’exemple le plus en vue est le jugement rendu le 15 février 2007 par la Cour suprême britannique, qui a contraint la Zambie à payer 15 millions de dollars au fonds Donegal International. Ce fonds immatriculé dans les paradis fiscaux britanniques avait acheté en 1999, une dette zambienne due à la Roumanie pour 3,2 millions de dollars et aurait empoché dans l’opération une plus-value de 375 % au détriment des caisses de l’État zambien. Ces cas ne sont malheureusement pas isolés. Dans un entretien accordé au magazine les Afriques, M. Aboubacar Fall, conseiller juridique principal de la Banque Africaine de Développement (BAD), explique que les pays africains principales victimes de ces fonds vautours ont déjà dû rembourser des sommes équivalentes à plus de 7 milliards de dollars. La gravité de cette activité est telle que de nombreux experts de la dette ont ramené sur la table des débats, la nécessité d’un droit international de la dette


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Miss USA Afrique: Le Cameroun valablement représenté

Pour cette 5e édition, 11 candidates camerounaises préselectionnées

La cinquième édition de Miss USA Afrique est lancée. Cet événement de bienfaisance, fournit une plate-forme pour les jeunes femmes africaines vivant en Amérique. Et leur donne l’occasion de présenter leur talent, leur beauté, leur intelligence et la culture de leurs terres mères. Le concours s’ouvre à 53 filles de chacun des 53 pays qui composent le continent de l’Afrique. Ce sont les femmes originaires d’Afrique et habitant en Amérique. Le Cameroun est donc présent au rendez-vous et ne manque pas de porter aux yeux du monde entier ses beautés pures et dures.

Pour cette édition, 11 candidates camerounaises sont préselectionnées. Il s’agit de Mirabelle Toh, Okawa shaznay, Olive Eko, Odile Nyake Eyoum, Liengu Abong-Litumbe, Christelle Mengue, Anne Kengne, Tatiana Fetgo, Sherade Anagho, Miracle Edison et Lum Fube Mais une seule d’entre elles aura l’honneur de représenter la terre chérie qu’est le Cameroun. Elle affrontera alors ses s urs africaines pour la finale. Elles vivent toutes aux Etats- Unis d’Amérique. L’année dernière, c’est la Danielle Franckie Fochivé qui a défendu les couleurs du Cameroun. Mais la couronne a été ravie par la Sud africaine Nysha Zimucha.

Crée en 2004 par Kate NJEUMA, d’origine camerounaise de l’ONG African Women’s Developpement Foundation (AWDF), Miss Afrique USA est une vitrine culturelle du patrimoine africain dans les États-Unis d’Amérique. C’est une occasion unique de parole pour l’Afrique, la sensibilisation sur les questions pertinentes concernant le continent et comment américains et les amis de l’Afrique peuvent aider faire la différence en Afrique. Cet événement a pour mission de projeter une image positive de l’Afrique. L’AWDF redéfinit l’image de la femme africaine en tant qu’un chef et acteur essentiel dans le développement de l’Afrique et du monde. Fonctionnant sous les directives du développement des femmes africaines, et ses organismes de charité de filiale, cette organisation permet à la reine élue et aux 53 autres participantes de participer aux projets identifiés tels que : l’accèss croissant aux soins de santé, à l’éducation sanitaire et à la maladie de combat ; l’accès croissant à l’éducation ; lutter pour les droits des femmes et des enfants. C’est une plateforme non-politique et non-partisane poussant les jeunes femmes à découvrir leur beauté intérieure en réalisant leurs buts humanitaires dans la vie et en créant une base forte comme chefs du futur. Les candidates et la miss élue sont considérées comme ambassadrice de bonne volonté pour l’Afrique. Mais surtout, elles auront droit à de nombreuses primes en nature et en dollars.

Les internautes camerounais ont l’occasion d’élire leur représentante sur le site officiel www.missafricaunitedstates.com

Les photos des camerounaises en galerie photos bientôt sur votre site.

Quelques candidates camerounaises
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Hillary Clinton en tournée en Afrique

Première escale le Kenya, dans son itinéraire long de 7 pays à visiter

La secrétaire d’État Américaine, Hillary Clinton entame ce 05 Août 2009 une tournée de 11 jours en Afrique. Cette sortie est la plus longue depuis sa prise de fonction. Première escale, le Kenya où elle est arrivée hier soir. La patrie d’origine du père du président américain Barack Obama où la secrétaire d’État américaine va participer à un forum commercial annuel et rencontrer les officiels kenyans, des étudiants, des femmes entrepreneurs et des personnels médicaux. Hillary Clinton prévoit également de s’entretenir, en Nairobi avec le président du gouvernement de Somalie Cheikh Sharif Hamed sur l’aide financière et l’équipement militaire de son gouvernement en proie à une violente insurrection islamiste.

Après le Kenya, la secrétaire d’État américaine poursuivra son voyage en Afrique du Sud, au Nigeria, en Angola , en République démocratique du Congo, au Liberia et achèvera sa tournée par le Cap-Vert.

A travers cette tournée africaine les États-unis espère relancer les relations de commerce avec les 48 pays d’Afrique subsaharienne, qui comptent selon Reuters pour 1% de ses exportations et 3% de ses importations. La secrétaire d’État américaine comptent également mettre en évidence l’engagement de l’administration Obama et leur volonté de mettre fin aux conflits en Somalie, autant qu’aux situations qui prévalent en République démocratique du Congo et au Liberia.

On se souvient de la visite officielle du président américain Obama en Afrique. C’était du 10 au 11 juillet 2009 au Ghana. A cette occasion, lors de son discours devant le parlement ghanéen, il avait appelé les dirigeants africains à promouvoir la bonne gouvernance et à mettre fin aux guerres qui dévastent la majorité de ces pays. De même, Barack Obama avait interpellé ces mêmes dirigeants sur l’urgence du développement et de la promotion de l’économie africaine à l’exemple des pays asiatiques.

On a parlé d’héritage du colonialisme et d’autres politiques mises en place par les pays riches. Sans vouloir minimiser ce facteur, mon propos est de dire que la Corée du Sud, en travaillant avec le secteur privé et la société civile, a réussi à mettre en place des institutions qui ont garanti la transparence et la responsabilité… Il n’y a rien qui empêche l’Afrique de devenir autosuffisante.
Barack Obama, au Ghana

La secrétaire d’État américaine et sa suite constituée de Johnnie Carson sous-secrétaire d’État aux affaires africaines et le représentant américain au Commerce, Ron Kirk vont travailler au renforcement des relations commerciales entre le continent africain et les États-Unis.

La secrétaire d’État Américaine, Hillary Clinton
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Analyse de la crise en zone CEMAC: Echec de l’intégration économique

La baisse des taux par la BEAC amène à s’interroger sur la situation économique de la sous région

En fin 2008 la situation économique des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale était présentée comme étant bonne. Sur le plan macroéconomique, les experts faisaient état d’une hausse du produit intérieur brut (PIB) réel de l’ordre de 5,8 % contre 4, 4% en 2007. L’union monétaire de la sous région faisait elle état d’une poussée du niveau général des prix se situant à 4,2 % contre 1,6 % en 2007. S’agissant de la monnaie et du crédit, la CEMAC a enregistré un accroissement des avoirs extérieurs nets du système monétaire de 19,9 % sur 12 mois jusqu’au 31 juillet dernier, mais d’un recul de 31,8 % du crédit intérieur net. Dans le même temps, la sous-région a enregistré une hausse de 21,6 % de sa masse monétaire (M2) avec un raffermissement de 93,99 à 100,29 % du taux de couverture extérieure de la monnaie.

Interrogé sur l’impact attendu de la crise financière internationale sur l’économie de la zone Franc, le président en exercice du Comité ministériel de l’UMAC, avait déclaré que le pouvoir financier dans certains domaines s’était accru en Afrique centrale. Il avait aussi indiqué que l’effondrement du système financier américain n’ébranlerait pas la zone Franc. A ce stade, les ministres des finances étaient parvenus à la conclusion que la stabilité financière et monétaire de la Zone reste solide, tout en relevant que le ralentissement de la demande mondiale et le niveau actuel des prix du pétrole pourraient impacter négativement sur l’activité et l’emploi.
Les experts se demandent aujourd’hui comment la situation a pu passer de maitrisée à compliquée. Pour de nombreuses études, les causes sont à rechercher non pas dans la crise économique internationale en elle-même. La situation économique des pays de la zone CEMAC assez fragile y est pour une grande partie. S’il est vrai que comme l’a presenté le communiqué de la réunion ordinaire du Comité de politique monétaire de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC), tenue le 29 juin dernier à Douala, les causes sont liées à la baisses de recettes genérés ar les matières premières, d’autres raisons évidentes ont contribué à cette escalade.

Pour ce qui est de l’espace économique d’Afrique centrale, les causes pourraient se retrouver dans l’absence d’une intégration effective des économies. Des études récentes ont démontré que les initiatives sous-régionales en Afrique centrale, n’ont pas aidé à améliorer la situation économique des pays membres ni à assurer la croissance durable et la libéralisation. La part du commerce intra régional dans le commerce total reste très inférieure dans l’activité économique. Ainsi, la CEMAC n’est pas parvenu à dynamiser les échanges à l’intérieur de son espace économique, avec la part la part du commerce intra régional la plus basse de tous les autres mécanismes d’intégration économique d’Afrique, soit moins de 2 %. D’un autre coté, il y’a des problèmes économiques et institutionnels à surmonter.

Les obstacles économiques incluent la forte dépendance de la plupart des pays membres vis-à-vis de l’exportation de produits de base, les règles d’origine strictes émanant des programmes de libéralisation du commerce et des infrastructures déficients. Les problèmes institutionnels comprennent notamment les tracasseries administratives et certains obstacles physiques, par exemple péages routiers, frais de transit et tracasseries administratives à la frontière et dans les ports. Ces obstacles majorent les coûts de transport et nuisent à la fiabilité des livraisons. D’autres problèmes sont dus à l’absence de coordination et d’harmonisation des politiques et des réglementations au niveau sous-régional, à la non-application des engagements pris et à l’appartenance des pays à des entités multiples.
Nombreux sont ceux qui suggèrent de plus en plus que la réponse de l’Afrique centrale face à la crise mondiale réside plus dans le renforcement des mécanismes d’intégrations économiques sous régionale et dans une plus large mesure régionale, que dans des manipulations monétaires en vue de favoriser des investissements en mal de débouchés.


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Culture: l’Afrique pleure Michael Jackson

Au cours de sa carrière, l’artiste a eu des liens très forts avec le continent

Sans surprise, le monde entier a été secoué par le décès du roi de la pop, Michael Jackson à l’âge de 50 ans, le 25 juin 2009 des suites d’un arrêt cardiaque à son domicile à Los Angeles aux Etats-Unis. Cette disparition subite a également bouleversé le continent africain, car nombreux sont ceux qui se souviennent de la venue de l’artiste plus d’une fois sur le sol africain. Après une tournée internationale en Australie et au Japon avec ses frères réunis encore au sein du groupe familial « Jackson Five », Michael débarque sur le vieux continent pour la première fois à l’aube de l’année 1974. Comme on sait bien le faire en Afrique, Michael et ses frères sont accueillis à l’aéroport de Dakar au Sénégal, à grand renfort de tam-tam, de trompettes, bref des percussions que manient majestueusement les danseurs traditionnels. Le groupe est bien sûr émerveillé et rend si bien cet amour incommensurable que lui donne les sénégalais et partant tous les africains, lors de 3 grands concerts qui se déroulent au stade Demba Diop et au théâtre national Daniel -Sorano. Après cette première expérience africaine totalement réussie, le continent occupe dorénavant une place de choix dans le c ur de Michael. 11 ans après, alors qu’il règne sur l’univers de la musique grâce à l’immense succès de son opus « thriller » qui pulvérise tous les records, Michael Jackson, artiste très sensible et au grand c ur, décide de mettre sa popularité au service des causes humanitaires.

