Guy Michel Kingue va défendre les couleurs du Cameroun à Africa Star qui a lieu au Sénégal

«Je donnerai le meilleur de moi à AfricaStar 2010»

Sydney a gagné la première édition, cela signifie que pour les autres pays, je suis le candidat à abattre. Que le peuple camerounais me donne son soutien, et qu’il sache que ce ne sont pas les autres pays qui vont me soutenir, mais ce sont les camerounais d’abord. Que je gagne ou pas, rassurez-vous que je vais donner le meilleur de moi. Votez moi, je compte sur vous.
Guy Michel Kingue

Une confidence, un appel au soutien, prenez cela comme il vous sied. Mais, ces paroles viennent du fond du c ur d’un jeune garçon de 25 ans, qui désormais porte sur ses épaules tout un pays. Guy Michel Kingue, puisqu’il s’agit de lui s’exprimait ainsi quelques heures avant de prendre le vol pour Dakar, la capitale du Sénégal. C’est là que va se dérouler cette année 2010 la deuxième édition du concours panafricain de musique dénommée AfricaStar. Et lui, il a la charge de concourir au nom du Cameroun, son pays. Un peu comme l’a fait en 2008 et avec succès, son compatriote Sydney. C’est là justement que se situe tout son challenge. Le fait qu’il ait gagné la première édition, me donne plus de pression, et en même temps beaucoup de force. A l’entendre, il veut y croire. Tee-shirt, jeans et casquette, rien de prime abord ne le différencie des jeunes de son âge. Pourtant il suffit de l’aborder pour se rendre compte qu’il n’est pas aussi serein que cela puisse paraître. Dans son esprit trottent milles et une questions. Que va-t-il se passer à Dakar? Quel plan Dieu a-t-il prévu pour moi? De Dieu, il en parle sans cesse. C’est ma source d’inspiration et ma raison de vivre confie t-il, lui qui a écumer pendant toute son enfance et jusqu’à très peu, les plus grandes chorales de la ville de Yaoundé.

Son penchant pour le gospel
C’est à Yaoundé, la capitale camerounaise que naît Guy Michel kingue, et c’est là qu’il a toujours vécu. Son père, chef de gare CAMRAIL à Mbandjock et sa mère secrétaire de direction sont tous deux entièrement consacrés au service de Dieu. C’est donc dans un environnement très pieux qu’il est éduqué et se découvre une passion pour la musique, mieux le chant alors qu’il n’a que douze ans. Dans la famille, presque tout le monde fait de la musique. Le grand frère est un excellent guitariste, les s urs sont de bonnes chanteuses rappel t-il. Au CETIC de Ngoa Ekelle qu’il fréquente à cette époque, il monte une chorale, avec l’aide de son encadreur «Monsieur Koukeu». A son palmarès, et il peut s’en ravir, il est l’auteur de la chanson La paix, l’une de ses compositions qui fut adoptée comme l’hymne de l’ensemble des clubs UNESCO du Cameroun, alors qu’il présidait le club UNESCO de son établissement. Par la suite, il intègre la chorale de l’église de la Communauté Missionnaire Chrétienne Internationale (CMCI) du feu Pr. Zacharias Tane Fomun. Partant, Guy Michel se fait très vite remarquer et plusieurs groupes le sollicitent. Tour à tour, il fait entendre sa voix dans Les semeurs juniors, Price, le Gospel Jam (un des concepts musical très solide et très demandé au niveau international), Mukaba, Grace for all et La tente de David. Il prête ensuite sa voix à plusieurs albums de chanteurs professionnels, puis participe et remporte le concours musical Artchristic organisé par la radio Bonne Nouvelle à Yaoundé. C’est la musique chrétienne qui guide ses pas jusqu’à l’obtention de son baccalauréat qui le mène à l’université de Douala où il effectue en ce moment des études de droit à la faculté des sciences juridiques et politiques.

Le chemin vers AfricaStar
Fort heureusement qu’il avait auprès de lui ses parents et son parrain, sinon Guy Michel n’aurait pas participé au casting pour AfricaStar. C’est d’abord une grande s ur qui m’en avait parlé mais, au départ je ne sentais pas le truc au regard de son répertoire entièrement gospel. Après quelques conseils, il se lance «à fond» dans l’aventure comme lui avait prescrit son père. Il passe tout naturellement son casting à Yaoundé et obtient à l’issue la plus grande note à travers le Cameroun. C’est donc avec une grande assurance qu’il se rend en finale, j’avais déjà beaucoup de confiance. Ce qui lui a permis de braver ses challengers, qui selon lui méritaient tous «autant que moi d’aller à Dakar». Il cite entre autres Véronique, Marie Blanche, Marie Ngolison, Thierry Ndam et Marylin Momo. A quelques jours du début de la compétition, Guy Michel Kingue se veut très serein, mais aussi prévoyant. Je ne vais pas au Sénégal en me disant que je suis le meilleur, mais je vais donner le meilleur de moi. Je crois en moi, j’ai envie d’exprimer mon talent, et je vous prie de m’apporter votre soutien. Voila qui est dit, bonne chance Guy Michel!

Guy Michel Kingue
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