Cameroun : la ville de Muyuka secouée par des grèves

Depuis le 31 mars, les infirmières de l’hôpital de district de la ville protestent pour obtenir une augmentation de leurs salaires.

« Trop c’est trop, donnez aux infirmières leurs droits. Les infirmières ne sont pas des robots », peut-on lire sur les affiches. Ces pancartes sont portées par des infirmières de l’hôpital de district de Muyuka, dans le département du Fako, région du Sud-Ouest du Cameroun.

Les infirmières sont descendues dans la rue pour dénoncer la mauvaise gestion du personnel et leurs salaires qu’elles jugent dérisoires. Selon la plateforme G&J Media, les infirmières disent se battre pour leurs droits et la transparence dans les structures sanitaires publiques, « les infirmières doivent être traitées avec respect par les médecins ».

L’une des principales revendications des travailleurs de la santé, outre un meilleur salaire, est la tenue d’une réunion trimestrielle du personnel de l’hôpital.

Cameroun-contrefaçon : Supermont apporte un démenti

Dans un communiqué de Source du pays, signé ce 06 avril 2023, l’entreprise souligne que l’erreur observée par les consommateurs est due à une inattention du service qualité.

Depuis plusieurs jours sur la toile les bouteilles de l’eau minérale Supermont circule. Pour cause, il est inscrit sur les bouteilles « embouteillée à MUYAKA par Source Du Pays S.A ». ce qui pose problème c’est le lieu Muyaka qui n’existe pas au Cameroun.

Les consommateurs ont tôt fait de crier à la contrefaçon. « Même l’eau minérale Supermont, désormais frelatée !! Ceux qui croyaient encore échapper aux PIPINEIKEN en ne buvant que de l’eau minérale là, sachez que l’eau minérale Supermont a une version frelatée », s’insurgeait hier un internaute.

« De mes recherches il n’existe pas un lieu appelé MUYAKA mais plutôt MUYUKA Alors, suis-je en train de consommer de la contrefaçon ou il s’agit juste d’une coquille d’une entreprise certifiée qui opère au Cameroun depuis de nombreuses années ? », s’est interrogé un autre.

Ce 06 avril 2023, l’entreprise a fait une sortie. « Nous venons par la présente vous rassurez de ce que les bouteilles en circulation portant la mention EMBOUTEILLÉE À MUYUKA par source du pays et même celles portant la mention EMBOUTEILLE À MUYAKA par source du pays sont toutes les deux, authentiques et originales ».

« La situation qui prévaut est due à une erreur survenue à l’impression d’un lot d’étiquettes par l’un de nos imprimeurs et qui n’a malheureusement pas été détectée par nos services qualité. Nous sommes au fait de cet état des choses et avons pris toutes les dispositions nécessaires pour écarter le reste de ce lot d’étiquettes décriées ».

Une sortie qui n’a pas été appréciée par les consommateurs. « Vous encourager le faux avec ce document veillez récupérer ce stock-là chez vos distributeurs le contrôleur du mincom ne doit pas comprendre ça », a répondu un consommateur à l’entreprise. « La stratégie est toute simple. Ils savent que s’ils avouent que leur eau est contrefaite, leur business va prendre un coup. Le mieux est de reconnaître que c’est leur produit », a questionné un consommateur.

Retro

En avril 2021, Supermont avait été déjà accusé de contrefaçon. Le directeur expliquait alors que, « tous les messages diffusés dans les réseaux sociaux faisant état de contrefaçon de ses produits relèvent tout simplement du faux. Il n’existe aucune contrefaçon sur nos bouteilles d’eau minérale », précisait Akram Sabbah.

Il explique que l’inscription de la date sur les bouchons estampillés du logo, ou non, ou sur la bouteille, répond « simplement » à l’exigence réglementaire qui impose la présence d’une date sur l’emballage d’un produit. « Cette inscription peut se faire à tout endroit de l’emballage », ajoutait alors le patron de Source du Pays.

Cameroun : une ambulance de Médecins Sans Frontières touchée par des balles dans le Sud-Ouest

Alors qu’elle répondait à un appel d’urgence à Muyuka, dans le sud-ouest du Cameroun, l’ambulance a été touchée et l’infirmier  qui l’accompagnait a été blessé.