Michael Jackson
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Michael Jackson au service de l’Afrique
Des problèmes tels la famine en Ethiopie minent le continent. L’artiste entame alors un ambitieux programme de collecte des fonds pour venir en aide aux populations en souffrance. Naît la chanson culte: we are the world. A l’écriture, Michael et Lionel Richie. Il réussi le pari de regrouper une cinquantaine de célébrités américaines au sein du collectif : USA for Africa, (United Support of Artists for Africa). La chanson est enregistrée à Los Angeles en 1985. Se succède derrière le micro les artistes comme Bruce Springsteen, Steve Wonder, Ray Charles, Tina Turner, Diana Ross. Selon Quincy Jones, le producteur du single, le but est double : réunir les fonds pour lutter contre la famine en Ethiopie, mais profiter aussi pour attirer l’attention des uns et des autres sur l’urgence de venir en aide aux populations qui souffrent. Le single est vendu à plus de 7 millions d’exemplaires. Plus de 50 millions de dollars américains sont également récoltés pour la cause. Mais Michael ne s’arrête pas là, dans les années 90, il visite plusieurs pays africains dont le Sénégal, l’Egypte, la Côte d’ivoire, la Tanzanie, Gabon… Il est accompagné dans cette tournée de près de 2 semaines, de ses frères et s urs. Il ne serait pas superflu d’estimer que le clan Jackson renouait ainsi avec leurs véritables origines, et venir sur la terre de leurs ancêtres devait être comme entrer au paradis après avoir erré dans l’enfer de l’inconnu. D’ailleurs, cette tournée africaine est baptisée: « Come Back To Eden », c’est-à-dire retour au paradis. Si les fans espéraient voir l’artiste sur scène, il n’en a rien été. En effet, Michael se présente non pas comme le roi de la pop qu’il l’est et le reste, mais plutôt comme un homme qui se soucie des conditions de vie de son peuple. L’humanité prend rapidement place sur l’artistique et son lot de frivolité. Aucune date de concert n’est arrêtée, Michael s’atèle à toucher du doigt les réalités africaines et se rend dans les écoles, hôpitaux et autres orphelinats. Au Gabon, fidèle à son habitude, le défunt président Omar Bongo ne manque pas de saluer l’action de l’artiste en le décorant. Il faudra attendre quelques années plus tard, pour que la pop star remonte sur les planches en Afrique. Cette fois, c’est la Tunisie, qui l’accueille. 60 000 personnes se ruent au stade d’El Mensah de Tunis pour ovationner l’artiste. 1997, ce sont plus de 200 000 spectateurs qui sont présents dans les différentes villes d’Afrique du sud lors de ses concerts. En 2004, il se rend à Washington et tente de mobiliser la communauté internationale ainsi que les décideurs américains, cette fois sur l’importante de lutter contre les ravages du Sida en Afrique. Emue, l’association des épouses des ambassadeurs africains aux Etats-Unis, remet une distinction à la star pour la noble cause qu’il défend.

Michael et l’Afrique, c’est aussi cette affaire qui l’a opposé au célèbre saxophoniste camerounais Manu Dibango qui l’a accusé d’avoir plagié sans son accord, un extrait du titre « soul makossa » dans son tube « Wanna be startin’ somethin’ ». Après des années de procédure, les 2 parties ont trouvé un arrangement à l’amiable selon Manu en 2009. Il reconnaît qu’avec la disparition de Michael Jackson, le monde perd un très grand artiste. Mais comme dit l’adage : un artiste ne meurt jamais !


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Niger: Mamadou Tanja s’accroche au pouvoir

Il compte modifier la disposition limitant le mandat présidentiel

Le Niger va-t-il enrichir le palmarès des pays africains où le nombre de mandats présidentiels est illimité ? C’est la question que l’on peut se poser au regard de la situation qui prévaut en ce moment au Niger. Au mois d’Aout le président compte bel et bien organiser le référendum afin de pouvoir briguer un troisième mandat à la tête du Pays. Les observateurs s’inquiètent sur les risques que court la démocratie, dont les fondements sont encore fragiles dans ce pays. Le tripatouillage de la Constitution aurait comme impact négatif la rupture du processus de rapprochement entre le pouvoir et les mouvements rebelles Touaregs qui écument le Nord du pays et la montée de tension au sein de l’opposition institutionnelle.ler 26 mai 2009, le président avait dissout le parlement à cause de son hostilité à ce projet. Dans la même mouvance, la cour constitutionnelle saisie par les partis politiques, les ONG, la société civile les syndicats avait annulé le 12 juin 2009, le décret du chef de l’état qui convoquait le référendum pour le 04 aout 2009.Le président Mamadou Tanja, avait ainsi accusé la cour constitutionnelle d’aller contre la volonté du peuple Nigérien.

Mais la grogne est de plus en plus perceptible au sein même du gouvernement où des voix discordantes se lèvent contre les choix du président. En outre le principal parti de l’opposition qui jusque là soutenait le président Tanja, vient d’annoncer le retrait de ses huit ministres du gouvernement. Selon les responsables de la Convention Démocratique et Sociale, cette décision est motivée par la différence d’appréciation entre le parti et le gouvernement notamment, sur la question du référendum constitutionnel. Le président Tanja a été élu en 1999 et 2004.Mais le chef de l’état signe et persiste. Il est apparu vendredi à la télévision nationale pour affirmer que la loi fondamentale lui conférerait certains pouvoirs, c’est – à-dire les possibilités de prendre des mesures exceptionnelles lorsque le fonctionnement régulier des pouvoirs publics est en danger. Pour lui, il s’agit de continuer à sauvegarder l’essentiel des fondements de la nation et de préserver les intérêts du peuple en toute circonstance.

Il est prêt à tout pour réussir son pari. En outre l’homme fort du Niger déclare que Je ferai usage, et cela sans faiblesse, de tous les pouvoirs que me confèrent les lois et règlements de la république en vue de trouver une solution à cette situation de blocage que certains sont malheureusement fiers de présenter comme le fruit de leur opération de sape. Mamadou Tandja dont le second et dernier mandat s’achève le 22 décembre prochain, compte rester à son poste, pour une période transitoire de trois ans avec à la clef une nouvelle constitution, qui va inaugurer la VIème République au Niger.

Le président contesté se livre ainsi à un véritable bras de fer avec son peuple qui pourtant l’avait hissé au sommet. En Afrique du Sud, Après Nelson Mandela et Thabo Mbeki, c’est Jacob Zuma qui a pris les rênes du pays pour un mandat de cinq années, renouvelable une fois, si les militants et sympathisants de l’ANC, lui renouvellent leur confiance dans les cinq prochaines années. Et la sortie de Thabo Mbeki, détenteur du mandat présidentiel, à quelques mois de la fin de son règne, est une véritable leçon de démocratie pour les dirigeants du continent. Agé de 71 ans, avec à la clef 10 années passées au pouvoir, soit deux mandats successifs de 5 ans, Mamadou Tanja ne songe toujours pas à passer le témoin à un éventuel successeur. Pourtant, le président devrait pouvoir lire les signes du temps.

Mamadou Tanja, président du Niger
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Environnement-Climat: Le Cameroun abrite une réunion des parlementaires africains

La dégradation du climat touche les rendements agricoles partout dans le continent

Partout dans le monde d’éminents scientifiques s’accordent à dire que la fin du présent siècle sera marquée par les problèmes liés au réchauffement climatique. De fait, on admet même déjà que de nombreuses régions dans le monde souffriraient de la dégradation du climat et de ses conséquences. L’Afrique n’est pas en reste dans cette vaste préoccupation. De nombreuses études tendent à démontrer que l’Afrique est le continent le plus vulnérable aux changements climatiques et commence à enregistrer les désastres du réchauffement climatique. Désertification, sécheresse persistante provoquant l’extinction de la flore et de la faune, forte inondation par endroit, surtout dans la zone ouest africaine cette année. Elévation du niveau des mers liée à la fonte des glaciers. Baisse considérable des rendements des terres.

C’est dans ce contexte que devaient se retrouver au sein de l’Assemblée nationale du Cameroun à Yaoundé, des parlementaires du Réseau Africain pour une Communauté Climatique d’Afrique de l’ouest et du centre (REPAC/AOC). Le thème retenu pour cette conférence était la sécurité climatique, les perspectives post-Kyoto et le développement durable de l’Afrique subsaharienne. Mais cette réunion a du être renvoyée pour la période du 24 au 30 août prochain à Cotonou au bénin. D’après le journal le Messager qui rapporte l’information, Raphaël Hanmbock le président de ce réseau justifie ce report par le fait que sans donner de véritable raison, l’assemblée nationale du Cameroun a décidé de ne pas abriter cette rencontre. Bien plus, une autre rencontre de même type et avec les mêmes objectifs se tiendra dans la période du 25 au 27 juin 2009. Elle est organisée par l’honorable Cyprian Awudu Mbaya, député du Social democratic front (Sdf) à l’Assemblée nationale et coordonnateur du réseau des parlementaires panafricains pour les changements climatiques(REPPACC). Cette situation a déplu à Raphaël Hanmbock qui estime que les enjeux de cette nature ne devraient pas souffrir du contrecoup des problèmes subjectifs et de leadership.

Quoiqu’il en soit les observateurs déplorent cette situation et pensent qu’en lieu et place des questions personnelles, les africains doivent clairement définir les défis et les objectifs qui les interpellent et leur peuples avec dans le cadre des changements climatiques. Il est question d’organiser une action de lobbying auprès des négociateurs, qu’ils soient des différents gouvernements ou de la société civile, afin que dans les dispositions du futur instrument, l’Afrique soit traitée avec équité. L’idée est de sortir de cette rencontre avec une position commune. Avec moins de 6% d’émission de gaz à effet de serre, l’Afrique est une véritable victime de la détérioration climatique. L’exemple du Cameroun où L’agriculture est sans conteste, l’un des secteurs le plus important de son économie, est assez illustratif. Reposant essentiellement sur la pluviométrie et ses diverses implications sur la fertilité des sols, la campagne agricole cette année 2009 a débuté avec un retard suite à celui des premières pluies.

Les modèles climatiques régionaux prédisent que la combinaison des facteurs que sont la hausse des températures, la baisse et l’irrégularité des pluies, la montée des eaux de mer, les situations extrêmes (inondations, sécheresses) résulteront inéluctablement en une réduction sensible de la production et de la productivité agricoles, une plus grande sensibilité des cultures aux attaques des ravageurs, une réduction des ressources en eau disponibles, une baisse de la fertilité des sols et de la productivité animale. Aussi, un impact considérable se fera-t-il ressentir sur la disponibilité de ressources humaines pour le secteur agricole, le nouvel environnement climatique créant les conditions favorables au développement de maladies déjà endémiques (paludisme, maladie du sommeil, méningite, etc.)

L’Afrique a donc une carte à jouer à Copenhague et ne devra pas se contenter d’aller assister au spectacle ou pire d’y arriver en rangs dispersés. Les changements climatiques restent un problème planétaire et les réponses à y apporter requièrent une vision partagée et une solidarité effective; les actions à mener doivent également se développer à partir d’approches aux différentes échelles et qui se renforcent mutuellement.


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Cameroun: Mathieu Youbi parle d’Africa Star

Le représentant de cette émission de téléréalité africaine s’est confié à JDC

Mathieu Youbi, vous êtes le représentant d’AfricaStar ici au Cameroun et vous gérez la plate forme des correspondants sur le continent. Nos lecteurs voudraient bien avoir une bonne connaissance de ce concept.
AfricaStar est un concept innovateur du continent africain, c’est une émission, un grand concours de chant et de musique qui a cette particularité et cette innovation de réunir plus de 20 pays du continent africain. C’est un concept créé par Claudy Siar que l’on ne présente plus et qui est fondamentalement africaniste et charlotte Delachaux, professionnelle de l’audiovisuelle pétrie de longues années d’expérience dans le déploiement des émissions de variétés tant en France qu’en Afrique. Ils ont constaté que l’audiovisuel africain manquait une émission fédératrice à l’instar de la coupe d’Afrique des nations de football, où les meilleures nations de football se retrouvent pour donner le meilleur d’elles mêmes. C’est partant de ce vide qu’ils ont décidé de créer une émission qu’on verra par exemple en même temps au Cameroun, en Côte d’Ivoire au Togo et à la même heure , sur un vaste réseau de chaîne d’Afrique et d’Européen qui valoriserait les jeunes talents africains et à les amener à mieux préparer, mieux affronter le dur métier d’artiste.

Quelles sont les conditions à remplir pour prendre part à Africa Star?
Tous ceux qui veulent participer à AfricaStar, doivent savoir qui ‘il faut d’abord participer aux castings dans les pays respectifs, réalisés par le réseau des correspondants qu’AfricaStar a dans chaque pays. Chaque pays organise son casting auquel prennent part les jeunes âgés entre 17 et 24 ans , voir plus . Il faut déjà avoir la fibre d’une star, avoir de l’ambition, et surtout bien interpréter le répertoire des artistes du continent africain et d’ailleurs

Mathieu Youbi
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Quelle est la finalité d’Africa Star?
Africa Star se veut quelque chose de Pédagogique. Les jeunes sont au contact de ceux qui incarnent le showbiz africain et de la diaspora. Vous savez ce n’est pas tous les jours qu’un jeune qui rêve de chanter se retrouve sur un même plateau qu’un Youssou Ndour, Singuila, ou d’un Koffi Olomidé. En outre, une fois au Gabon où se déroule l’évènement, on vous accompagne dans la production de votre uvre. Combien de chanteurs jeunes ou adultes ont des uvres aujourd’hui sous la main, mais qui malheureusement cherchent encore de producteurs. Avec Africastar vous assurez directement votre visibilité, qui aurait pu être obtenue au bout de 10 ou 15 ans en passant par d’autres voies. Les chanteurs comme Meiway disent avoir commencé par des concours de la chanson comme Africastar et Dieu seul sait ce qu’ils sont devenus aujourd’hui. Donc Africa Star au-delà, du concours de chant et de musique sur toutes les chaînes de télévision du continent, se veut aussi éducative, révélateur de talent. Je crois que c’est une aubaine pour les jeunes. Ici au Cameroun, et sur le continent. Il existe des concours de chants, mais qui n’ont pas de visibilité continentale. Africastar va résoudre ce type de problème.

