Du sentiment anti-français à l’éloignement de la France

En analysant l’expression « sentiment anti-français » chère à Macron que le sociologue Gabonais Joseph Tonda décrit comme un « chantage affectif », on retrouve dans le même registre, l’expression de Sarkozy « la France, tu l’aimes ou tu la quittes ».

Dans une tribune libre le cinéaste Jean-Pierre Bekolo fait l’analyse suivante : En psychanalyse, le chantage affectif implique souvent une tentative de manipulation émotionnelle visant à obtenir une validation ou une réponse spécifique de l’autre partie.

Dans ce contexte, Tonda suggère que la France cherche à susciter des sentiments d’amour ou d’attachement de la part de ses anciennes colonies, notamment des Africains. On peut interpréter cela comme une tentative de manipulation des émotions pour maintenir une relation particulière.

Pour Joseph Tonda le simple fait de se plaindre du « sentiment anti-français » révèle une part de narcissisme persistant dans la relation entre la France et ses anciennes colonies. La France semble vouloir se « reconnaître » et s’aimer à travers le regard des « Noirs » d’Afrique. Sur le plan psychanalytique, cela renvoie à un besoin de gratification narcissique de la part de la France, qui cherche une image positive d’elle-même reflétée dans le regard ou l’approbation de ses anciennes colonies. Cette quête de validation découle d’une certaine insécurité et d’une fragilité narcissique.

La France cherche ainsi à se « reconnaître » et à s’aimer à travers l’image que les « Noirs » d’Afrique lui renvoient, ce qui reflète un désir de renforcer son propre sens de l’identité et de l’estime de soi en se servant de ses anciennes colonies comme d’un miroir. Cela crée une forme de dépendance émotionnelle de la France vis-à-vis de ses anciennes colonies pour maintenir son estime de soi.

En utilisant des concepts de la psychanalyse tels que l’inconscient, la projection et l’identification collective de Freud, on peut considérer que la France tire sa supériorité de l’infériorité supposée des Noirs d’Afrique. Quant à Lacan, davantage axé sur la structure du langage, Macron se sert du terme « sentiment anti-français » pour façonner l’identité nationale française, tout comme Sarkozy d’ailleurs.

Dans ce contexte, où l’on a d’un côté un Français narcissique et de l’autre un Africain humilié par la colonisation, le racisme et les abus, l’idée du « sentiment anti-français » peut être comprise comme une tentative de manipulation émotionnelle des Africains. La France tente d’influencer les émotions en jouant sur des sentiments tels que la culpabilité, la loyauté ou l’affection.

Ce chantage émotionnel  dont parle Tonda est une tentative de faire en sorte que les Africains se sentent redevables, aimés ou dépendants de la France émotionnellement, afin de maintenir son influence ou de minimiser ses critiques. En psychanalyse, ce type de dynamique peut être étudié sous l’angle de la manipulation émotionnelle, de la dépendance affective et des stratégies de pouvoir.

Désormais, il incombe aux Africains d’anticiper les réactions qui vont découler de cette dynamique de « chantage émotionnel » dans les relations entre la France (représentée comme narcissique) et les anciennes colonies africaines (ayant un sentiment anti-français).  L’épisode du Niger nous donne un avant-gout du type de relations qui s’annoncent entre l’Afrique et la France. Tout d’abord nous allons assister  à un renforcement des stéréotypes négatifs, ce qui pourrait alimenter davantage les préjugés et les ressentiments.

À titre d’exemple, les déclarations de Macron, telles que « on vit chez les fous » illustrent cette tendance. De plus, cet épisode du Niger a mis en lumière une autre réponse prévisible, marquée par des réactions émotionnelles fortes, notamment de la colère face au chantage exercé par la France. Cette colère s’est exprimée sous la forme de défiance envers la France, en particulier sous la présidence de Macron. Toujours avec le Niger cette tension a conduit à la rupture des relations diplomatiques entre le Niger, et la France. Cette rupture qui est la politique de l’«éloignement »  ou la « non-relation » seule réponse à ce « narcissisme polarisant » qui est en fait la véritable « épidémie » dont les coups d’Etat ne sont que le moyen d’organiser cet éloignement économique, diplomatique, culturel  et militaire, de la France.

France: 200 personnes à Paris pour manifester contre Bolloré, Biya et Sarkozy

Par Robert Waffo Wanto, président Conseil des camerounais de la diaspora (CCD)

Ils étaient encore des centaines de personnes dans les rues de Paris de diverses nationalités pour soutenir les victimes d’Eseka en appelant à une enquête transparente pour faire toute la lumière autour de cette catastrophe avant d’exiger de Bolloré une indemnisation juste des victimes.

Un cortège haut en couleurs qui a arpenté les boulevards les plus fréquentés de la capitale française, suscitant la curiosité des passants qui pouvaient entendre les slogans et messages diffusés par des hauts parleurs très puissants juchés sur le toit d’un véhicule et reliés à un micro tenu magistralement par Abdelaziz Moundé relayé par Dr Nyamsi Jean Crépin et Lebelge Njombi alias Camer amer.

Le cortège avait à sa tête un véhicule au-dessus duquel était assis un sosie de Bolloré l’ « esclavagiste » qui se fait du fric sur le dos de ses « salariés-esclaves ».

Après un parcours de plus de deux kilomètres, le cortège parti de la Place de la Bastille à 15h est arrivé sur la Place de la République deux heures plus tard où Joël Engo a remercié tous les participants avant de laisser la place au Général Waffo Wanto et à Epanya Augusta qui ont délivré un message au nom du Collectif, Eseka pour un Cameroun nouveau.

Tous y ont pris pour leur grade, en particulier MM. Bolloré et Biya. Même leur ami Sarkozy n’a pas été épargné malgré que nous nous trouvions à la vielle du premier tour des primaires de la Droite et du Centre en France, ce qui n’était malheureusement pas de nature à arranger les affaires électorales de ce dernier.

Bref tout a été dit. reste à vous de revivre l’évènement en images.


Droits réservés)/n

France: 200 personnes à Paris pour manifester contre Bolloré, Biya et Sarkozy

Par Robert Waffo Wanto, président Conseil des camerounais de la diaspora (CCD)

Ils étaient encore des centaines de personnes dans les rues de Paris de diverses nationalités pour soutenir les victimes d’Eseka en appelant à une enquête transparente pour faire toute la lumière autour de cette catastrophe avant d’exiger de Bolloré une indemnisation juste des victimes.