Selon un communiqué de l’ONG Médecins sans frontières, l’attaque de leur ambulance  a eu lieu aux premières heures du 4 février.  L’ambulance a été agressée par des hommes armés alors qu’elle répondait à un appel d’urgence à Muyuka, dans le sud-ouest du Cameroun.

«  Médecins sans frontières condamne cette attaque contre notre collègue et une ambulance clairement identifiée. Les structures médicales, y compris les ambulances, ne sont pas des cibles », rappelle l’ONG.

Elle dit avoir immédiatement envoyée une deuxième ambulance pour récupérer le patient qui se trouvait dans un état critique pour e conduire dans un lieu où il reçoit des soins.  « Notre collègue reçoit des soins médicaux et se remet actuellement de ses blessures», rassure-t-elle.

Médecins sans frontières regrette que ses équipes médicales subissent depuis 2018 les effets graves et persistants de la crise dans le nord-ouest et le sud-ouest. Alors qu’elles apportent une assistance  humanitaire médicale sans distinction de bords, grâce à ses ambulances d’urgence ainsi que des soins de niveau secondaire et un modèle décentralisé de soins communautaires.

Cameroun: Maurice Kamto voit “une lourde responsabilité” du régime dans l’assassinat d’une jeune femme à Muyuka

L’opposant politique estime que l’acte posé par “des individus non encore identifiés” le 11 août est la conséquence de la voie utilisée par le gouvernement pour résoudre le problème dans les régions anglophones

 

L’opinion du président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) ne change pas sur la crise anglophone, même lorsque des cas d’atrocités viennent d’acteurs opposées aux forces régulières comme cela a été le cas le 11 août dernier à Muyuka (Sud-Ouest); où des individus ont tranché à la machette la gorge d’une jeune femme supposée avoir trahi la cause des indépendantistes.

Dans un communiqué publié mercredi 13 août en soirée, Maurice Kamto estime que “quels que soient les auteurs de ce crime effroyable, le régime en place emporte une lourde responsabilité à l’égard de cette horreur, en raison de son opposition persistante à un règlement inclusif et définitif de la crise qui meurtrie les deux régions anglophones du pays depuis bientôt quatre ans”.

L’opposant politique affirme régulièrement que le gouvernement camerounais n’a pas encore mené un réel dialogue pour trouver un règlement à “la guerre civile qui ravage les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest” depuis fin 2016.

Le MRC a annoncé qu’il s’opposera à toute future élection au Cameroun, sans le règlement préalable de cette crise qui a déjà occasionné, selon les statistiques de l’ONU, plus de 679 000 déplacés internes; 58 000 réfugiés camerounais au Nigéria; avec de nombreuses morts de civils.

Crise anglophone : quatre séparatistes arrêtés pour le meurtre d’un militaire

Les concernés sont détenus à Buea pour le meurtre du maître principal Bernard Ndongo, tué à il y a deux semaines.

Les forces de sécurité ont récemment mis la main sur quatre combattants ambazoniens impliqués dans l’assassinat du maître principal Bernard Ndongo. L’infortuné avait été torturé puis enterré vivant dans une brousse de Bafia, non loin de Muyuka, dans le département du Ndian.

Le maitre principal Bernard Ndongo se trouvait en détachement en Muyuka depuis six mois. Il a été enlevé par des sécessionnistes, il y a deux semaines environ, alors qu’il était sorti de sa base pour effectuer une transaction financière afin de solder les frais de scolarité de ses enfants.

Les ravisseurs l’ont conduit dans une brousse où il a subi des tortures avant d’être enterré vivant, ont indiqué des sources contactées par Journalducameroun.com. Ces derniers sont arrêtés quelques jours après leur forfait, au cours d’une enquête qui a d’abord permis de mettre la main sur un des  mis en cause. C’est lui qui a conduit les forces de sécurité vers ses complices.

Le groupe est passé aux aveux et conduit les forces de sécurité à l’endroit où reposait la  dépouille du militaire. Elle a transférée à la morgue de Buea.

Plusieurs autres personnes impliquées dans cette affaire sont recherchées.