Le concept est présent dans combien de pays du continent?
Nous visons 21 pays du continent africain, francophone et anglophone, autant que la coupe d’Afrique des nations de football. C’est pourquoi, un journaliste Ivoirien à dit à juste titre qu’Africastar est la coupe d’Afrique de la musique.

Un mot de fin …
Je voudrais d’abord remercier tous les correspondants qui travaillent sur le continent, c’est leur volonté , leur force et leur professionnalisme qui donnent corps à Africastar, remercier tous les jeunes qui croient à ce projet. En outre j’invite tous ceux qui, de près ou de loin, peuvent apporter quelque chose, à soutenir ce que Claudy Siar et Charlotte Delachaux font parce que c’est pour l’amour du continent africain, notre continent qui est aussi le leur, qu’ils ont mis sur pied cette initiative. J’invite donc toutes les chaînes de télévision du continent, les mécènes tous les sponsors à soutenir ce projet car AfricaStar c’est l’avenir de l’Afrique et bien sur un média comme le votre qui s’arrange toujours à être au fait des choses du Cameroun


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Culture: Africastar acte II, c’est bientôt !

Retour sur cette émission de télé réalité surnommée la coupe d’Afrique de la musique

Les aficionados de la culture en ont l’habitude : tout ce que Claudy Siar touche, se transforme en succès. Sans surprise, l’émission de télé réalité Africastar qui a débarqué sur nos petits écrans en 2008 avec le célèbre animateur sur Radio France Internationale (RFI) à la présentation, a rencontré immédiatement, un succès incommensurable. Son charme, son éloquence en passant par son éternel combat pour la valorisation des noirs, tout cela a permis à cette émission, d’occuper une place de choix dans l’univers très serré de ce type d’émission qui existe sur plusieurs chaînes africaines. Seulement, Africastar, outre Claudy Siar son présentateur vedette, c’est une grosse équipe qui travaille derrière. L’émission est produite par SCDC Production, et offre chaque année, la possibilité aux représentants des pays en compétition, l’occasion de démontrer leurs talents en chant et en danse. C’est d’ailleurs le plus grand concours de musique et de chant de l’Afrique francophone, dont la vocation se veut panafricaine, selon le comité d’organisation. Comme nous le soulignons plus haut, Africastar, c’est l’émission de télé réalité produite sur le vieux continent la plus regardée à travers le monde. En effet, l’émission est diffusée sur tout le réseau de CFI (Canal France International), soit sur environ 28 télévisions. Les téléspectateurs de France O, 3A télé sud,. ont également l’occasion de regarder cette émission au cours de laquelle, les candidats retenus après un casting dans leur pays d’origine, doivent prester en direct devant un jury. Ceux-ci peuvent interpréter une chanson de leur choix, tout comme celle imposée par les membres du jury. Bien sûr, les grosses pointures de la musique africaine voire de la diaspora, sont présentes à chaque édition pour soutenir les candidats qui disposent d’une période d’un mois, pour confirmer leur talent.


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Grandes innovations pour la saison 2
Après une première saison réussie couronnée par la victoire du jeune artiste camerounais Sidney, Africa Star va incessamment débarquer sur nos petits écrans pour le compte de la saison 2. C’est un très grand moment de télévision et de musique, qui est attendu avec beaucoup d’impatience, d’autant plus qu’on annonce de nombreuse innovations cette saison. Contrairement à 2008 qui avait vu la participation de 8 pays, 20 pays vont prendre part à ce concours en 2009. De même, le nombre des émissions de prime passe de 6 à 10. Les candidats devront se faire connaître au cours des 4 premières émissions, car dès la 6è, 2 candidats devront quitter l’aventure. Au cours de chaque prime, 3 candidats vont devoir exécuter des chants en duo, à côté de cela, l’autre moment fort sera sans doute la prestation d’une star internationale qui va interpréter volontiers, un titre en promotion.

Africa Star, c’est 37 chaînes de télévision déjà partenaires. Cette saison, l’émission va se dérouler une fois de plus à Libreville au Gabon, et sera diffusée au Cameroun sur Canal 2 international dès la mi-septembre 2009, le samedi à partir de 21h30.

Claudy Siar, présentateur vedette
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Gabon: Omar Bongo est-il mort?

Des sources ne s’accordent pas sur l’information qui fait état de la mort du président gabonais

Après 41 années passées à la tête du Gabon, Omar Bongo est mort dimanche des suites d’un cancer, a indiqué au Point une source proche de son entourage
Le Point.fr





Le Premier ministre gabonais, Jean Eyeghe Ndong, a déclaré dimanche soir ne pas avoir confirmation de la mort du président Omar Bongo, qui a été hospitalisé en mai près de Barcelone. (Reuters/Normand Blouin)Si une telle situation se produisait, je pense et je sais que la famille du président Bongo m’informerait tout naturellement. Ce n’est pas le cas au moment où je vous parle, a déclaré Jean Eyeghe Ndong à la télévision gabonaise. Dans le cas d’un décès du président, la constitution prévoit que la présidente du Sénat, Rose-Francine Rogombé, assume provisoirement l’intérim à la tête de l’Etat. Rogombé est membre du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir).

On se souvient que la présidence avait annoncé le 6 mai dans un communiqué qu’Omar Bongo Ondimba avait décidé le même jour la suspension momentanée de ses activités de chef d’État, et que de ce fait, toutes les audiences présidentielles seraient suspendues jusqu’à nouvel ordre.Selon ce communiqué, le président gabonais voulait « se ressourcer dans le repos » après avoir vécu pendant « plus de trois ans […] une épreuve particulièrement difficile avec la maladie de son épouse Édith Lucie Bongo Ondimba », décédée le 14 mars à Rabat, au Maroc. Le président Bongo n’est plus réapparu depuis en public au Gabon.

Depuis le 11 mai dernier, le président gabonais est hospitalisé dans un état grave mais stationnaire en Espagne, et non en France, sans doute du fait de l’affaire dite des biens mal acquis. Omar Bongo ferait simplement un bilan de santé, selon la présidence gabonaise, mais il serait atteint d’un cancer des intestins selon plusieurs sources. Le Conseil national de la Communication gabonais s’est lui indigné du traitement de l’information par les médias français « en diffusant des informations non officielles et alarmistes », des démentis repris par le Premier ministre français François Fillon.


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La CNUCED dans le développement du tourisme

Un séminaire de formation E-tourisme sera organisé à Ouagadougou du 8 au 12 juin

Outre la richesse de son patrimoine culturel et l’hospitalité de sa population, le Burkina Faso est au carrefour d’une région qui attire de plus en plus de touristes. Ce pays d’Afrique de l’Ouest dispose donc d’un certain nombre d’atouts touristiques qu’il convient d’exploiter pour lutter contre la pauvreté. C’est dans le cadre d’une démarche globale en Afrique de l’Ouest que la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) organise un séminaire de formation au tourisme électronique, ou E-tourisme, à Ouagadougou du 8 au 12 juin à l´attention des décideurs et des professionnels d´organismes publics et privés du secteur touristique.

Les experts de la CNUCED présenteront des outils relevant des technologies de l´information et de la communication (TIC) susceptibles d´étayer l’offre touristique burkinabè et d´élaborer un plan d´action concret de gestion et de promotion de ce type d´activités. Le recours aux TIC et l´utilisation d´Internet permet de valoriser des destinations touristiques, de favoriser le développement de partenariats publics et privés et de développer les connaissances des professionnels quant aux différentes possibilités de promotion, de positionnement et de commercialisation. Il offre aussi la possibilité d´évaluer et de choisir les modèles de gestion les mieux adaptés au contexte burkinabè; et, ce faisant, de donner plus de visibilité à la destination  » Burkina Faso  » sur Internet.

Le séminaire formera en particulier les participants à l´utilisation d´un logiciel libre fourni et développé par la CNUCED qui constitue le premier élément d´une plateforme touristique électronique. Il les mettra également en situation à travers une confrontation interactive et dynamique associant les aspects théoriques et pratiques (discussions, études de cas, échange des meilleures pratiques, simulations et exercices d´application) afin de les amener à mieux comprendre les enjeux concrets liés au tourisme électronique. En 2004, la CNUCED a lancé l´initiative E-Tourisme afin d´aider les pays les moins avancés à prendre en charge la promotion de leur tourisme par le biais des TIC. Dans le cas du Burkina Faso, il s´agit d´aboutir à l´élaboration d´un modèle de développement autonome et adapté de sorte que le tourisme devienne un secteur porteur économiquement et socialement au profit des populations locales. Les effets d´entrainement et les retombées d´un tourisme géré par et pour les burkinabè sont immenses, en particulier en termes de réduction de la pauvreté et de valorisation du patrimoine culturel.

Burkina Faso
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Gabon: Confusion sur la santé d’Omar Bongo

Les informations divergent sur l’état de santé du président gabonais Omar Bong, 73 ans

Les informations divergent sur l’état de santé du président gabonais Omar Bongo. Selon des sources espagnoles, le doyen des chefs d’Etat africains serait hospitalisé dans un état sérieux. Une information démentie par la présidence gabonaise : Omar Bongo prend quelques jours de repos en Espagne où il fait un bilan de santé complet. Si tous confirment que le président gabonais est hospitalisé dans une clinique à Barcelone en Espagne, des interrogations subsistent sur l’état de santé d’Omar Bongo. Selon des sources espagnoles, le doyen des chefs d’Etat africains se trouverait dans un état sérieux mais stable compte tenu de la gravité de sa maladie.

Le président gabonais Omar Bongo a été hospitalisé il y a une dizaine de jours à la clinique Quiron à Barcelone en Espagne et souffrirait d’un cancer intestinal, si l’on se réfère aux journaux espagnols. Ce jeudi matin dans son édition en ligne, Le journal catalan La Vanguardia donne la même information soulignant que M. Bongo souffre d’une « grave tumeur » sans autre précision. Le journal cite le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos, qui a indiqué que le président gabonais « va très mal ». Il est accompagné à Barcelone de membres de son entourage, dont sa fille, Pascaline Bongo. Au Gabon les sources officielles disent que le président a « subi une intervention chirurgicale ces derniers jours » mais qu’il « va mieux ».

On se souvient que la présidence avait annoncé le 6 mai dans un communiqué qu’Omar Bongo Ondimba avait décidé le même jour la suspension momentanée de ses activités de chef d’État, et que de ce fait, toutes les audiences présidentielles seraient suspendues jusqu’à nouvel ordre.Selon ce communiqué, le président gabonais voulait « se ressourcer dans le repos » après avoir vécu pendant « plus de trois ans […] une épreuve particulièrement difficile avec la maladie de son épouse Édith Lucie Bongo Ondimba », décédée le 14 mars à Rabat, au Maroc. Le président Bongo n’est plus réapparu depuis en public au Gabon.
Récemment, les médias français avaient révélé l’important patrimoine immobilier de sa famille. La justice française est actuellement saisie d’une plainte d’ONG qui accuse M. Bongo de posséder en France des biens immobiliers de luxe financés par de l’argent public détourné.

Omar Bongo, président du Gabon
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Tchad: L’armée d’Idriss Deby repousse les rebelles

Plusieurs sources font état d’un net recul des hommes de l’Union des forces de résistance

L’armée tchadienne semblait dimanche avoir remporté les combats dans l’Est du Tchad et réussi à repousser les rebelles. Selon une source militaire française de l’AFP, le président tchadien affirmait dimanche être dans une phase finale. Il y aurait toujours d’après AFP une reconcentration de colonnes (de rebelles) dans le sud-est, le long de la frontière soudanaise, qui semblait indiquer que la rébellion quitte le pays. Les rebelles tchadiens qu’on soupçonne venus du Soudan sont entrés au Tchad le 4 mai avec pour objectif affirmé de prendre N’Djamena et de renverser le président Idriss Deby Itno. Dimanche, la télévision nationale passait en boucle les images de la victoire contre les rebelles avec des commentaires en forme d’éloge de l’armée tchadienne d’après une source joint à Kouséri, ville camerounaise frontalière du tchad.

On pouvait y voir notamment les corps de combattants tués à Am-Dam et les prisonniers faits pendant cette bataille qui s’est déroulée jeudi à 100 km au sud d’Abéché, grande ville stratégique très loin à l’est du pays. Dès samedi après-midi, le ministre tchadien de la Défense par intérim, Adoum Younousmi, aurait affirmé que le Tchad avait remporté une victoire décisive sur les rebelles dans les combats de jeudi et vendredi. Pourtant les deux parties se sont livrées à une bagarre des chiffres. Dans la capitale, où les habitants ont exprimé leur soulagement, la vie suivait son cours.