Un cortège haut en couleurs qui a arpenté les boulevards les plus fréquentés de la capitale française, suscitant la curiosité des passants qui pouvaient entendre les slogans et messages diffusés par des hauts parleurs très puissants juchés sur le toit d’un véhicule et reliés à un micro tenu magistralement par Abdelaziz Moundé relayé par Dr Nyamsi Jean Crépin et Lebelge Njombi alias Camer amer.

Le cortège avait à sa tête un véhicule au-dessus duquel était assis un sosie de Bolloré l’ « esclavagiste » qui se fait du fric sur le dos de ses « salariés-esclaves ».

Après un parcours de plus de deux kilomètres, le cortège parti de la Place de la Bastille à 15h est arrivé sur la Place de la République deux heures plus tard où Joël Engo a remercié tous les participants avant de laisser la place au Général Waffo Wanto et à Epanya Augusta qui ont délivré un message au nom du Collectif, Eseka pour un Cameroun nouveau.

Tous y ont pris pour leur grade, en particulier MM. Bolloré et Biya. Même leur ami Sarkozy n’a pas été épargné malgré que nous nous trouvions à la vielle du premier tour des primaires de la Droite et du Centre en France, ce qui n’était malheureusement pas de nature à arranger les affaires électorales de ce dernier.

Bref tout a été dit. reste à vous de revivre l’évènement en images.


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France: François Hollande investi président de la République

A l’Elysée, c’est désormais François Hollande qui tient les rênes. Nicolas Sarkozy lui a remis les clés et tous les dossiers

Un Président « rassembleur »
Programme respecté à la seconde près, protocole impeccable, la cérémonie d’investiture de François Hollande, septième Président de la cinquième République française n’a pas dérogé à la règle. Ce que l’on retiendra surtout de ce 15 mai, c’est d’abord la pluie. Elle accueille le nouveau chef de l’Etat à son arrivée à l’Elysée. Si on était en Afrique, d’aucuns y verraient un heureux présage pour le quinquennat. On retiendra aussi la sobriété d’un événement qui n’a pas pour autant perdu de sa solennité. Très peu de figures du show-bizz, une trentaine d’invités « personnels » et surtout personne de sa famille. Les enfants qu’il a eu avec Ségolène Royal, ni ceux de sa compagne, ne sont pas venus. Hollande, semble-t-il, ne voulait pas jouer le remake de 2007 où Nicolas Sarkozy était entouré de sa large famille recomposée. Les symboles aussi. D’abord entre les deux présidents, le sortant et l’entrant. Une attitude cordiale, un entretien à huis clos qui a duré presque 40 minutes, un peu plus longtemps que celui de la précédente passation Chirac-Sarkozy. La présence de dix prix Nobel, invités par le président. Et celle de personnalités de droite qui ont reçues comme toutes les autres, la chaleureuse poignée de main et les quelques mots que Mr Hollande a tenu à donner à tous. Le Président se veut « rassembleur ». Le discours de François Hollande est dans la même veine, avec le mot « confiance » répété une demi-douzaine de fois. Le nouveau Président sait que c’est ce dont les français ont le plus besoin, de retrouver la confiance en leur pays, en son économie, en ses valeurs. « Je tiens à adresser un message de confiance aux Français », démarre le nouveau président, qui rappelle son désir de «faire vivre ensemble tous les Français autour des mêmes valeurs, celle de la République ». « Je mesure aujourd’hui même le poids des contraintes auxquelles notre pays fait face : une dette massive, une croissance faible, un chômage élevé, une compétitivité dégradée, une Europe qui peine à sortir de la crise », a ajoutera-t-il, affirmant qu’il n’y a « pas de fatalité ».

Départ digne pour Sarkozy
C’est sous les vivas et les « Nicolas merci» de ses partisans que le nouveau « ancien-Président » français a quitté l’Elysée après avoir remis les clés de la « maison » à son successeur. « Je ne peux pas comprendre qu’on laisse partir quelqu’un comme ça » se lamentait une dame devant les grilles de l’Elysée, la larme à l’ il. Tôt dans la matinée, Carla Bruni-Sarkozy accueillait Valérie Trierweiler sur le perron du palais présidentiel. Quelques heures plus tard, Nicolas Sarkozy, main dans la main avec son épouse, est raccompagné jusqu’au perron du palais en compagnie de la nouvelle Première dame de France. Il a descendu le tapis rouge jusqu’à la voiture avec laquelle il a quitté la cour d’honneur du palais présidentiel, saluant de la main journalistes, collaborateurs de l’Elysée et gardes républicains massés dans la cour d’honneur. Le couple Sarkozy s’est envolé pour le sud de la France pour quelques jours de repos. Aucune information officielle n’a filtré sur l’avenir de l’ancien Président. François Hollande lui a souhaité «bonne chance» pour sa nouvelle vie. Par contre, pas d’état de grâce pour ce dernier. Après les honneurs de ce matin, il rendra hommage à Jules Ferry et Marie Curie, qui représentent deux priorités de son mandat, l’éducation et la recherche. Les réjouissances avec ses parents et amis terminées, le nouveau chef de l’Etat se rendra en fin d’après-midi à Berlin pour une première rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel. Le dossier brulant de la crise et de l’austérité voulue par les allemands et à laquelle se refuse Hollande sera sur la table. Mais avant, il aura annoncé le nom de son Premier Ministre qu’une indiscrétion ce matin avait déjà dévoilé. Ce sera son ami, le député-maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault.