Meurtre du bébé de quatre mois: le gouvernement donne sa version des faits

Le ministre de la Communication, Réné Emmanuel Sadi, dans un communiqué réfute l’idée selon laquelle l’armée aurait perpétrée ce crime. D’après lui, l’acte odieux serait le fruit des milices armées en faction dans les régions anglophones.

Une mise en scène bien orchestrée. C’est le fruit des enquêtes menées par les «équipes spécialisées» mandatées pour faire la lumière sur les images qui défraient la chronique depuis le 20 mai. Celles «des images articulées en questions-réponses, [qui] mettent en présence, une voie masculine et une voie féminine en sanglots dont les échanges véhéments accusent l’armée camerounaise d’avoir commis ce crime odieux à Muyuka dans le département du Fako, région du Sud-Ouest sans le moindre indice sur les raisons qui auraient pu motiver un acte aussi irresponsable que barbare et inhumain de la part d’une armée régulière», renseigne le communiqué signé du ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi qui poursuit: «Le gouvernement dément formellement ces allégations mensongères».

Le gouvernement, à travers «les services spécialisés» a pu recouper l’information afin de remonter aux vrais coupables «des individus issus des bandes armées criminelles prises de cours par la dynamique d’apaisement de reprise en main de la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest». D’après le communiqué rendu public ce 22 mai, il s’agissait d’une expédition punitive dirigée contre un ancien rebelle sécessionniste aujourd’hui repenti. Ayant été informé de ces représailles, le monsieur aurait fui précipitamment son domicile avec son épouse et deux de leurs enfants. Ils auraient cependant laissés derrière eux leur fillette de quatre mois. Celle-là même qui a subi le sort des milices séparatistes, le 20 mai.

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Comme autres éléments brandit par le gouvernement, «l’analyse minutieuse de la vidéo sus-évoquée effectuée par des spécialistes» qui indique «clairement que la blessure sur la tête de la fillette a été infligée à l’aide d’une arme blanche et non pas d’une munition dont l’impact sur la tête d’un enfant de moins d’un an aurait été totalement différent».

La posture de la fillette couchée sur le côté avec des douilles ostensiblement rangées près du corps, les réponses «mécaniques et instrumentalisées» de la femme «en pleurs supposées être la mère de la fillette assassinée et celle de l’individu qui lui pose des questions qui n’apparaissant à aucun moment sur la vidéo», sont autant d’éléments qui confortent la position du Mincom dans «le jeu de rôles clairement établi».

Fort de tous ces arguments, le gouvernement appel l’opinion publique à plus de vigilance contre les individus «qui n’ont de cesse de diaboliser nos forces de défense et de sécurité».

Crise anglophone : le meurtre d’un bébé de quatre mois crée l’émoi

Des témoins accusent l’armée d’avoir tué un nouveau-né au cours d’une opération militaire dans le Sud-ouest du Cameroun.

L’image est à peine soutenable. Une vidéo de moins d’une minute, devenue virale, et qui montre un nouveau-né sans vie et les pleurs déchirants d’une femme qui pleure et accuse.

D’après plusieurs sources, le drame est survenu le 20 mai à Muyuka, dans la région du Sud-ouest du Cameroun. Des témoins rapportent une opération militaire dans la ville.

Des propos de la mère de l’enfant tué, rapportés par des sources, accusent des militaires d’être à l’origine du drame.

« Tiré sur un bébé de quatre mois a-t-il un sens ? », s’est interrogé Akere Muna, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018.

Les autorités n’ont pas encore réagi à ces accusations. L’armée est régulièrement mise à l’index dans des bavures dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, dans le cadre de conflit armé né de la crise anglophone.

Crise anglophone : un gendarme décapité à Muyuka

Des séparatistes armés ont tué un gendarme mercredi à Muyuka, région du Sud-Ouest. Des morceaux de son corps ont été répandus sur la route.

Les restes du gendarme Assana Ndam ont été découverts dans les premières heures de la journée de mercredi. L’infortuné qui avait rejoint les forces de sécurité en 2017, a été tué puis décapité par de présumés séparatistes. La population de Muyuka, dans le département du Ndian, se sont barricadées chez elles après la vue macabre, par peur des représailles, a-t-on appris.