Les rebelles eux continuent d’affirmer qu’ils continueront le combat. Ce n’est pas fini. Nous nous regroupons, on s’occupe des blessés, on se prépare, aurait affirmé dimanche un membre de l’Union des forces de la résistance (UFR, coalition des principales factions de la rébellion). La situation est calme ce matin, mais vous verrez ça va reprendre. N’Djamena peut dire ce qu’elle veut mais ce n’est pas terminé. Les bilans donnés par les autorités sont faux, a ajouté cette source. Quand on regarde les images diffusées à la télévision, on voit beaucoup de soldats de l’armée tchadienne et le gouvernement présente tous ces morts comme des rebelles, a-t-elle dit. Cette source estime aussi que les analyses militaires françaises parlant de la victoire de l’armée régulière reposent sur des observations parcellaires. Commentant les combats des derniers jours, la source militaire française a estimé que l’armée tchadienne s’était montrée « très organisée » et qu’elle avait « su canaliser l’adversaire ». Il faut rappeler que la France compte 1.100 soldats stationnés au Tchad dans le cadre du dispositif Epervier, opération française lancée en 1986 au titre d’un accord bilatéral. Ce dispositif fournit notamment à l’armée tchadienne des renseignements obtenus par surveillance aérienne.

Sur le plan diplomatique, le président tchadien Idriss Deby Itno a affirmé samedi dernier qu’il envisageait de rompre les relations diplomatiques avec Khartoum « le moment venu ». Il a aussi manifesté sa volonté de « fermer les Centres culturels soudanais » et de « reprendre les écoles soudanaises ». Car les enseignants de ces écoles d’après lui seraient des agents de renseignement du Soudan. Il affirme aussi son total soutient pour la CPI », la Cour pénale internationale qui a lancé un mandat d’arrêt international contre le président soudanais Omar el-Béchir pour crimes de guerre au Darfour. Dans la foulé, il reproche aussi l’Union africaine son incapacité à trouver des solutions.
Un leader de la rébellion tchadienne, Mahamat Tourki Nouri, a réagi samedi aux nombreuses condamnations par la communauté internationale de l’offensive rebelle. Pour lui Deby est le malfaiteur principal dans cette crise qu’il a créée et anime. Le Conseil de sécurité de l’ONU à son habitude s’est limité à condamner à l’unanimité l’offensive des rebelles tchadiens dans une déclaration rédigée par la France. Le Conseil exige que les groupes armés rebelles cessent immédiatement la violence.

Idriss Déby Itno, président tchadien
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Législations: Campagne de promotion pour l’OHADA au Caire

Une conférence a été organisée à la faculté de droit de l’Université du Caire dans le but de faire connaître l’OHADA

L’initiative est d’Alexandre Paulin de l’IDAI qui en présence des Ambassadeurs de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Niger Dr Alhousseini Mouloul, Vice-président de l’UNIDA, et d’autres délégations, a présenté le constat des avancées de l’OHADA. Mais malgré une avancée, dynamique et riche, favorisant les affaires sur le continent africain, on relèvera que l’OHADA (Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires) se heurte encore à des problèmes de différents ordres.

Historiquement, l’OHADA est née de la volonté des Etats membres de la zone franc, avec l’appui soutenu de la France, de vaincre l’insécurité juridico-judiciaire qui condamne aujourd’hui le continent africain à rester l’une des zones les moins courtisées par les investisseurs étrangers. Le projet remonte en fait à avril 1991, date à laquelle ces Etats décidèrent d’organiser une réflexion sur la faisabilité d’un projet de mise en place progressive d’un droit harmonisé des affaires afin de rationaliser l’environnement juridique des entreprises. Le traité OHADA fut ensuite signé à Port Louis (Ile Maurice) le 17 octobre 1993 par quatorze Etats africains membres de la zone franc (Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, République centrafricaine, Congo, Côte d’Ivoire, Guinée équatoriale, Gabon, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo). La question de l’abandon de souveraineté a été, comme on peut l’imaginer, au c ur des procédures de ratification. Malgré cela, le traité a été ratifié par tous les Etats signataires et est entré en vigueur le 18 septembre 1995. En juillet 2002, les Comores et la Guinée ont rejoint l’OHADA qui reste, aujourd’hui, ouverte à tous les pays du continent pourvu qu’ils aient l’accord des Etats membres.

Concrètement, l’OHADA a pour objet l’harmonisation du droit des affaires par le truchement d’un droit communautaire et l’institution d’un système unique de contrôle et de règlement des différends. Trois institutions principales ont été créées pour atteindre ces objectifs: le législatif : un Conseil des Ministres, composé des Ministres de la Justice et des Finances des Etats membres, adopte les lois OHADA (dénommée Actes Uniformes, qui doivent être intégrées immédiatement au système juridique interne de chaque Etat. Le judiciaire : la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA) est supposée régler les différends concernant l’application des lois OHADA en s’assurant que les textes sont appliqués de façon uniforme dans toute la région concernée. L’exécutif: il est représenté par un secrétariat permanent et sert le Conseil des ministres. En plus, une Ecole régionale supérieure de la magistrature a été mise en place afin d’assurer la formation des magistrats et auxiliaires de justice au droit OHADA.

Cependant, quatorze ans après la mise en place de cette organisation, son avancée dans l’intégration juridique de l’Afrique centrale et de l’Ouest reste bien timide. A en juger par les avis des avocats, notaires, ministres et dirigeants de banques internationales des Etats membres, on s’aperçoit que le droit communautaire OHADA est généralement considéré comme un droit foncièrement bon, mais peu adapté aux réalités du terrain. Normal car, calqué bien plus sur les avancées juridiques du droit français que sur la réalité locale des échanges. Aussi le traité supranational est constamment violé: la CCJA (Cour Commune de Justice et d’Arbitrage) est la plupart du temps court-circuitée par les Cours de justices nationales qui n’entendent pas se défaire de leurs compétences si facilement. Les problèmes de formation persistent, dans la mesure où peu de juristes sont familiarisés avec un droit souvent méconnu, créé par une organisation qui n’est pas médiatisée et qui reste très éloignée des populations. De plus, les textes juridiques sont souvent mal ou non traduits dans les langues officielles parlées dans les Etats parties (à savoir le français, l’anglais, l’espagnol et le portugais). Le système n’est donc pas assez compréhensible pour les Africains, ce qui a laissé dire à Henri Job, un avocat au barreau du Cameroun, ses limites poussées à leur extrémité qui pourraient devenir une entrave réelle au développement économique de la sous région.

Pourtant, l’OHADA reste un sujet d’encouragement et d’optimisme, qui a souvent obtenu le soutient de la banque mondiale. Celle-ci a en effet financé en 2005, une mission d’évaluation globale de l’application du droit OHADA dans les seize Etats parties afin de permettre à l’organisation africaine de pallier aux manques et défauts des Actes Uniformes et de porter le projet des Africains à maturité. L’OHADA constituant un mode d’association original, dans lequel l’idéal panafricain a un rôle à jouer. Selon Abdoullah Cissé, professeur de droit à l’Université Gaston Berger (Saint-Louis, Sénégal), le fédéralisme est l’avenir de l’Afrique. L’un des enjeux du Club OHADA du Caire est de convaincre le Gouvernement égyptien d’adhérer à cette organisation.


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Sénégal: Coup de force des Wade

Abdoulaye Wade remanie son gouvernement en renforçant sa main mise et place son fils en orbite

Le président sénégalais s’y est pris de façon directe pour montrer l’ambition affichée de placer son fils en orbite dans le rude univers politique sénégalais. Ce weekend a vu s’opérer des changements important. En effet, le 6è Premier ministre de l’ère Wade a pris fonction ce samedi. Les analystes s’accordent déjà à relever que six, c’est plus que sous les présidents Senghor et Abdou Diouf réunis en plus de trente ans de pouvoir. Souleymane Ndéné Ndiaye, jusqu’alors ministre d’Etat, ministre de l’économie maritime et des pêches, a succédé à Hadjibou Soumaré qui a demandé au président Wade de le décharger de ses fonctions pour convenance personnelle. Le président Wade avait promis, après le revers électoral de son camp aux élections locales, d’en tirer les conséquences. Il a trouvé son nouveau premier ministre parmi ses plus proches en politique. Avant ses fonctions ministérielles, Ndiaye a été porte-parole, puis directeur de cabinet du chef de l’Etat. C’est un politique, un militant de toujours du parti présidentiel, le Parti démocratique sénégalais qui succède au technicien Soumaré.

Le nouveau Premier ministre est l’un des rares ministres sortants à avoir conservé son mandat de maire. Des commentateurs on voulu y démontrer un geste de récompense du président. Mais on se souvient aussi qu’il avait été le seul du camp présidentiel à dire publiquement qu’il n’était pas question pour lui de se ranger derrière le fils du président, Karim Wade, quand sa mise en orbite avait été évoquée. L’incompréhension est plus forte lorsqu’on se souvient que l’ancien président de l’assemblée nationale, Macky Sall, a été évincé de son poste pour avoir invité Karim Wade à être auditionné par le Parlement sur les infrastructures réalisées dans le cadre de l’organisation de la Conférence islamique, ce n’est pas un tel destin qui pouvait être promis au téméraire. C’est peut être justement que Wade a tiré des leçons de l’épisode Macky. Sorti du parti, comme Idrissa Seck, Macky a contribué à la défaite électorale présidentielle. Le président ne pouvait, alors que le total des voix de son camp a fait moins de 40% de l’électorat, à trois ans de la prochaine présidentielle, se permettre de se couper de nouvelles forces. La logique de la sanction subordonnée dans le choix de Ndiaye, ne se retrouve pas toujours dans la composition du gouvernement. Parmi les ministres battus aux élections locales, certains sont restés, d’autres évincés.

Parmi les personnalités qui ont subi un échec lors des dernières élections, certains ont quand même fait une entrée au gouvernement. Karim Wade est l’un d’eux. Il est même sorti en grand gagnant de ce remaniement. Ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures. Un portefeuille hybride qui correspond aux domaines dont il avait déjà la charge sans en avoir l’attribution. La première mise en orbite du fils par la mairie de Dakar n’ayant pas fonctionné, le père de président tente une deuxième solution. Il a trois ans pour convaincre les électeurs qu’il a d’autres qualités que filiales. Le nouveau gouvernement qui n’a pas su être réduit, compte 30 ministres dont 9 ministres d’Etat et 3 ministres délégués. Il compte quinze entrants et treize sortants outre le Premier ministre. Dans le même temps, Wade a fait le ménage à la présidence. 34 proches collaborateurs, dont trois ministres d’Etat, onze ministres conseillers et vingt autres conseillers spéciaux, techniques et chargés de missions, ont été remerciés. Pour les Wade c’est trois ans de grâce en plus.

Abdoulaye et Karim Wade
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Benoît XVI en Afrique: Des étudiants africains dont des camerounais remercient le Pape

Réunis pour l’Opus Dei à Rome, ils ont été reçus par Benoît XVI. Voici le courrier!

4 300 étudiants et étudiantes, originaires de 200 universités du monde entier sont réunis à Rome pour vivre la Semaine Sainte dans la Ville Eternelle. C’est une initiative de L’Opus Dei. Présent dans 61 apys, l’Opus Dei est une institution de l’Eglise catholique fondée par l’espagnol saint Josémaria Escriva de Balaguer. Sa mission consiste à diffuser l’idée que le travail et les circonstances ordinaires sont une occasion de rencontrer Dieu, de servir les autres et de contribuer à l’amélioration de la société. L’Opus Dei collabore avec les églises locales, en proposant des moyens de formation chrétienne (des cours, des retraites, un accompagnement spirituel), à l’attention des personnes qui désirent renouveler leur vie spirituelle et leur apostolat. A l’issue de l’audience générale de mercredi 8 avril, des étudiants africains ont remis une lettre de remerciements au Pape pour son récent voyage en Afrique. Des étudiants qui représentent de nombreux pays du continent comme la République Démocratique du Congo, le Kenya, le Soudan, le Rwanda, le Cameroun ou encore le Nigéria. Cette lettre exprime leur honneur d’avoir reçu le Saint Père et le remercie également d’être venu les écouter et leur parler.

Saint Père,

Au nom de tous les jeunes africains, nous vous remercions de tout c ur pour votre récent voyage en Angola et au Cameroun, et en particulier pour les paroles que vous nous avez adressées au stade Dos Coqueiros de Luanda. Merci de nous avoir manifesté une telle compréhension, face aux attentes, aux joies, aux craintes et aux souffrances de notre continent.

Merci pour le courage et la clarté avec lesquels vous vous êtes fait le porte-parole de l’Afrique, y compris face aux pays riches, réunis il y a quelques jours en Europe, à Londres. Au cours des semaines qui ont suivi votre voyage, vos paroles sur la nécessité d’une éthique publique se sont converties en un point de référence pour la vie sociale de nos pays.