Nicolas Sarkozy et François Hollande sur le perron de l’Elysée ce 15 mai 2012
lexpress.fr)/n

Elections françaises: Bayrou vote Hollande au 2nd tour qui aura lieu le 6 mai

Le leader centriste français a fait savoir que son choix était personnel

Jeudi 03 mai dans la soirée, François Bayrou, le leader du Mouvement Democrate (MODEM) est sorti de l’ambiguïté en annonçant qu’il glissera dans l’urne dimanche un bulletin socialiste. « Le vote Hollande, c’est le choix que je fais » a-t-il déclaré. Il n’a toutefois pas appelé ses électeurs à l’imiter se refusant à donner une consigne de vote. Mais son discours devrait pouvoir encourager ses partisans à le suivre. Les observateurs de la politique française n’y voient cependant pas une adhésion complète aux valeurs socialistesx. François Bayrou qui s’est toujours voulu moraliste, condamne la violence dont le président sortant Sarkozy fait preuve à l’entame du deuxième tour. Pourtant il n’est pas tendre non plus avec le parti socialiste, dont il désapprouve les choix économiques. Sa résolution serait finalement une tactique bien élaborée. Il a estimé que le futur Président socialiste serait confronté aux difficultés de gestion de la crise et serait bien avisé de recourir à une large «union nationale» pour y faire face. François Hollande, qui était déjà assuré de sa victoire avant le ralliement in extremis du chef du MoDem, ne devra rien à François Bayrou. Il avait toutefois prévenu il y a plusieurs semaines que tous ceux qui soutiendraient sa candidature feraient partie, de fait, de la future majorité présidentielle. Le candidat socialiste, qui emploie souvent le mot de « rassemblement », aura ainsi le mérite, au soir de sa probable victoire, d’avoir réuni sur son nom un large éventail allant des partisans du Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon et des communistes, aux centristes du MoDem de François Bayrou.

Même s’il est en recul dans les sondages François Hollande est toujours favori devant le président sortant Nicolas Sarkozy. Dans les intentions de vote, François Hollande perd partout du terrain dans la dernière semaine mais son avance demeure au-dessus des marges d’erreur statistiques. Il est donné vainqueur à 53,5% par TNS Sofres pour I-Télé, en recul d’un point et demi, contre 46,5% pour Nicolas Sarkozy (+1,5). Deux autres enquêtes le créditent de 53% des intentions de vote. Il perd deux points dans un sondage Harris Interactive pour VSD et La Chaîne parlementaire, Nicolas Sarkozy étant crédité de 47% (+2). Chez CSA, pour BFM-TV/RMC/20 Minutes/CSC, François Hollande recueille là encore 53%, en baisse d’un point, contre 47% à Nicolas Sarkozy (+1). Trois sondages situent enfin le socialiste à 52,5%, BVA pour Le Parisien/Aujourd’hui en France de vendredi où il perd un point (Sarkozy à 47,5%, +1), OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro et LCI où il recule de 1,5 point (+1,5 en faveur du président sortant) et enfin Ipsos-Logica pour France Télévisions, Radio France et Le Monde où il perd 0,5 point (+0,5 pour Nicolas Sarkozy).Ces enquêtes il faut le rappeler ont été réalisées avant l’annonce par le président du Modem François Bayrou qu’il voterait Hollande au second tour dimanche. En Afrique nombreux sont les pays africains où les opinions sont favorables à Hollande. Une position historique, les africains trouvent les socialistes plus commodes. Mais d’un autre côté, à tort ou à raison on pense que François Hollande sera moins catastrophique pour le continent que ne l’a été Sarkozy, dont l’action du gouvernement est critiqué dans le débarquement d’un président (Côte d’ivoire), la déstabilisation d’un pays (Mali), et l’assassinat du guide Lybien, tout cela au cours des 12 derniers mois.

François Bayrou (à gauche) a choisi de soutenir François Hollande (à droite). La photo date de 2007
Reuters)/n

Contribution au débat sur la Côte d’ivoire, suite à l’intervention ostentatoire de Nicolas Sarkozy

Par Henri Georges MINYEM, Chercheur en sciences sociales EHESS-PARIS

Il est des situations dans la vie des hommes qui requièrent de sortir des lectures parcellaires et donc unidimensionnelles et mutilantes afin de saisir les différentes unités fragmentaires et donc comminutives d’une complexité sous-jacente qui elles-mêmes sollicitent de l’abstraction, c’est-à-dire plusieurs degrés supplémentaires dans l’analyse. Il faut pour en comprendre les fondements sortir d’une lecture binaire d’un fait social pour en analyser les éléments constitutifs de complexité, en somme, la conjonction de l’un et du multiple pour emprunter à Edgar Morin, qui qualifie cet état de fait dans La Méthode, d’Unitas Multiplex, la conjugaison de l’unique avec le multiple. Accéder à ce degré de raisonnement suppose de partir de la perception d’une complexité de la vie sociale et des motivations des hommes. C’est aussi tenir compte d’une dimension symbolique et donc particulièrement irrationnelle dans le comportement des hommes vis-à-vis du fait politique. Cette attitude qui relève de l’irrationnel n’est pas pour autant marginale puisque la raison se doit d’essayer de la comprendre tout autant. L’univocité d’appréhension de cette complexité est une absence d’hypostase qui relève de ce que Morin appelle le paradigme de la simplification.

La complexité des situations de la vie sociale engendre des grilles de décryptages multidimensionnelles par essence, qui tiennent compte de plusieurs facteurs dont l’humain n’est pas le dernier, avec ce que cela comporte de difficulté pour l’esprit à saisir la totalité du réel soit par incompétence selon Peter ou Herbert Simon, soit par mauvaise foi, soit les deux à la fois. La pensée réductrice, mutilante aboutit inéluctablement à des actions mutilantes. Ce réductionnisme volontaire ou plus souvent inconscient chez les êtres humains est aussi et surtout l’expression d’une incapacité formelle à se saisir de la force polyscopique des actions humaines pour n’en voir que l’instrumentalisation politique. De fait la chose politique relève d’une complexité qui tire sa substance des multiples facettes mêmes de cette acception. Le politique est le domaine de la vie sociale le plus empreint de subjectivité car relevant d’une symbolique qui elle-même s’alimente d’un imaginaire d’appartenance et porte de fait une dimension identitaire incontestable.

Sur la situation ivoirienne
De fait, la situation ivoirienne qui depuis un mois nous est donnée à commenter, mérite que l’on prenne de la hauteur avant de poser des actes, des accusations, des procès d’intentions et des théorèmes ou postulats au regard des positions des uns et des autres. Cette question ivoirienne divise profondément les populations issues d’Afrique noire qui se sont les premières intéressées à cette interpellation venue d’ailleurs. Certains se sont positionnés immédiatement derrière l’un ou l’autre des candidats et essayé par la suite de légitimer leurs choix, irrationnels pour la plupart, affectifs pour beaucoup. Cette deuxième catégorie de partisans (dont la majorité se retrouve du côté des supporters de Laurent Gbagbo) ont sacrifié à l’analyse, à la réalité de sa gestion politique depuis 10 ans de pouvoir pour se limiter aux incantations du tribun populaire envers l’impérialisme occidental et le complot destiné à le destituer « By all means necesaries ».