Les évènements qui ont entouré la mort de Assana Ndam ne sont pas encore connus. Il circule toutefois deux versions non officielles sur les circonstances de la mort de ce gendarme. Il aurait été capturé et tué au cours  d’un affrontement armé entre séparatistes et militaires mardi dans la localité de Muyuka. Selon certaines sources, Assana Ndam aurait été arrêté alors qu’il revenait d’un congé à Douala. Il se trouvait à bord d’un véhicule de transport en compagnie de trois autres gendarmes lorsqu’ils ont été identifiés par des individus armés. Contraint de sortir du véhicule, Assana Ndam aurait été abandonné sur place par le chauffeur. Il a été torturé avant d’être tué, en témoignent des images diffusées sur les réseaux sociaux.

 

Cameroun : un adolescent tué par balle à Muyuka

Un garçon de 13 ans a été tué ce 17 octobre à Muyuka, localité de la région du Sud-Ouest Cameroun où le conflit entre séparatistes et soldats camerounais s’intensifie.

Le nommé Ching Randy, élève au lycée bilingue de Muyuka, a été abattu par les forces de sécurité dans la brousse non loin de Bafia, où sa famille et lui se sont réfugiés depuis l’intensification du conflit armé dans cette région.

Selon des sources, sur son cadavre, il y avait des blessures à la tête et à la cuisse. Les membres de sa famille l’auraient immédiatement enterré dans la brousse.

Muyuka est l’une des localités les plus meurtrières depuis l’escalade du conflit dans les régions anglophones du Cameroun. De nombreux civils ont été tués, tandis que plusieurs autres ont fui leurs domiciles pour se réfugier dans les brousses. Les deux parties sont engagées dans une spirale de violence dont personne ne sait, ni comment ni quand, elle connaîtra sa fin.

La dernière opération dans cette zone remonte au 02 septembre dernier. Lors de cette descente sur le terrain, les forces de sécurité ont neutralisé quatre militants sécessionnistes et ont récupéré cinq armes dont un fusil d’assaut AK-47, des dizaines de munitions, un ordinateur portable, des téléphones, un sac de fétiches, des uniformes militaires, et une carte nationale d’identité de la République du Cameroun.

C’est toujours à Muyuka qu’un prêtre catholique a trouvé la mort lors un échange de coups de feu entre combattants séparatistes et forces de sécurité il y a deux mois. Le père Alexander Sob, curé de la paroisse Sacré cœur de Bamoka à Buea, avait reçu plusieurs balles alors qu’il se rendait à Muyuka le 20 juillet 2018.

Crise anglophone : un camp de sécessionnistes démantelé à Muyuka

Quatre militants sécessionnistes ont été neutralisés au cours d’une opération de ratissage de l’armée camerounaise. Plusieurs autres se sont échappés dans la forêt.

Les forces de défense en service dans la région du Sud-Ouest ont mené une opération de ratissage dans la ville de Muyuka le dimanche 2 septembre dernier. Cette descente inopinée des soldats de l’armée camerounaise sur le terrain a conduit à un affrontement entre forces de défense et militants sécessionnistes. Les combats ont tourné à l’avantage de l’armée qui s’en tire avec un butin considérable.

Le bilan enregistré à la fin de cette opération fait état de quatre militants sécessionnistes neutralisés, et d’un autre capturé. Du coté des forces de défense, on dénombre trois  blessés dont un grave. Plusieurs autres sécessionnistes ont pu s’échapper malgré leurs blessures, mais les soldats envisagent exploiter le seul interpellé pour les retrouver.

Le butin de guerre collecté dans le camp de base des sécessionnistes comprend cinq armes dont un fusil d’assaut AK-47, des dizaines de munitions, un ordinateur portable, des téléphones, un sac de fétiches, des uniformes militaires, et une carte nationale d’identité de la République du Cameroun.

 

 

Crise anglophone : incendie au Tribunal de première instance de Muyuka

Le bâtiment a été touché par les flammes mercredi.

Le tribunal de première instance de Muyuka (région du Sud-Ouest) a été attaqué par les flammes le mercredi 13 juin 2018. Les dégâts causés par cet incendie n’ont pas encore été évalués, de même que l’origine du feu reste inconnue. Malgré le fait que l’acte n’a pas été revendiqué, un doigt accusateur est pointé sur les militants sécessionnistes, qui se sont régulièrement illustrés par des actes de pyromanie.