Parfois, lorsque les africains lisent les journaux de ce que l’on appelle le « nord du Monde », ils se sentent incompris, dévalorisés, parfois même manipulés de la part de quelques-uns. En revanche, lorsque vous nous dites que l’Afrique « est le continent de l’espérance », votre Sainteté a montré qu’elle nous fait confiance, et elle nous a apporté un message d’encouragement.

Merci également Saint-Père, pour les paroles exigeantes que vous nous avez adressées, et pour votre invitation à nous engager personnellement dans l’éducation, le service des autres et dans la lutte contre la corruption. Dans cette exigence, nous voyons également l’estime et le respect du Pape à notre égard. Nous n’oublions pas que vous nous avez dit que le chemin pour transformer notre continent commence par la rénovation de notre c ur.

Merci d’avoir bien voulu être avec nous, pour nous écouter, nous indiquer le chemin et pour avoir remué nos consciences. Au nom de tous les étudiants et étudiantes, et de tous les jeunes africains, nous voulons dire au Pape que nous mettrons toutes nos forces au service de l’Afrique, pour la transformer avec patience et constance, en travaillant pour les générations futures.

Pour tenir cet engagement, nous comptons sur la prière et la confiance du Pape.

Benoît XVI a salué les 4 300 étudiants des 200 universités qui participaient cette semaine à Rome au Congrès international UNIV, promu par la prélature de l’Opus Dei ; il leur a dit :

Chers amis, je vous encourage à répondre avec joie à l’appel du Seigneur pour donner un sens à votre vie, dans vos études, dans les rapports avec vos collègues, en famille et dans la société. Beaucoup de grandes choses, disait saint Josemaría Escrivá, dépendent de ce que, toi et moi, nous nous comportions selon la volonté de Dieu. Ne l’oublie pas. C’est un enseignement important qu’il faut méditer.
Benoît XVI, Pape
Benoît XVI, Pape
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France-Afrique: Ségolène Royal provoque la polémique en France

Après le « pardon » à l’Afrique suite au discours de Dakar de Nicolas Sarkozy le 26 juillet 2007

. Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles…
Nicolas Sarkozy, président français, 26 juillet 2007 à Dakar

Nicolas Sarkozy avait suscité une émotion, le 26 juillet 2007, à l’occasion de son premier déplacement en Afrique subsaharienne, en évoquant notamment « le drame de l’Afrique, (qui est) que l’Homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire » ou « le paysan africain qui (…) ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles ». Des intellectuels ont publié depuis plusieurs livres en riposte à ces propos, résultant selon eux d’une vision manichéenne, raciale et paternaliste » de l’Afrique. Ségolène Royal semble avoir suivi cette voie lorsqu’elle déclare devant plus de 500 personnes réunies au siège du Parti socialiste sénégalais. « Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes et qui n’auraient jamais dû être prononcées et – je vous le dis en confidence – qui n’engagent ni la France, ni les Français », a-t-elle ajouté. « Bien évidemment, vous avez fait l’Histoire et vous continuez à la faire et vous l’avez faite bien avant la colonisation, pendant, avant et depuis. Et c’est avec vous que nous allons construire notre avenir » a insisté Mme Royal. « Pardon pour le passé, merci pour le passé », a-t-elle poursuivi, 161 ans après l’abolition définitive de l’esclavage en France et 49 ans après l’indépendance du Sénégal, ex-colonie française.

. Quelqu’un est venu ici vous dire que l’Homme africain n’est pas entré dans l’Histoire. Pardon pour ces paroles humiliantes et qui n’auraient jamais dû être prononcées et qui n’engagent pas la France. Car vous aussi, vous avez fait l’histoire, vous l’avez faite bien avant la colonisation, vous l’avez faite pendant, et vous la faites depuis…
Ségolène Royal, ex candidate socialiste à la présidence française, 6 avril 2009 à Dakar

Ses propos lui ont valu une salve de critiques. Le secrétaire d’Etat à la Coopération Alain Joyandet a qualifié mardi les paroles de Mme Royal de « choquantes, irresponsables et antidémocratiques ». Pour Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, on peut « douter de la sincérité de Mme Royal » qui exploite, selon elle, les malentendus nés du discours de Nicolas Sarkozy. « Ces malentendus-là sont aujourd’hui instrumentalisés par Ségolène Royal dans un jeu politicien qui n’est pas très honorable ». Cependant c’est une polémique que ne comprennent pas beaucoup de commentateurs en Afrique. Mme Royal a eu le courage elle de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Dans l’opinion publique africaine, on désapprouve fortement l’attitude d’un président français qui pour une première visite a insulté les africains et qui pour une deuxième donne des leçons de coopération économique. De nombreux occidentaux ont souvent pensé que l’africain ne fait pas de polémique par faiblesse, stupidité ou même admission des situations qu’il peut vivre, mais certainement en toute erreur.

Ségolène Royal en boubou à Dakar
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Lutte contre le sida: la CEMAC s’implique dans le jeu

Le mois dernier s’est tenue à Yaoundé la deuxième édition du forum régional des jeunes de la zone CEMAC

D’après des rapports de l’ONU SIDA rendus publics en 2007, le VIH infecte plus de 6.800 personnes et plus de 5.700 personnes meurent du sida, essentiellement du fait de la difficulté d’accès réel aux services de prévention et de traitement de l’infection à la maladie. D’après des données fiables l’Afrique subsaharienne serait la région la plus touchée et le Sida y serait une des causes de mortalité. En 2007 on a estimé à 2,1 millions le nombre de personnes mortes de Sida dans le monde. 76% d’entre eux sont en Afrique subsaharienne. Au Cameroun, au Tchad et en RCA ce taux de prévalence serait respectivement de 55%, 3,3%, 6,2%. Mais toujours d’après la même source, un changement progressif de comportements est de plus en plus observé chez les jeunes. Les efforts de prévention semblent avoir entraîné des modifications d’attitudes dans diverses circonstances. Toutefois l’Afrique Centrale à travers ses jeunes vit un problème de sous information du au manque d’éducation sexuelle en famille et aux pratiques socio culturelles qui ont contribué à favoriser la propagation chez les jeunes filles.

C’est pour faire face à cette situation que les pays membres de la Communauté des Etats Membres d’Afrique Centrale (CEMAC), ont à travers l’OCEAC proposé une riposte dans la lutte contre le sida. Ainsi en partenariat avec la banque allemande de développement, il a été mis sur pied un projet de prévention du VIH/Sida qui cible les jeunes âgées de 15 à 24 ans. La première phase qui s’est étalé de 2008 à 2006 avait connu la participation de trois pays dont le Cameroun le Tchad et la RCA. Le projet dans sa vision de développement d’approches régionales en vue d’apporter une réponse au Sida a entrepris à travers les associations de marketing social et autres partenaires la mise en place d’une stratégie sous régionale appelée Forum Régional des Jeunes de la zone CEMAC en lutte contre le Sida :(le FREJES), qui est fondé sur un développement progressif dans les pays couvert, d’un paquet minimum d’activités pouvant permettre aux jeunes de s’impliquer de manière active et singulière dans la politique de réponse au virus.

Ce paquet minimum que l’on a souvent expérimenté à travers le vocable 100%jeunes, 100% réglo renferme des activités qui reposent sur
A l’occasion du premier FREJES qui s’était tenu en décembre 2007 à Bangui, le thème central était jeunes réglos et innovation dans la lutte contre le sida. Les deuxièmes assises qui se sont tenues à Yaoundé étaient focalisées sur le thème comment gérer les piliers du FREJES et atteindre des résultats probants dans la sensibilisation et l’encadrement des jeunes pour des comportement plus responsables face aux IST-VIH-SIDA ?, l’objectif général étant de permettre à tous les acteurs de la zone CEMAC la gestion des 5piliers et de ses diverses composantes. D’autres objectifs ont eux aussi sous-tendu ces assises à sa voir: évaluer le niveau de mise en application des recommandation des dernières assises, la mise en route d’une politique d’uniformisation des messages de prévention contre le sida, la promotion par l’excellence de la riposte des jeunes face au VIH par des prix annuels CEMAC, le partage des expériences des pays de la sous région et bien d’autres.
Les participants ont été satisfaits la plupart des résultats recherché ont été atteint. Enfin, de nouveaux pays ont été introduits à l’instar du Congo du Gabon et de la Guinée Equatoriale


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Can-cadet 2009: Les camerounais tombent devant le pays organisateur

C’est sur le score de 1 but contre 0 que s’est soldée la rencontre entre l’Algérie et le Cameroun

Les camerounais n’ont pas pu prendre le dessus hier 19 mars 2009 sur l’Algérie, pays hôte de la huitième édition de la coupe d’Afrique des Nations (Can) des moins de 17 ans. D’entrée de jeu dans cette compétition africaine qui s’achève le 3 avril prochain, les deux sélections se sont séparées sur un score étriqué de un but contre zéro.
Les poulains d’Anatole Abé’e n’ont pourtant pas démérité. Dès le coup d’envoi de la partie, le match était dominé par le capitaine Armand Ngaleba Ndongo et ses camarades. Mais à la 21ème minute du match, contre toute attente, c’est Bendahmane qui ouvre le score pour le compte de l’équipe algérienne. Malgré ce but, les Lionceaux cadets ne lâchent pas prise. Ils continuent d’attaquer. Malheureusement, à la 35ème minute du match, l’arbitre central de la partie, le ghanéen Joseph Lamptey expulse le défenseur Thierry Onana sur un geste d’anti-jeu. Ce qui déstabilise psychologiquement les Lionceaux cadets du Cameroun. La première mi-temps s’achève sur le score de 1-0.

Dès la reprise de la deuxième période du match, les poulains d’Anatole Abé’e se relancent avec fougue dans le match. Mais, ils se heurtent à une défense algérienne bien regroupée autour de son gardien de but, Merzouki Abdenour. C’est finalement le score d’un but à zéro qui séparent les deux équipes au détriment de la sélection cadette du Cameroun.
Pour la suite de la compétition, les Lionceaux cadets vont affronter dimanche prochain la sélection cadette gambienne. En rappel, la Gambie est détentrice du trophée. Et elle a eu raison hier de la Guinée sur le score d’un but à zéro. Pas d’erreur donc pour les Lionceaux du Cameroun, qui doivent tout faire pour prendre le dessus au risque de quitter très tôt cette compétition africaine.


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Cameroun : Benoît XVI en phase avec Yaoundé

Le souverain pontife qualifie le Cameroun d’un pays béni

Le Cameroun est en haut depuis hier, avec l’arrivée du pape Benoît XVI à Yaoundé,la capitale. Hier mardi à l’aéroport international de Nsimalen, c’était une ambiance festive qui a battu son plein. Le chef de l’état Paul Biya,son épouse Chantal,les autorités administratives et traditionnelles,le premier ministre et les membres de son gouvernement, ont tenu à réserver un accueil chaleureux à sa sainteté le Pape Benoît XVI qui foulait pour la première le sol camerounais.Je suis très heureux de me retrouver ici avec vous sur la terre d’Afrique pour la première fois depuis mon élection au siège de Pierre a dit le pape dans son discours de circonstance devant une foule nombreuse composée de fidèles de tout bord. Benoît XVI a reçu tous les honneurs dignes de son rang et de sa personnalité. Escorté plus qu’un chef d’état,son parcours de l’aéroport de Yaoundé Nsimalen à la nonciature a été vécu par la plupart des Yaoundéens comme un véritable rêve


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C’est donc à juste titre que sa sainteté Benoît XVI a parlé du Cameroun comme étant un pays béni,un pays dans lequel les évêques,les prêtres, les religieux,les fidèles laïcs du continent, auront,au cour de ce séjour papal,à se reconsacrer à la mission de l’église,d’apporter l’espoir dans les c urs des peuples de l’Afrique même de tous les peuples à travers le monde. Le pape a également qualifié le Cameroun comme étant une terre d’espérance pour beaucoup d’hommes et de femmes de cette région centrale de l’Afrique. Le pays de Paul Biya accueille constamment des milliers de réfugiés des pays en crise, c’est aussi une terre de paix reconnaît Benoît XVI, une terre de la vie où le gouvernement parle clairement pour la défense des droits des enfants à naître. C’est d’ailleurs cet esprit de paix qui a guidé le président Paul Biya à opter pour une diplomatie concertée dans le règlement pacifique du conflit frontalier avec le voisin nigérian sur la péninsule de Bakassi.

Le Cameroun est un pays doté d’une population jeune, pleine de vitalité et décidée à construire un monde plus juste et paisible remarque le très saint père pour qui, même parmi les plus grandes souffrances,le message chrétien est toujours porteur d’espoir. Ensuite dira le pape,devant la souffrance ou la violence,la pauvreté ou la faim,la corruption ou l’abus de pouvoir,un chrétien ne doit pas rester silencieux.Le pape n’a pas manqué de fustiger le commerce des enfants,véritables esclaves dans une Afrique où le Sida continue encore de faire des ravages dans les familles. Il est donc primordial que le message salvifique de l’évangile soit proclamé haut et fort afin que la lumière du christ brille dans les ténèbres que vivent les peuples.