A l’analyse de la situation économique de la Côte d’Ivoire, Gbagbo a émietté et dépecé son pays qu’il a bradé à ses amis français pour la plupart (Bouygues, Bolloré, Fakhoury, etc.) en se présentant comme un leader nationaliste alors même qu’il n’a développé aucune industrie dans son pays, aucune infrastructure, aucun levier économique permettant une quelconque relance, nonobstant l’atteinte du point d’achèvement qui permettrait à son pays de bénéficier de la remise de la dette extérieure de son pays évaluée à plus de 6285 milliards de FCFA en 2008. Je vous invite à lire cet excellent article afin d’avoir une idée de la gestion erratique des ressources ivoiriennes par des pontes de la Françafrique. (http://www.lesafriques.com/actualite/comment-la-cote-d-ivoire-a-ete-livree-aux-multinationales-en-pieces-deta.html?Itemid=89%3Farticleid%3D27168)

Pour les tenants du légalisme et du conventionnalisme (dont je suis), ils se fondent d’une part sur le respect des accords multipartites paraphés par tous les acteurs en présence dans le présent scrutin présidentiel en arguant d’un stricte application de la loi électorale et des prescriptions qu’elle imposait à tous les candidats selon les articles 59, 61, 62, 63, 64 (nouveau) du code électoral ivoirien de 2008.

Beaucoup de légitimistes qui invoquent l’applicabilité stricto sensu les termes contractuels entre les parties sans rentrer dans des considérations de personnes, ont évoqué les différents accords signés depuis 2003 entre tous les protagonistes d’un pays qui sortait de guerre et qui se sont succédés jusqu’aux accords de Ouagadougou de 2007. C’est la thèse conventionnaliste que je défends personnellement depuis 1 mois.

D’entre les deux postures antagonistes, les uns et les autres en sont arrivés par rouerie à emprunter aux arguments assénés par des parties extérieures au conflit telles que les puissances étrangères, et d’autres en ont rajouté, suggérés par les conseillers de Laurent Gbagbo soit la prééminence de la cour constitutionnelle sur la commission électorale Indépendante. J’ai même souvenance d’avoir entendu que la CEI n’était qu’un « machin » administratif (je rappelle qu’il s’agissait d’un accord multipartite signé par l’ensemble des parties prenantes à la sortie de crise ivoirienne) pour faire admettre que le véritable et seul recors légal était le conseil constitutionnel pour arguer d’une justification de l’élection de Laurent Gbagbo.

Cependant (et c’est l’objet de cette lecture), le président français Nicolas Sarkozy a eu un comportement INADMISSIBLE pour l’Africain que je suis et comme moi, ils sont nombreux en Afrique et ailleurs à penser que cet homme, par son manque de tact et son empressement à prendre position de fort primesautière manière a fait du tort à tous les légitimistes qui, depuis le début de cette crise ivoirienne s’essaient à utiliser le bon sens et les conventions passées depuis 2003 à Marcoussis, Prétoria en 2005 et Ouagadougou en 2007.

Nicolas Sarkozy a fait du tort à l’Afrique et ce n’est pas la première fois qu’il pose un acte à lecture univoque vis-à-vis des Africains. Il y eut d’abord le discours de DAKAR le 26 juillet 2007. C’est la raison pour laquelle ma conscience d’Africain progressiste m’enjoint de lui adresser la présente lettre afin que tous les futurs dirigeants français opèrent une conversion critique dans leur regard vis-à-vis des l’Afrique et des africains en général.

SUR LES INJONCTIONS DE NICOLAS SARKOZY, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE A LAURENT GABGBO

J’entends dire ceci à Nicolas Sarkozy, président de la République Française : Vous nous avez personnellement fait du tort par votre parénèse comminatoire à l’endroit d’un président africain encore en exercice et de fait, votre ultimatum est attentatoire à la considération minimale due à un chef d’Etat, fût-il du tiers-monde. Presque autant que Laurent Gbagbo à qui vous avez intimé l’ordre (au nom de quel viatique légitimatoire?) de quitter le pouvoir, vous avez jeté l’anathème sur les élans progressistes des oppositions en Afrique par votre intervention maladroite et cavalière, le genre d’incursion que votre tempérament naturel, irréfléchi et inconséquent vous incline à arborer.

Il me semble profitable pour vous d’entendre ceci : les temps ont changé et cette transition historique que vous semblez ignorer au même titre que l’antériorité des civilisations nègres qui vous est inconnue, votre méconnaissance des humanités et donc forcément, votre déficit de culture générale ne vous dispensent pas de savoir vous entourer.
Ainsi quand vous reproduisez mimétiquement les discours de révisionnistes à Dakar en 2007, vous jetez aux orties outre la connaissance scientifique, les recherches historiques et plus grave, vous entachez sur les plans politique et sociologique, les relations entre la France et l’Afrique d’un soupçon d’emprise tutélaire indéfinie et ce sont des postures qui écornent le travail de tous les Africains qui se battent pour l’universalité des cultures dans le nouveau paysage socioculturel mondial. L’universalité n’est pas l’universalisme des Lumières, encore moins la prédominance de vos modèles culturel et démocratique sur les valeurs africaines.

Les progressistes africains veulent travailler avec la France, mais aussi la Chine, les USA, le Sri Lanka, la Malaisie, la Russie, d’autres pays africains mais, plus encore, ILS ENTENDENT FAIRE ALLEGEANCE A LEURS PEUPLES ET REFUSENT DE S’INFEODER AUX INTERÊTS FRANÇAIS.

Nous n’entendons pas être des serviteurs de la France comme nos aînés et à chaque fois que vous vous adresserez à un chef d’Etat africain, je ne saurais trop vous conseiller de lui parler avec tous les égards et le respect dus à son rang ! Sinon alors, vous vous exposerez aux foudres de tous les siècles de frustration et de privations que vos ascendants et vous-même en tant que président de la France, vous avez imposés au Continent Africain !!! Tenez-vous-le pour dit une bonne fois pour toutes !