Outre le tribunal de première instance de Muyuka, un bus de transport en commun et des motos stationnés non loin de ce bâtiment public ont été incendiés. Là-encore, la cause du sinistre est méconnue.

La localité de Muyuka est très souvent citée comme théâtre de violences liées à la crise anglophone qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis 2016. Le 28 mai, par exemple, alors que les élèves s’apprêtaient à affronter les épreuves du GCE, le centre d’examen de la ville a été attaqué par des individus armés et non identifiés, vraisemblablement des séparatistes. Le centre d’examen a été transféré à Buea, par mesure de sécurité.

 

Après l’attaque de la prison de Muyuka, les forces de sécurité traquent les évadés

Ils ont pris la fuite mercredi dernier, après un assaut mené par de présumés sécessionnistes.

Mercredi 30 mai 2018. Des hommes armés non identifiés attaquent la prison de Bavenga, située dans l’arrondissement de Muyuka (région du Sud-Ouest). Au cours de l’assaut, des prisonniers prennent la fuite. Difficile de déterminer le nombre de détenus ayant quitté l’institution carcérale à l’issue de l’attaque. Mais, les autorités sécuritaires de la ville ont investi les quartiers pour retrouver tous les évadés.

Les assaillants seraient des combattants des forces de défense de l’Ambazonie. Ils auraient fait irruption dans la prison en plein jour et auraient pris le dessus sur les gardiens en faction.

L’attaque de la prison de Bavenga a créé la panique au sein de la population, celle-ci craignant que les forces de sécurité procèdent à des interpellations arbitraires. L’incident du 30 mai dernier rappelle l’attaque du commissariat de police de Muyuka survenue le jeudi 10 mai. Des individus armés et non identifiés ont fait irruption dans les locaux dudit commissariat, saccagé les locaux, volé des armes et libéré quatre gardés à vue.

Examens du GCE Board : le centre d’examen de Muyuka transféré à Buea après une fusillade

Des coups de feu ont été entendus lundi matin, à 15 minutes du début des épreuves.

Les candidats à la session 2018 des GCE-O level (équivalent du BEPC dans le sous-système francophone) et GCE-A (équivalent du BEPC dans le sous-système francophone)  level de Muyuka ne composent pas dans leur ville de résidence. C’est à Buea (à 24 km de Muyuka) qu’ils affrontent les épreuves dudit examen depuis ce matin.

Cette délocalisation a été décidée après une fusillade survenue lundi vers 7h45 aux environs du lycée bilingue Muyuka (centre unique des examens), soit 15 minutes avant la toute première épreuve. « Nous étions déjà assis dans les différentes salles d’examen vers 7h45. Les officiers militaires étaient partout pour assurer la sécurité. Lorsque le sous-préfet de Muyuka est arrivé sur notre campus pour assister au début de l’examen, nous avons entendu des coups de feu. Les forces de sécurité ont riposté. La fusillade a duré plus de trois heures. Personne n’a été blessé lors de l’attaque. La première épreuve, qui devait commencer à 8h00, n’a commencé que vers 11h00. Nous avons fini bouclé la journée vers 17h00 », raconte un candidat inscrit au centre d’examen du lycée bilingue de Muyuka.

Après cet incident, les autorités administratives ont décidé de transférer les candidats de Muyuka à Buea, pour des raisons de sécurité. Ils devraient avoir commencé cette journée dans les différents centres d’examen de la capitale du Sud-Ouest.

Crise anglophone : le commissariat de police de Muyuka attaqué (Sud-Ouest)

Les assaillants ont emporté des armes et libéré des gardés à vue.

Le commissariat de Muyuka (région du Sud-Ouest) a été attaqué jeudi dernier par des individus armés et non identifiés. Ceux-ci ont surpris les policiers de garde, qui auraient pris la fuite lors de l’offensive.

Les individus ayant mené l’attaque ont saccagé les locaux dudit commissariat et libéré quatre gardés à vue. Ils ont surtout emporté des armes, douze d’après une source de Journalducameroun.com. Celle-ci parle de neuf pistolets automatiques (PA) et de trois fusils automatiques légers (Fal).

Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.