Ce mercredi matin 18 mars 2009,le pape a rendu une visite de courtoisie au chef de l’état Paul Biya,au palais de l’unité.Au tour de 11 heures,le pape a rencontré les évêques du Cameroun à l’église Christ Roi de Tsinga. Le programme prévoit en après midi, la célébration des vêpres à la basilique mineure Marie reine des Apôtres de Mvolyé en présence du chef de l’état Paul Biya. Juste après cette célébration, le pape retournera à la nonciature, en attendant la journée de demain jeudi 19 mars 2009 qui sera marquée par la messe pontificale au stade Ahmadou Ahidjo et la rencontre avec le monde de la souffrance au Centre National de Réhabilitation des Handicapés d’Etoug Ebé à Yaoundé.


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Cameroun: Emancipation, la femme du nord cherche encore sa voie

Malgré la célébration d’une journée de la femme, le parcours pour l’émancipation des femmes du nord est encore long

Non pas que les objectifs ont été atteints dans toutes les autres parties du Cameroun, on devrait relever que la situation des femmes du nord du point de vue des critères d’émancipation actuels mérite qu’on s’y attarde en vue d’un état des lieux. Il n’est pas question de verser dans le grand débat sur les civilisations. Si l’on admet que vivre de manière intégré c’est respecter les dynamiques de son environnement, le constat sera donc aisément fait que la femme du nord du Cameroun est encore la victime d’un certain retard.

Tout d’abord au plan de l’éducation, on note que la sous scolarisation et la déscolarisation de la jeune fille se posent encore avec sérieux. Selon des statistiques publiées en 2008 par l’Unicef (Organisation des nations unies pour l’enfance), le taux de scolarisation de la jeune fille des trois régions septentrionales du Cameroun culmine à 54% (contre 59% pour les garçons). En l’an 2000, il était de 33%. Autrement dit, pour 100 enfants en âge scolaire, 60 garçons vont à l’école aujourd’hui contre 40 filles. Des taux qui sont en dessous de la moyenne nationale. Malgré les campagnes de scolarisation des filles menée par le gouvernement en partenariat avec l’Unicef, des poches de résistance subsistent. Les causes de ceci peuvent se retrouver dans les germes d’une société qui ne s’intègre pas encore totalement avec les valeurs universelles communément admises. Elles font face à de nombreux obstacles sur le chemin de l’école : mariages précoces, grossesses non désirées, préjugés socioculturels, coutumes rétrogrades, harcèlement sexuel, travaux domestiques. Sensible à cet état de chose, le gouvernement a depuis un certain temps ouvert des canaux de discussion avec les autorités traditionnelles et religieuses, afin que soient compris les enjeux dont les principaux sont l’atteinte des objectifs du m

femmes du Nord

Limitée dans son accès à une éducation moderne, la femme du nord souffre aussi du non respect de ses droits matrimoniaux. Contrairement à ce que l’on pourrait penser cela n’est pas que le fait d’une éducation musulmane. Dans nombre de cas ce sont les pratiques traditionnelles qui sont musent en cause. Le résultat est le fort taux de prostitution qui existe dans les quartiers populeux des agglomérations du grand nord. La plupart des filles et femmes originaires du grand Nord qui y opèrent sont des déçues ou des victimes collatérales d’unions libres. Par une simple signification, un homme peut impunément mettre fin à un mariage sans aucune autre forme de procès. C’est une situation déplorable parce que les chances de mariage au sein de la société traditionnelle majoritaire, sont plus grandes pour les très jeunes filles. Celles qui à 22 ans par exemple qui seraient frappées de divorce courent le risque de vivre un long et difficile célibat. En l’absence de toute formation les seules voies qui leur restent généralement ouvertes sont celle de la prostitution dans sa forme la plus téméraire. Sans avoir conscience de leurs situations les victimes tardent à rompre le silence. Dès lors, le combat du ministre de la Promotion de la femme et de la famille pour la sécurisation de la famille trouve sons sens. Mais beaucoup reste à faire car déjà pour les causeries éducatives organisées pour la JIF 2009 peu de femmes ont assisté aux causeries éducatives qui tait pourtant des mains tendues
Lésées dans leurs droits matrimoniaux, la femme du grand nord camerounais l’est aussi dans son pouvoir économique. Pourtant la région connaît la plus forte concentration des maisons de la femme, véritables structure de soutient et d’accompagnement des femmes. L’affluence n’y est pas très grande, malgré le panel d’opportunités qu’elles peuvent y saisir. On peut en effet y faire l’apprentissage de l’informatique, la teinture, la couture et autres activités génératrices de revenus.

Mais peu de femmes natives du Septentrion y vont, souvent faute d’information. Très souvent réduites à rester à la maison par leurs époux. Le peu de femmes qui se montrent engagés dans l’entreprenariat font face au manque de financements pour mener leurs activités. Vers la fin de l’année dernière, Suzanne Mbomback avait promis des appuis à la femme du grand Nord s’agissant des problèmes tels que l’accès au micro crédit, l’acquisition d’intrants et du matériel agricoles, la construction des magasins de stockage. Le gouvernement au travers du ministère en charge de la promotion de la femme demandait aux femmes de se rapprocher des maisons de promotion de la femme et de la famille pour bénéficier gratuitement des variétés de patates, pommes de terre, ignames, macabos, etc. par ailleurs promesse a aussi été faite d’octroyer des crédits remboursables aux reines de la terre dans ces structures. Pour l’exercice 2009, une provision de plus de 13 millions FCFA est prévue à cet effet pour la seule région de l’Adamaoua. Il est tout simplement souhaitable que dans la mise à disposition de ces crédits que les sommes ne souffrent pas de détournements


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Cameroun: Souvenirs de jean Paul II

Les camerounais se souviennent encore de ses deux visites à Yaoundé en 1985 et 1995

Les deux visites officielles du Pape Jean Paul II auront marqué plusieurs camerounais. Surtout que c’était la première fois que le Cameroun et même la Sous- région était ainsi honorée par la visite du patron de l’église catholique en Afrique. Jean Paul était un véritable ami du cameroun. Son message de paix et d’amour entre les humains reste d’actualité plusieurs années après sa mort.

De son véritable nom Karol Wojtyla, Jean Paul II était originaire de la Pologne. Il voit le jour le 18 mai 1920, à Wadovice dans le diocèse de Cracovie en Pologne, il est nommé Evêque en 1958, puis Archevêque en 1964. Jean Paul II devient Cardinal, en 1967, il est élu pape le 16 octobre 1978 devenant ainsi le tout premier Pape non italien depuis 455ans. Durant son pontificat, Jean Paul II aura marqué les chrétiens catholiques par son charisme et surtout son altruisme. Il s’est toujours battu pour des causes nobles surtout en faveur des démunis. Le Pape Jean Paul a eu à combattre le népotisme, le tribalisme et tous les maux qui minent la société. Le successeur de Saint Pierre, s’est toujours montré volontaire pour le combat contre les pires formes de tares et autres déviances sociales, voire sociétales.
Jean Paul II arrive au Cameroun pour la première fois en 1985. Quelques années après la prise du pouvoir par le président Paul Biya. Le 11 août de cette année, il prononcera une homélie qui restera gravée dans les mémoires des chrétiens puisqu’il y prônait déjà l’union sacrée des peuples et nations.

Le Pape Jean Paul II

En 1995, quand il arrive au Cameroun pour la deuxième fois, le Pape Jean Paul II est encore porteur d’un message d’espoir et de conscientisation. En invitant les catholiques à prier d’avantage, il va promulguer à Yaoundé l’exhortation apostolique synodale Ecclésia in Africa. En outre, le premier synode de 1994 est une initiative de Jean Paul II. Ses relations avec les hautes autorités du camerounais étaient au beau fixe. Certaines sources révèlent même qu’il aurait bénit le palais de l’Unité de Yaoundé et baptisé Junior Biya, le premier fils du Chef de l’Etat camerounais issu de son mariage avec Chantal Biya. L’action Jean Paul II a amené certains Evêques à lui rendre hommage à sa mort. C’est le cas de Mgr Jean Mbarga Evêque d’Ebolowa, qui lui avait écrit tout un hymne, intitulé hymne Dieu pour le Pape Jean Paul II lui, le croyant du monde. L’Evêque camerounais écrit alors bénissez le Seigneur, pour son élu, sa Sainteté, le pape Jean Paul II fidèle serviteur, souffrant, homme de foi, et de prière, pèlerin infatigable de la mission du christ

Même au plan international Jean Paul II aura été au devant de la scène. Son action a joué sur la chute du mur de Berlin en Allemagne, ou encore la condamnation de l’invasion américaine en Irak. Pour le Cameroun les séjours de Jean Paul sont à coup sûr des grands moments qui resteront gravés en lettres d’or dans les annales de l’histoire. Le 263ème Pape que remplace Benoît XVI, était plus actif et reflétait la pureté nous confie une jeune chrétienne de la paroisse Saint Marc de Biyem-Assi à Yaoundé. C’est le 02 Avril 2005 que le Pape Jean Paul II est frappé par la mort à l’âge de 85 ans. Sa mort avait quasiment sécoué l’église catholique, mais aussi le monde entier.


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Ligue des champions africains: Canon de Yaoundé affronte Primeiro d’Agusto d’Angola dimanche

Ce sera en match aller de 16ème de finale

C’est le 10 mars 2009 que le Canon sportif de Yaoundé à quitté le Cameroun pour se rendre au Luanda en Angola, où il affrontera le Primeiro d’Agusto. La rencontre qui se joue ce dimanche 15 mars compte pour les 16ème de finale aller de la Ligue des champions de la Confédération africaine de football (Caf). C’est la deuxième sortie des Mekok Me Ngonda dans cette compétition africaine. Et le Club de Nkoldongo doit tout mettre en uvre pour ramener de bons résultats de Luanda. Pour y parvenir, le staff technique et administratif du Canon sportif de Yaoundé se sont mis ensemble pour une préparation optimale.
Le 10 mars alors qu’ils s’apprêtaient à quitter le Cameroun, les dirigeants du Canon ont donné des informations sur quelques mesures prises pour dominer les Primeiro. Notamment, côté préparatifs, le match a été préparé de la même manière qu’avec les autres matchs. C’est vrai que c’est un match de coupe africaine. D’où la préparation combinée en tenant compte du fait qu’en championnat, l’équipe n’est pas bien placée, a expliqué Joseph Atangana, entraineur principal des Kpa-Kum. Le staff technique du Canon dit avoir travaillé en collaboration avec Alain Wabo, l’entraîneur national des Juniors ainsi qu’avec le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep).
Ils ont mis l’accent sur les qualités physiques des joueurs, sur la puissance athlétique, car le football angolais se rapproche de celui brésilien. A savoir que leurs joueurs conservent beaucoup le ballon. Il faudra chercher à inscrire un but puis à être solide en défense de manière à conserver toutes nos chances de qualifications au match retour. L’accent a été également mis sur la force de caractère: Nous devons être forts pour affronter Primeiro car il possède un public très chauvin. Toujours dans le cadre de la préparation, l’encadrement technique du Canon a également eu le privilège de regarder à la télévision un match du championnat de son adversaire. Ce qui a permis à l’entraîneur de mieux le connaître. D’avoir une idée globale sur les forces et les faiblesses du groupe, et aussi de constater qu’au sein de l’équipe angolaise, se trouvent des joueurs de qualité. Actuellement, des stratégies sont en train d’être étudiées pour mieux les contrer.


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Les responsables du Canon se disent sereins quant au déroulement du match, car disent-ils, l’équipe s’exprime mieux à l’extérieur qu’à l’intérieur. Même si Canon ne peut pas compter sur son effectif au complet, il va au Luanda avec le moral haut. Aucun souci n’est signalé côté financier. Vendredi dernier, le ministère des Sports et de l’éducation physique a remis une enveloppe de 4 millions de Fcfa au staff administratif du Canon en plus du transport aérien qu’il prend en charge. Soit 3 millions Fcfa pour la préparation et 1 million de prime de qualification. Et cette somme pourrait être revue à la hausse. Le président du Conseil d’administration, Théophile Abega, confie qu’il ajoutera 2 millions Fcfa en cas de qualification du Kpa Kum.
Le Canon sportif de Yaoundé va donc croiser le fer avec Primeiro d’Agusto samedi. Coton sport de Garoua quant à lui sera au prise avec Mangasport du Gabon dimanche 15 mars toujours dans le cadre des 16ème de finale de la ligue des champions africains.