Monsieur le président, quand du haut de votre tribune, vous intimez ordre à un président africain, fût-il déchu, qu’attendez-vous en retour ? Que les Africains vous félicitent ? Vous exhumez sans le vouloir tout un imaginaire de souffrances subies et enfouies, des humiliations sourdes qui exacerbent la susceptibilité des populations dans leur ensemble. De fait, CE QUE VOUS ÊTES PREND LE PAS SUR CE QUE VOUS DITES ! Au final, vous entravez l’ uvre de bon sens pour laquelle vous vous battez par votre maladresse et tous ceux qui pensent comme vous sont assimilés à vous, à leur corps défendant ! Vous produisez l’effet inverse de celui escompté et faites tous les progressistes africains qui soutiennent le président élu en Côte d’Ivoire, Alassane OUATTARA pour des supplétifs de la France, ce qui n’est pas tolérable à l’heure des grands bouleversements géopolitiques dans le Sud.

Vous semblez ignorer que même si nous convenons tous aujourd’hui que Laurent Gbagbo a perdu les élections, il y a tout e même plus d’un million de voix qui se sont portées sur sa personne et vous ne pouvez ignorer le poids électoral, ni l’aura d’un président qui a présidé durant 10 ans aux destinées d’un pays et contribué à asseoir un semblant de paix que vous méprisez d’une tirade, d’un ad hominem qui nous fait du tort. Vous semblez vite oublier l’histoire des relations entre la France et l’Afrique et je vais vous rafraîchir la mémoire, c’est-à-dire que votre paresthésie scélérate mérite de ma part une leçon de culture générale et un strict rappel des lectures oubliées, au prétexte de votre refus à une perpétuelle repentance !

Durant 400 ans, plus précisément depuis 1441, l’Occident à dépouillé l’Afrique de plusieurs dizaines de millions de ses forces vives.
En deux siècles d’histoire, soit de 1600 à 1800, la population africaine n’a pas évolué d’une tête pour cause d’exploitation intensive de notre jeunesse, appelée à servir dans vos plantations dans les Caraïbes et aux USA (plus particulièrement à la John Hopkins University de Baltimore où j’ai effectué des recherches en 2009), l’on enseigne l’AFROCENTRISME, à savoir l’antériorité des civilisations nègres bien avant toutes les formes de civilisations préhistoriques à travers les Capsiens dans la préhistoire et jusqu’au début de notre histoire avec les royautés égyptiennes.

SUR LA PREHISTOIRE

Selon les travaux des historiens, eux-mêmes fonctions d’une historiographie qui s’institutionnalise de plus en plus, c’est au paléolithique supérieur, il y a environ 40 000 ans av. JC, que tout aurait commencé, lorsque des populations de type négroïde, que les préhistoriens ont appelées l’homme de Grimaldi envahirent l’Europe depuis la péninsule ibérique jusqu’en Ecosse et plus au Nord, vers la Sibérie, beaucoup plus à l’ouest.
Au Mésolithique, c’est-à-dire il y a environ 12 000 ans, d’autres populations négroïdes appelées les Capsiens affluèrent en Europe occidentale.

Il ne fait donc plus aucun doute que votre discours de Dakar le 26 juillet 2007 était une véritable hérésie parce que parsemé d’un tissu d’âneries, autant de reflets d’une courte vue.

Je tiens aussi à vous rappeler que l’Afrique pour la plupart des pays dont vous avez hérité de la tutelle n’a pas été conquise par vous.

RAPPELS HISTORIQUES

Prenons le cas du Cameroun, nous étions une colonie allemande dont vous avez hérité du fait d’une victoire de coalisés (dans laquelle la France a toujours su s’insérer par la duplicité notamment des accords Sykes-Picot de 1916) et de l’alliance d’un gouvernement rebelle bâti à partir de Londres en 1940 aux forces qui allaient remporter la guerre contre le colon allemand. Dans les deux cas de figures, vous avez profité de vos alliances et non de votre force militaire !

Fin de la première guerre mondiale (1914-1918)

. Le 28 juin 1919, les puissances victorieuses signent le traité de Versailles qui impose des clauses territoriales à l’Allemagne (restitution de l’Alsace-Lorraine) mais fait aussi payer à l’Allemagne l’effort de guerre fourni par la France, ce qui permet à cette dernière de financer sa reconstruction par la mise sous tutelle de cette puissance-là. C’est aussi à cette époque que sous l’égide de la SDN (Société des Nations) de peu glorieuse mémoire que le Cameroun sera placé sous mandat français, à la faveur de la victoire relative des alliées sur l’Allemagne et donc du partage de ses possessions dont la France profitera largement et j’oserais dire.lâchement.

Fin de la deuxième guerre mondiale (1939-1945)

. Vous ferez de même en 1945 lorsqu’à Yalta du 4 au 11 février 1945, les 3 véritables grands que sont Roosevelt, Churchill et Staline vous accordent une zone de contrôle de l’Allemagne libérée afin de s’assurer de la continuité de l’occupation une fois retirés outre-Atlantique (notamment pour les USA).
L’ONU naîtra de ce partage du monde-là. En Afrique, nous avons été placés par cette même ONU sous votre protectorat depuis 1945, par votre position au sein de cette nouvelle organisation et non du fait de votre puissance. Cette ONU qui instaure une nouvelle gouvernance du monde vous donne encore le bon rôle puisqu’elle permet à la France de s’octroyer le contrôle d’une bonne partie de l’Afrique dont le Cameroun qui est mis sous sa tutelle. Il est bien entendu que cette compensation permet par ailleurs au monde dit libre de contrôler l’expansion du communisme dans la fameuse doctrine de l’endiguement qui se met progressivement en place aux USA.

Les indépendances africaines (1960’s)

Le système du Direct Rule que vous avez imposé aux populations africaines continue de produire des effets pervers plus de 50 ans après nos indépendances et vous savez pertinemment pourquoi !!!

Pendant toute la période pré-indépendances, vous avez massacré des africains sur toute l’étendue de la cartographie continentale, de la Tunisie, à l’Algérie, en passant par le Maroc, Madagascar en 1947 et partout ailleurs en Afrique noire dont pour le seul Cameroun , vous avez assassiné entre 200 000 et 1 M de personnes qui réclamaient l’autodétermination. Vous avez sucé le sang des Africains y compris de leur sous-sol. Mais il vous fallait d’abord massacrer tous les opposants crédibles et charismatiques à votre impérialisme qui réclamaient une part de liberté et vous avez fait taire toutes les voix dissonantes qui avaient un certain écho chez nous et qui pour nous sont des héros et le resteront à jamais.

Le Général de Gaulle qui est votre héros fut notre bourreau en créant la Françafrique avec 2 leviers complémentaires :

1. d’une part les réseaux d’intronisation de potentats locaux par le biais de Jacques Foccart ; c’est lui qui deviendra le véritable bourreau de toutes nos revendications d’autonomie et parmi ses faits de guerre, l’on dénombrera les assassinats de leaders camerounais (Félix Moumié entre autres) et l’intronisation de tous les dictateurs africains dont la descendance perpétue l’ uvre des parents dans une logique d’obédience à la France mais surtout, de paupérisation par l’absence de réel bagage patriotique, nationaliste bien souvent consubstantiel à une allégeance au peuple qui est par excellence la voie de l’expression démocratique

2. d’autre part le financement de ces réseaux par l’intermédiaire de la société Elf sous l’égide de Pierre Guillaumat son premier dirigeant qui aujourd’hui s’est dissimulée sous la carapace d’une plus petite société Total à seule fin d’en masquer les outrages récurrents pour les peuples africains. Les trois sociétés qui ont donné naissance à Elf Aquitaine sont : la Régir Autonome des pétroles créée le 29 juillet 1939, la SNPA créée le 10 novembre 1941 et le Bureau de recherche de pétrole créé en 1945. Ces trois sociétés ont fusionné en 1966 et donné naissance à l’ERAP, en réalité Elf-ERAP et le 27 avril 1967, la marque Elf était créée avec Pierre Guillaumat à sa tête. C’est lui qui va développer les réseaux de financements de la fameuse nébuleuse qui asservit l’Afrique francophone au diktat de l’Etat français.

DE NOS JOURS EN 2010

Les potentats locaux qui sont à votre solde à la tête de la plupart des pays d’Afrique francophone, entraineront à la fois la perte de la France mais aussi celle de leurs peuples. Une véritable relation France Africaine devra se développer sur d’autres bases négociées.
CECI EST LA SEULE CONDITION D’UNE REVALORISATION DE L’IMAGE DE LA FRANCE EN AFRIQUE ! En d’autres termes, dans les années à venir, la France devra reconquérir le c ur des Africains pour que ceux-ci pansent leurs plaies béantes ! Et ce n’est pas un comportement brutal et comminatoire comme celui dont vous avez fait preuve qui aidera à cette restauration d’une image ternie par vos outrances. Et pour cause !

Le mépris affiché, les collusions criminogènes, les liaisons incestueuses, le larbinisme fortuit, les peurs viscérales, les agenouillements, les concussions institutionnalisées, les ladreries impénitentes, les intimidations, les massacres perpétrés et tus, les persécutions muettes, les sauvageries silencieuses, les viols enfouis, les violences illégitimes légalisées, les paternalismes condescendants , les ricanements sournois, les enthousiasmes pédants, les regards niveleurs, les concupiscences serviles, l’exploitation effrénée, les paupérismes engendrés, les lâchetés perpétrées, les dévoiements imposés, les richesses usurpées.AUTANT D’ACTES D’INFÂMIE PERPETUELLE et INDEFINIE ONT FINI PAR CONVAINCRE LES AFRICAINS QUE LES INTERETS FRANÇAIS SONT ANTAGONISTES DES INTERETS AFRICAINS !

Cependant, que cette maxime soit vraie ou fausse (ce que je pense personnellement), vous avez réussi par vos complots et compromissions à les incruster de façon si forte et puissante dans l’esprit de nombreux africains qui de plus, subissent au quotidien les frustrations générées par des blocages sociologiques dus au racisme larvé, au sein même du tissu social français, que toute intervention de votre part en Afrique se doit d’être mesurée : les blessures sont encore vivaces, les plaies béantes. Elles sont encore plus sensibles quand vous soutenez ouvertement un candidat à une élection en Afrique, et quand vous travestissez des votes dits démocratiques pour introniser votre candidat tel Ali Bongo au Gabon !

VOUS AVEZ FAIT DU TORT A L’AFRIQUE, MAIS AUSSI ET SURTOUT AUX LEADERS PROGRESSISTES QUI NE VOUS SONT PAS HOSTILES MAIS QUE VOUS OPPOSEZ A LEUR OPINION PAR VOTRE AMBIGÜITE PARTISANES !

Ile ne vous viendrait pas à l’idée d’influencer les élections américaines ou de critiquer Kadhafi, ou encore Vladimir Poutine. Vous aviez un faible pour les républicains et c’est Barack Obama qui a été élu, vous êtes obligés de faire avec, bien que vous n’ayez pas grande sympathie pour lui, tant vos positions sont antagonistes. Vous n’appréciez pas plus la Chine mais elle devient la première puissance économique du monde et vous devrez vous plier à sa puissance. Il en est de même des rois du pétrole dont vous abhorrez les pratiques anachroniques et pourtant vous avez besoin d’eux pour les débouchés de vos produits et autres avions. En Biélorussie, plus de 600 membres de l’opposition viennent d’être emprisonnés par Alexandre Loukachenko, qui a recueilli 79,67% des suffrages exprimés au cours d’élections entachées d’irrégularités sans que la communauté internationale ne s’offusque. Ce président qui trône sur le Belarus depuis 16 ans entame un 4ème mandat malgré les protestations des observateurs européens, mais dans un silence étonnant de l’ONU. Ces postures pleines d’impostures de la part des institutions internationales et plus particulièrement de la part des démocraties occidentales ne sont pas à même de favoriser une lecture objective de vos positionnements dans un continent appelé AFRIQUE !

Pour que la communauté internationale se ressaisisse, elle devra se réorganiser et parler d’une voix audible chaque fois qu’une violation au droit sera perpétrée dans quelque endroit de la planète où elle se déroule !