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Crise financière mondiale: l’Afrique a des atouts pour s’en sortir

La crise est une occasion pour l’Afrique de faire promotion du rôle que ses valeurs pourraient jouer dans l’amélioration de la situation

Au moment ou les principales capitales occidentales ont officiellement reconnu l’état de crise financière et qu’elles admettent progressivement l’idée d’une crise économique d’envergure internationale, des dirigeants africains se sont rendus à Brettons Wood pour exhorter les bailleurs de fonds à ne pas abandonner l’Afrique. Dans l’opinion publique africaine certains se sont bien interrogés sur la démarche de leurs dirigeants. Il était clair que dans les pays occidentaux les concertations étaient d’avantage pour s’expliquer sur le choix que les uns et les autres prendraient, chacun tirant la couverture de son coté. Alors on peut valablement s’interroger si dans cette situation l’Afrique ne peut s’en sortir qu’avec l’aide extérieure. Assurément pour beaucoup d’économistes africains ayant fait le choix de l’ouverture, il est grand temps pour l’Afrique de cesser de s’accrocher sur des principes et des solutions qui ont montré leur limites. Les solutions de privatisations des entreprises y ont eu des conséquences sociales dramatiques. Et aujourd’hui on voit des Etats ultra capitalistes procéder à des interventions directes pour soutenir leurs économies.

L’analyse est toute simple : comment l’Afrique peut-elle continuer de croire à des personnes qui visiblement l’ont trompée ? A la première vraie crise qu’ils ont affrontée depuis plus 70 ans les Etats occidentaux ont tous versé dans un interventionnisme à coup de centaines de milliards de dollars, solution qui a été gentiment déconseillée à l’Afrique qui affronte une crise permanente depuis près de 30 ans. Pour beaucoup d’hommes politiques africains les choses devraient changer. En maitrisant mieux les causes de la crise que traverse son économie, l’Afrique a les moyens de traverser cette crise sans trop grands dommages, et même de s’améliorer.
L’idée selon laquelle le sous développement en Afrique est tributaire de deux principales causes structurelles est de plus en plus admise au sein de l’élite des économistes de l’Afrique. On peut ainsi déterminer deux causes de cette nature. D’une part la déstructuration de la personnalité des Noirs suite aux traumatismes engendrés par l’esclavage et la colonisation en est une. Le problème identitaire est important en Afrique, et ce n’est pas une simple vue de l’esprit. A l’intérieur comme à l’extérieur, on développe des complexes d’infériorité, une absence de conscience historique, le manque de confiance et de foi en soi qui conduisent les populations à la soumission et à la dépendance. Un exemple illustratif de la différence à laquelle peut conduire cette donnée est l’exemple chinois. Classée à la même enseigne que l’Afrique il y a trente ans, la Chine est aujourd’hui une puissante machine économique. L’exercice sans partage du pouvoir par les dirigeants et les élites africaines vient compléter ces freins qui continuent de freiner l’Afrique dans ses objectifs de relance. La seconde cause du sous-développement en Afrique d’autre part relève bien évidement du modèle de développement imposé par l’Occident au continent, notamment au travers de toutes les mesures d’ajustement structurel et de programmes économiques avec entre autre la dénaturation de l’aide publique au développement qui sert plus à financer des grands groupe occidentaux, l’imposition de pratiques commerciales discriminatoires, la survivance des structures maintenant le continent dans une totale dépendance etc….


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A partir de ce constat, plusieurs solutions sont envisagées pour un développement autonome de l’Afrique axé sur le renforcement des coopérations régionales, la restauration de l’autorité de l’État dans la formulation des politiques économiques et sociales, la rupture avec le paternalisme occidental et les politiques néolibérales prônées par les institutions de Brettons Woods (FMI et Banque mondiale) qui par ailleurs ont montré leurs limites. Cependant, à tout programme économique on devrait renforcer les valeurs éducatives en vue d’une transformation radicale des mentalités, une restructuration de la personnalité de l’homme noir, une modernisation des sociétés africaines et une révision de la conception de l’exercice du pouvoir. D’un autre coté les divisions et l’absence d’intégration régionale et sous régionale sont les facteurs quantitatifs d’arriération des pays. La recherche d’unité a buté jusqu’ici sur l’absence de motivation réelle et de volonté politique de la part des dirigeants africains et sur l’interférence permanente des anciennes puissances tutélaires. Cette absence d’unité est encore plus limitant dans un contexte de mondialisation où la richesse des nations se fonde sur leur capacité à produire et à exporter des biens manufacturés et à attirer des investissements. Dans une telle configuration économique, les pays doivent mettre en place des stratégies qui donnent une priorité absolue au développement économique intégré, de préférence dans un cadre régional pour bénéficier des avantages de la mondialisation tout en maîtrisant ses forces déstabilisatrices. C’est une condition préalable pour se prémunir contre les implications dévastatrices tout au marché et échapper aux conditions inéquitables qui caractérisent les échanges internationaux.

L’environnement économique africain est favorable à une révision radicale des stratégies de développement, sachant que les conditions requises pour une industrialisation florissante sont remplies. Tout d’abord on y retrouve des taux de profits élevés : c’est en Afrique, selon le Bureau d’analyse économique du Département d’Etat des Etats-Unis, que l’on réalise les meilleurs taux de profit. Ensuite la sécurité des investissements : elle se mesure à la solvabilité des débiteurs. Les débiteurs africains ont toujours été considérés comme les bons élèves des institutions de Brettons Woods. A l’exception de ceux en proie à des guerres civiles, ils n’ont jamais manqué à leurs engagements. De même de plus en plus l’Afrique bénéficie d’une main-d’ uvre qualifiée qui ne manque pas. En témoin la fuite des cerveaux : 23 000 universitaires et 50 000 cadres supérieurs et intermédiaires africains s’exilent tous les ans dans les pays occidentaux, selon l’organisation internationale pour les migrations. Enfin et on ne le dira jamais assez l’existence avérée d’énormes réserves d’énergies renouvelables : solaire, hydraulique, éolien. Et une population qui possède les moyennes d’âge les plus jeune du monde
Pour adopter une telle stratégie de développement, l’Afrique doit s’affranchir de l’ostracisme financier dans lequel l’Occident l’a cantonnée en la privant, aux indépendances, d’accès aux marchés des capitaux. Pour ce faire, on pourrait selon Sanou MBAYE économiste et écrivain sénégalais construire des organisations panafricaines des producteurs-exportateurs de matières premières, bâtie sur le modèle de l’OPEP. Ceci pour réguler les cours des matières premières ; rompre avec le néo-libéralisme ; pourvoir les pays des ressources financières nécessaires à leur développement, à la construction et au fonctionnement de leur unité politique, économique, et monétaire.


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Guinée Bissau: Le président de la République tué par les militaires

Une partie de l’armée estime qu’il est le commanditaire de l’assassinat de son chef d’Etat major

Depuis le dimanche 1er Mars 2009, les bruits de bottes se font entendre en Guinée Bissau. Après un attentat survenu dimanche dans lequel le chef d’Etat major de l’armée a perdu sa vie, le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira a été tué tôt ce 2 mars par des militaires a confié Zamura Induta, le responsable des relations extérieures de l’armée, à l’agence France Presse. « Le président Vieira a été tué par l’armée au moment où il tentait de fuir sa maison attaquée par un groupe de militaires proches du chef d’état-major Tagmé Na Waié, tôt ce matin (lundi) », a-t-il déclaré.

En effet, dimanche soir vers 20 heures, le chef d’état-major des forces armées, le général Tagmé Na Waié, avait été mortellement blessé dans un attentat à la bombe contre le quartier général de l’armée. Ce n’est pas la première fois que l’armée tentait d’assassiner le président bissau-guinéen. Le 23 novembre 2008, un groupe de militaires avait mené une attaque, de nuit, contre la résidence du président Vieira, qui avait fait deux morts au sein de sa garde. Mais en réalité, la fin du défunt président est à l’image de ce qu’aura été son parcours dans les hautes sphères de son pays.

Vie et parcours du défunt président
João Bernardo « Nino » Vieira est né le 27 avril 1939 au Bissau. Il a été le président de la Guinée-Bissau depuis le 1er octobre 2005. Vieira a fait un retour politique à la mi-2005 en gagnant la dernière élection présidentielle (le 24 juillet 2005) seulement six ans après avoir été évincé suite à une guerre civile.

C’est le 14 novembre 1980 que l’électricien de formation est projeté sous le feu des projecteurs. Il renverse le gouvernement de Luis Cabral dans un coup d’état militaire sanglant. La constitution est suspendue et un Conseil militaire constitué de neuf membres de la révolution, présidé par lui est installé.

En 1984, une nouvelle constitution était approuvée et a ramené le pays à la règle civile. Le 3 juillet, au cours d’une élection multipartite du pays, Vieira recueille 46,20% des voix contre sept autres candidats. Il termine premier, mais sans gagner la majorité prévue, ce qui a mené à un deuxième tour de vote le 7 août. Il y a reçu 52,02% des voix contre 47,98% pour Kumba Yala, le candidat du Parti Social de Renouvellement (PRS). Les observateurs internationaux des élections ont considéré les deux tours de votes généralement libres et valables. Vieira a donc été proclamé premier président démocratiquement élu de la Guinée-Bissau le 29 septembre 1994. Après une tentative échouée de coup d’État contre le gouvernement en juin 1998, le pays est tombé dans une brève mais violente guerre civile entre les forces fidèles à Vieira et ceux fidèles d’un chef rebelle dénommé Ansumane Mané. Les rebelles prennent finalement le gouvernement de João Vieira le 7 mai 1999. Il a cherché le refuge dans l’ambassade portugaise et plus tard est entré en exil au Portugal.

En avril 2005, presque deux ans après qu’un autre coup militaire ait renversé le gouvernement du Président Kumba Yalá, Vieira est revenu à la maison pour contester les élections prochaines. En dépit d’une interdiction faite aux anciens dirigeants de contester le scrutin, il a été blanchi par la Cour Suprême en mai 2005 pour pouvoir se présenter contre Kumba Yalá.

Selon les résultats officiels, Vieira a terminé deuxième au cours de l’élection du 19 juin 2005, derrière Malam Bacai Sanha, et a ainsi participé au deuxième tour. Il a officiellement défait Sanhá dans le scrutin du 24 juillet et est entré en fonction le 1 octobre 2005.
Le 31 octobre 2005, Vieira a annoncé la dissolution du gouvernement dirigé par son premier ministre rival Carlos Gomes Junior, citant la nécessité de maintenir la stabilité et l’unité nationale.

João Bernardo Vieira, président assassiné
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Guinée : un recouvrement des finances sous fond de polémiques

Plusieurs personnalités interpelées ont été disculpées.

C’est tout le peuple de Guinée qui a salué cette initiative des nouveaux maîtres de Conakry, qui consiste à demander des comptes aux voleurs. Mais en le faisant, le Comité d’audit doit travailler sans exclusion et dans le respect de l’intégrité et de la dignité humaine. C’est à dire en accordant la présomption d’innocence aux accusés, avant de publier leur identité sur les ondes nationales, et en évitant tout dérapage qui risquerait de ternir l’image du CNDD. Par exemple, au lieu de remplir les nasses de menus fretins, pourquoi ne pas s’attaquer directement aux gros poissons, les vrais prédateurs qui ont enfoncé ce pays au sous-sol de la corruption, du détournement des deniers publics, de la gabegie financière. Pour cause, sur les 18 interpelés le 14 janvier 2009, déjà quatre ont été disculpés faute de preuves. Parmi les hauts cadres de l’État et opérateurs économiques interpelés par le Comité d’audit et de Surveillance des Secteurs Stratégiques, présidé par le Général de Brigade Sékouba Konaté, deuxième vice président du CNDD, ministre de la défense, celle du ministre Baïdy Aribot suscite des interrogations.

Que reprochait-on à ce jeune cadre intègre, patriote et promu à un bel avenir au sommet de l’état ? Rien ! Sinon que la volonté maléfique de certains individus égoïstes et malintentionnés, qui veulent briser la carrière de cette nouvelle génération de gestionnaires honnêtes, dont la Guinée a tant besoin, et à laquelle appartient M. Baïdy Aribot. Selon les informations reçues par le Comité d’audit, on reprochait, à tort, à M. Baïdy Aribot, d’avoir reçu 70 milliards de francs guinéens pour la CAN 2008, d’avoir utilisé une partie dans le cadre des jeux et empoché le reste. Joint au téléphone par notre rédaction, Baïdy Aribot n’a pas manqué de nous signifier son indignation : «Vous savez ce sont des gens qui m’en veulent, parce que j’ai versé dans les caisses de l’État, le reliquat des fonds collectés lors de la CAN 2008 à Accra. Ils ne m’ont jamais pardonné de les avoir empêché de se partager ce butin, comme ils en avaient l’habitude», a-t-il martelé.