Ainsi, je tiens à vous dire ceci, Nicolas SARKOZY : N’INTERVENEZ PLUS OUVERTEMENT DANS LES AFFAIRES AFRICAINES ! CECI EST L’INJONCTION FERME DU PRESIDENT D’UN PARTI POLITIQUE CAMEROUNAIS (PAYS SOUVERAIN) QUI NE DETESTE PAS LA FRANCE (COMMENT LE POURRAIS-JE ! C’EST MA 2eme PATRIE). CEPENDANT, JE REFUSE LA SUBORDINATION DE MON PAYS A UN AUTRE ! LAISSEZ FAIRE LES DIPLOMATES ! ILS SONT PLUS SUBTILS ET TOUT AUTANT EFFICACES.

Décidément Nicolas Sarkozy, vous n’avez rien compris à l’Afrique !!!

Il y a une nouvelle configuration mondiale qui se dessine. Non seulement l’Occident n’est plus en tête de celle-ci, mais plus encore, les équilibres se déplacent du côté de l’Est et des BRIC « S » (Brésil, Russie, Inde, Chine.auxquels il faudra rajouter l’Afrique du Sud (« S » pour South Africa) qui vient d’y être invitée)

Il n’ya plus qu’en Afrique que la France jouit d’un poids politique grâce à ses marionnettes aux ordres, mais si elle veut pérenniser ses avantages économiques et d’approvisionnements en matières premières, elle devra travailler EN PARTENARIAT avec les Africains et non plus leur imposer ses volontés. Il m’apparaît en truisme que l’intérêt de la France est donc dans la convergence de vues avec des leaders africains clairvoyants et non plus dans des diktats qui viendraient de la France car les Africains, au même titre que les Occidentaux voient le monde changer et les équilibres d’antan vaciller ! Alors, ils revendiquent leur propre révolution culturelle et sont prêts à s’accrocher à tout leader qui leur tiendrait un discours nationaliste, car pour eux, il sera toujours meilleur que les chefs d’Etat à votre solde. Si vous avez conscience de cela, alors, vous devrez faire profil bas à l’avenir et laisser les africains régler leurs problèmes.

Une autre problématique concerne le conseil de sécurité de l’ONU dans lequel ne figure aucun pays du Sud en tant que membre permanent ayant droit de veto. Si vous voulez aider les africains, arrêtez d’en faire des porte-voix pour des décisions que vous prendrez avec leur présence presque inutile au conseil de sécurité où vous êtes membres permanents à la faveur de la seconde guerre mondiale qui commence à dater alors que le monde lui-même a changé depuis le nouvel ordre mondial prôné par Bush Père en 1985.

J’entends vous amener ici et avec vous, tous les futurs dirigeants français à une nouvelle forme de coopération qui s’affranchira des ingérences malsaines et des connivences mafieuses dans les rapports entre la France et les nouvelles formes de gouvernance africaine, afin que nous parvenions de concert à chanter un hymne du changement qui scellera le nouveau rapport de l’Afrique à la FRANCE : UNE REELLE ET MUTUELLE CONSIDERATION DANS LE RESPECT DES MULTIPLES RICHESSES ET TALENTS DES UNS ET DES AUTRES, DANS LE RESPECT MUTUEL ET L’EQUIVALENCE DANS LES REPRESENTATIONS ! A DEFAUT, L’IMAGINAIRE DE L’AFRICAIN PERCEVRA TOUJOURS LE FRANCAIS COMME UN FAUCON ET UN VAUTOUR QUI S’ENGRAISSERA DU SANG DES ARICAINS ! C’EST UNE QUESTION D’INTERET MUTUEL, C’EST UN AVENIR A REINVENTER ENSEMBLE !

IL EST QUESTION ICI DE LUCIDITE POLITIQUE


Journalducameroun.com)/n

Fête nationale 2010 en France, Nicolas Sarkozy a reçu ses homologues africains à l’Élysée

Intégralité du discours du Président français tenu ce mardi 13 juillet à la mi-journée

Chers amis,
Monsieur le Ministre de la Défense,
Monsieur le Ministre, Cher François,
Messieurs les Ministres,

C’est avec beaucoup de joie que nous vous accueillons avec les Présidents de nos Assemblées.

Voici 50 ans, le Général de Gaulle conduisait à son terme le mouvement qu’il avait lui-même initié seize ans plus tôt à Brazzaville. Il ouvrait à vos pays et à vos peuples la voie de l’émancipation, la voie de l’indépendance.

Il m’a semblé que l’anniversaire d’un moment aussi fort de notre Histoire commune méritait d’être relevé. D’aucuns ont critiqué la proposition que je vous ai faite de nous réunir aujourd’hui, et d’assister demain au défilé du 14 juillet. Ils ont cru y déceler l’expression d’une nostalgie coloniale, ou encore la tentation pour la France de s’approprier la célébration de vos indépendances.
C’est un contre-sens absolu, et c’est bien mal me connaître que de penser que je puisse être inspiré par un quelconque sentiment de nostalgie envers une période dont j’ai, plus d’une fois, souligné l’injustice et les erreurs.

L’objet de notre rencontre n’est donc pas de célébrer vos indépendances -vous le faites vous-mêmes très bien. L’objet de cette rencontre, c’est de célébrer la force des liens que l’Histoire a tissés entre nos peuples. Et la force de cette rencontre, c’est de construire ensemble notre avenir. Il y a un peu plus d’un mois, à Nice, j’exprimais le souhait que la France développe une relation avec l’ensemble du continent africain. Je veux le redire :
– La notion de « pré carré » a vécu. La France ne se prétend plus, ne se veut plus être votre partenaire exclusif, ni même, dans certains domaines, votre partenaire principal. Vos pays se sont ouverts à de nouveaux horizons. C’est une bonne nouvelle que tant de gens s’intéressent à l’Afrique. De son côté, la France continuera de s’impliquer de plus en plus dans votre région, dans votre continent et dans d’autres. Tout ceci est normal et sain, je dirais même salutaire.
– D’autre part, l’Afrique a acquis depuis deux décennies un poids nouveau. Vous êtes plus unis, la vigueur de votre démographie, vos richesses naturelles, vos perspectives de croissance : l’Afrique est un acteur majeur du monde d’aujourd’hui. Nous autres, Français et Européens, savons désormais que c’est avec l’Afrique –toute l’Afrique- que nous devons trouver des solutions communes à des défis communs. Et nous savons désormais que c’est du destin de l’Afrique que dépendra notre propre destin. Il y a 12 kilomètres de distance par le détroit de Gibraltar entre l’immense continent africain et l’Europe, ne l’oublions-pas. Je n’oublie pas pour autant tout ce qui nous unit et tout ce qui fait la spécificité de notre relation. Dire ce que je viens de dire qui n’est que la reconnaissance d’une situation de faits me permet de souligner la spécificité de cette relation.