Entendu deux fois par le Comité d’audit au Camp Alpha Yaya Diallo, l’un des meilleurs ministres de la jeunesse de tous les temps, a donné les réalités des faits, accompagnées de toutes les pièces justificatives, pour éclairer la population sur cette affaire cousue de fils blancs. Lors de la première audition devant le Comité d’audit chargé de l’assainissement des secteurs stratégiques de l’économie guinéenne, l’ancien ministre précisera que le montant prévisionnel qui devrait être alloué à la CAN 2008, s’évaluait à 53 milliards de nos francs, au lieu des 70 milliards qui ont été annoncés auparavant par le Comité. Mieux, ce fonds n’était pas géré par le seul cabinet du ministre de la jeunesse, mais par un Comité interministériel composé des Ministères de la Jeunesse et des Sports, de l’habitat, des Transports, de l’économie, des Affaires Étrangères et de l’information. C’est grâce à une intransigeance dans la gestion des fonds de l’État, qu’après deux audits du gouvernement de consensus, que dirigeait Lansana Kouyaté, le ministre va recevoir des félicitations pour la transparence dont lui et son Comité de gestion ont fait preuve lors de la CAN 2008.

Dadis Camara, nouvel homme fort
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Sommet de l’Union Africaine: Les grands dossiers à l’ordre du jour

Les chefs d’Etats et de gouvernements de l’UA sont réunis en Ethiopie depuis dimanche dernier

Le 12è sommet de l’Union Africaine s’est ouvert le 1er février 2009 dans la capitale Ethiopienne. Pendant trois jours les représentants des 53 Etats membres vont débattre des problèmes qui minent le bon fonctionnement des pays du continent. Le thème central choisi pour ce sommet est le développement des infrastructures en Afrique. Mais les chefs d’Etats et de gouvernements présents à Addis Abbeba auront surtout à donner leurs avis sur des sujets brûlants tels que la crise socio- politique que traverse Madagascar. Depuis quelques jours une vive tension règne dans cette grande île où le torchon brûle entre le président Marc Ravalomanana et le maire de Antananarivo, Andry Rajoelina. Le président de la Commission de l’Union Africaine le Gabonais Jean Ping , en condamnant les actes de violences perpétrés à Madagascar, a rappelé qu’il est totalement interdit de prendre le pouvoir par les moyens non constitutionnels.
Autre dossier brûlant du sommet, la crise au Soudan et plus particulièrement au Darfour où les forces hybrides de l’Union Africaine et de l’Onu déployés sur place font face aux problèmes logistiques et d’effectifs. L’Union Africaine devra aussi se pencher sur les accusations portées contre le Président Soudanais Omar El Béchir. L’UA pourra à cet effet demander au conseil de sécurité de l’Onu de suspendre ces accusations dans l’optique du rétablissement de la paix dans ce pays.

Par ailleurs, la crise zimbabwéenne serra à l’ordre du jour. Il serra sans doute question d’encourager les signes de la paix visibles au travers de l’accord signé vendredi dernier par l’opposant Morgan Stvangirai, pour diriger le gouvernement d’Union Nationale. D’où l’appel lancé par Jean Ping en direction des Etats Unis, et de l’Europe pour la levée des sanctions contre le Zimbabwe. Tout le monde doit aider le Zimbabwe à reconstruire son économie parce qu’un accord a été conclu a indiqué le président de la commission de l’Union Africaine.

Les cas de la Mauritanie et de la Guinée seront également abordés au cours de ce sommet. L’Union Africaine, qui est contre la prise du pouvoir par les armes a exclu ces deux pays de ses activités au lendemain des coups de force du 06 août dernier orchestré en Mauritanie par le chef de la garde présidentielle Mohamed Ould Abdel Aziz, et du 23 décembre dernier à Conakry par le capitaine Moussa Dadis Camara au lendemain de la mort du président Lansana Conté.

D’autres sujets comme le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique(NEPAD) la crise financière internationale, la crise Somalienne ou encore la formation d’un gouvernement de l’Union de l’Afrique seront également à l’ordre du jour des travaux de ce 12ème sommet de l’Union Africaine.

Robert Mugabe, président du Zimbabwe
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Madagascar : plus de 100 morts dans les émeutes

C’est le bilan jusqu’à ce jour de la crise qui secoue le pays

Des milliers de personnes ont de nouveau manifesté hier à Antananarivo. Pas d’émeute cette fois, mais un climat lourd. Le jeune maire de la capitale, Andry Rajoelina agé de 34 ans, a de nouveau appelé à renverser le Président Marc Ravalomanana, accusé de corruption et d’autoritarisme. De nombreux habitants d’Antananarivo dénoncent « une absence coupable des forces de l’ordre ». Quarante-trois corps, souvent calcinés, ont été apportés dans les morgues de la capitale. Un journaliste de L’Express avance le bilan de 102 tués, en recollant les données recueillies auprès de sources officielles. La plupart sont mortes écrasées sous des sacs de riz ou brûlées vives dans les magasins saccagés
Le chef de l’État durcit le ton, il n’invite plus son rival au dialogue. Il accuse le clan de Didier Rastiraka, le dictateur chassé du pouvoir en 2002 d’être « l’initiateur des troubles ». Marc Ravalomanana tente surtout de se justifier après les 36 heures de chaos, où il est resté invisible lundi et mardi « C’est moi qui ai donné l’ordre aux militaires de ne pas intervenir, sinon cela aurait été un bain de sang », a déclaré le président contesté. Mettant à profit l’émeute, des pilleurs avaient incendié des supermarchés. Au moment où le bilan s’alourdit, la capitale malgache a connu hier un nouveau rassemblement, apparemment pacifique. Quelque 10 000 personnes se sont réunies à l’appel du maire de la capitale, Andry Rajoelina, opposant avéré au chef de l’Etat Marc Ravalomanana. Le chef de l’Etat visitait alors les locaux de la radio nationale, incendiés par des émeutiers lundi, le jour où la première manifestation de grande ampleur contre le président a basculé dans le chaos.
Un jeune manifestant a pourtant été tué par balle. Les partisans du maire veulent savoir qui a donné l’ordre et demandent sa condamnation aux travaux forcés. Dans l’attente d’une réponse du président, ils veulent faire de la capitale une ville morte où tout sera fermé : écoles, bureaux et magasins. Samedi, les opposants au chef de l’Etat « seront encore dans la rue »promettent-ils. Hier, Bernard Kouchner s’est entretenu avec les deux personnalités antagonistes de l’île pour trouver une solution pacifique et durable à la crise. Le chef de la diplomtie française appelle les deux élus au dialogue, mais précise que la France restera impartiale , malgré la présence de ressortissants dont la moitié a la double nationalité.
Mahamasina était en ébullition, hier. Tout part d’un Un match de foot qui, a dégénéré en émeute généralisée. Le bilan pour cette soirée était lourd : cinq membres des forces de l’ordre et trois civils blessés, une voiture incendiée et une dizaine d’autres ont subi des dommages – pare-brise et lunettes arrières brisés. En outre, 16 personnes ont été arrêtées. Le stade de Mahamasina a été endommagé, les grilles de protection ont été arrachées, les montants des buts couchés par terre. Les vitres du box des journalistes ont volé en éclats. Sans parler des volées de chaises à la tribune centrale. La rencontre entre l’AJESAIA et la Costa do Sol n’a pas eu lieu. Et les mécontentements des férus de la balle ronde ont monté de plusieurs crans


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Ouganda: Découverte d’un grand champ pétrolier

Elle va permettre une augmentation de 400 millions de barils sur la production nationale

Tullow Oil et Heritage Oil, les deux compagnies explorant le pétrole dans l’ouest et le nord de l’Ouganda, ont annoncé avoir découvert un des plus grands champs pétroliers sur le rivage d’Afrique dans le district d’Amuru, dans le nord de l’Ouganda. La découverte combinée, qui pourrait totaliser 400 millions de barils, forme un des puits sur le rivage le plus important et le plus grand du bassin du lac Albert à ce jour. La grande structure Buffalo-Giraffe est une découverte de classe mondiale qui pourrait être considérablement plus étendue que ce qui est actuellement présenté, ouvrant le potentiel de multi-milliards de barils au niveau du Block 1, a déclaré Tony Buckingham, PDG de Heritage.

Aidan Heavey, directeur exécutif de Tullow, a également qualifié le Buffle-Giraffe d’une des plus grandes découvertes récentes de pétrole sur le rivage en Afrique. Les options pour la commercialisation et la production de pétrole sont actuellement en cours, a-t-il ajouté. Avant cette dernière découverte, les officiels de Tullow avaient déclaré aux médias locaux que, les réserves de pétrole découvertes jusqu’à présent du côté ougandais du bassin du lac Albert sont estimées à un milliard de barils. L’Ouganda devrait produire 40. 000 barils de pétrole par jour, alors que la production par Tullow devrait commencer au quatrième trimestre de cette année. Selon Heritage Oil, le nouveau gisement, appelé Giraffe 1, est connecté à un second déjà découvert, Buffalo.

L’ensemble renfermerait l’équivalent de 400 millions de barils de brut. Le champ pétrolifère s’étend sur environ 48 km2 « mais il pourrait se révéler plus vaste », a expliqué le président directeur général de la compagnie, Tony Buckingham qui estime que, 2009 va être une année très stimulante. Car nous allons entrer dans la phase de développement du bassin du lac Albert.
Le groupe qui opère en Ouganda depuis 1997, a déjà annoncé la découverte de plusieurs puits dans le bassin du lac Albert, dont l’un en septembre 2008.Des experts pétroliers estiment que les réserves du lac pourraient atteindre 2 milliards de barils. La région du nord de l’Ouganda a été ravagée par une guerre civile de plus de 20 ans, qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et entraîné le déplacement de deux millions de personnes.


Xinhua)/n

« Nous allons créer un réseau de femmes pour la paix en zone Cemac »

Madeleine Memb, présidente de l’association au Cameroun exprime sa satisfaction.

Avez-vous le sentiment que les participantes ont bien acquis les enseignements dispensés?
Oui. Non seulement elles étaient réceptives, mais il faut dire qu’elles sont venues avec une certaine motivation. Déjà parce que certaines ont couvert des conflits. Donc elles sont venues avec un besoin assez évident en matière de formation, notamment la connaissance et l’appropriation des instruments juridiques internationaux qui régissent les conflits à travers le monde. Elles sont venues avec beaucoup d’attentes et on a eu la chance qu’elles ont exprimés ces attentes avant de venir à travers un questionnaire qui leur a été fourni avant.

Regrouper un échantillon de femmes représentants les pays de la Cemac. La sélection n’a sans doute pas été facile. Comment vous y êtes vous pris?
Avec le concours du Cicr. Un questionnaire leur a été soumis pour voir leur degré de connaissance, ou d’implication ou alors leur enthousiasme pour la couverture médiatique. Les conflits vous savez, ce n’est pas tous les sujets qui tentent tous les journalistes. Ce n’est pas pour rien qu’il y a des spécialisations. Il y a des femmes qui veulent couvrir les conflits. Et pour couvrir les conflits, il faut quand même avoir un minimum de connaissances par rapport à la problématique liée aux conflits.

Madeleine Memb
Journalducameroun.com)/n

Nous avons appris que vous allez élaborer un plaidoyer à la fin de ce séminaire. De quoi s’agira t-il concrètement?
Le plaidoyer, c’est sur la base des activités précises. On n’élabore pas un plaidoyer pour aller se placer devant les autorités. Nous voulons nous adresser à la société entière, à toutes les populations de l’espace communautaire, c’est-à-dire que notre plaidoyer va se traduire en terme d’articles, d’émissions radio et télé pour dire que la guerre c’est pas une bonne chose, voila ce que ça fait aux femmes, essayez de vous impliquer dans la recherche des solutions pour la paix durable. Nous y avons tous intérêt, le destin commun nous l’impose. Alors, les populations de la région ont tout intérêt à éteindre tous les feux qui s’allument dans tous les coins de notre espace communautaires.

Qu’espérer à présent que le séminaire est achevé?
Nous finissons ce séminaire aujourd’hui avec quelques résolutions. D’abords celle de créer un réseau de femmes pour la paix en zone Cemac. Alors, au sein de ce groupe, nous comptons élaborer une initiative visant à promouvoir la paix au sein de notre espace et naturellement nous ne pouvons utiliser que l’outil technique qui est le nôtre, l’expertise qui est la notre. Celle du journaliste avec les moyens que nous aurons pour atteindre les communautés. Surtout leur faire comprendre que la paix, ce n’est pas seulement dans notre intérêt. Tout à l’heure, on s’est choisi un destin commun, un développement collectif à travers le Gabon, la Centrafrique, le Tchad, le Congo, la guinée équatoriale, le Cameroun, donc il n’y a pas de raison que comme il y a une guerre au Tchad, qu’on reste tranquille ici. Qu’on n’aide pas nos pays frères, surtout que nous avons également les ressortissants de chez nous là bas. Et l’effort de retour à la paix et l’effort de consolidation de la paix doivent apparaître dans toutes les régions du monde.


Journal du Cameroun)/n