Je sais bien tout ce que la notion-même de « relations privilégiées », de « relations spéciales », charrie de soupçons et de fantasmes. Moi, je crois que notre amitié mérite mieux que ces stéréotypes. La meilleure réponse est que nous assumions ensemble, sans complexe et sans arrière-pensées, cette relation spéciale.

Assumons tout ce qu’un passé tumultueux a suscité entre nous de frustration, d’incompréhension, de ressentiment parfois, mais aussi de fierté partagée, d’amitié et même de familiarité, au sens vraiment familial des choses. Assumons le fait que ce passé commun a créé entre nos peuples des liens que rien ne saurait dissoudre. Assumons cette part de France qui subsiste, ne serait-ce qu’à travers notre langue commune, en chaque citoyen de vos pays.

Et assumons cette part d’Afrique qui vit dans le c ur de très nombreux Français et qu’incarnent, en France, tous nos compatriotes d’origine africaine, auxquels je veux aujourd’hui rendre un hommage particulier.
Demain, nous nous rendrons ensemble sur les Champs Elysées, où des contingents de vos armées ouvriront le traditionnel défilé du 14 juillet. Moi, je suis heureux et je suis fier que des soldats africains de vos armées soient les premiers à défiler sur les Champs Elysées pour la Fête nationale. C’est un honneur, que la France n’accorde qu’à ses amis les plus proches, et c’est une façon pour nous de souligner la force de notre relation.

Il est des dettes qui ne s’éteignent jamais. C’est le cas de celle que la France a contractée envers vos pays, où commença de briller, voici 70 ans, la flamme de la France Libre, et dont les fils ont versé leur sang pour libérer la France. Il était temps de la reconnaître avec toute la solennité qui convient. C’est également pour témoigner de notre reconnaissance indéfectible envers les Anciens Combattants originaires de vos pays, que nous souhaitons les voir bénéficier désormais des mêmes prestations de retraite que leurs frères d’armes français. C’est une décision que nous avons prise, Monsieur le Premier ministre, ce matin en Conseil des ministres. Egalité parfaite.

Mes chers amis,
L’effort de rénovation de notre relation qu’illustre la renégociation des accords de défense qui nous liaient à huit de vos pays, ou encore les engagements souscrits par le secteur privé français à Nice, doit être poursuivi. Nous devons nous parler librement, de tout, sans tabou, d’égal à égal. Pour faire face à tous les défis auxquels vous êtes confrontés, vous n’êtes pas seuls.

La France, si vous le souhaitez, demeurera à vos côtés pour vous aider. Par amitié, par solidarité. Mais pourquoi ne pas le dire aussi par intérêt bien compris. Dans un monde où rien de ce qui vous affecte ne peut nous épargner, c’est ensemble que nous réussirons ou ensemble que nous échouerons.

Pour appuyer cette ambition, la France devra maintenir, au cours des prochaines années, et malgré ses contraintes budgétaires, un effort soutenu d’aide publique au développement. C’est indispensable pour répondre aux besoins de vos populations, en matière de santé et d’éducation. En concertation avec vous, nous mobiliserons tous les acteurs publics et privés pour développer l’offre de formation professionnelle dans vos pays. Au cours des trois années à venir, nous consacrerons 180 millions d’euros, pour former 50 000 jeunes Africains par an. La question n’est pas d’octroyer des aides, la question c’est d’aider vos jeunes à acquérir les formations professionnelles qui leur permettront de construire un avenir.

Enfin, plusieurs de vos pays voient leur sécurité et leur stabilité menacées par le terrorisme, les trafics en tout genre et la piraterie. Les engagements que j’ai pris au nom de la France à Nice en matière de coopération militaire -300 millions d’euros sur les trois prochaines années, 12 000 militaires africains formés au maintien de la paix- bénéficieront pleinement à vos armées.

Avant de céder la parole au plus ancien, et donc au plus jeune et donc au plus sage d’entre nous, cher Paul, je tiens à vous redire mon amitié. L’honneur que le Premier ministre français, le Président de l’Assemblée nationale, les ministres ici à cette table, ont de partager ce repas avec vous. La France exprimera demain avec des milliers, peut-être des dizaines de milliers de nos compatriotes sa reconnaissance et son attachement aux liens qui nous unissent. Ce sont des fondations solides, qui vont nous permettre de construire un avenir différent.

Je vous remercie d’avoir fait le déplacement, de nous honorer de votre présence et si vous le voulez bien, je voudrais lever nos verres à l’amitié indéfectible entre la France, vos pays et l’Afrique dans son ensemble.

Sommet Afrique-France: A quoi joue Nicolas Sarkozy ?

Ouvrant les travaux du sommet à Nice, le président français a mis en avant sa nouvelle vision des rapports avec l’Afrique

Changement de discours du président français
Alors qu’il offrait un diner de gala aux chefs d’Etats africains présents à Nice pour le sommet Afrique-France, le président français Nicolas Sarkozy a défini les nouveaux rapports qui le lieront avec ses « amis africains ». Permettez-moi de vous dire à tous que la France vous considère tous comme des amis, comme des partenaires, comme des hommes et des femmes d’expérience, a-t-il déclaré. Jusqu’au dernier sommet Afrique-France de Cannes (celui en 2007), la tradition était un dîner qui réunissait les seuls chefs d’Etat et gouvernement francophones, a-t-il rappelé précisant qu’à ses yeux cela n’avait pas de sens. Des propos qui ne peuvent cependant occulter le fait que tous ces chefs d’Etat francophones, sont invités du président Nicolas Sarkozy, à l’occasion de la fête nationale française, le 14 juillet prochain. Une fête qui exclura de fait les autres Etats. L’Afrique francophone sera réunie pour célébrer ses cinquante ans d’indépendance. A l’analyse on peut imaginer que le président français serait l’otage des réseaux d’affaires français en Afrique, dont les intérêts n’ont pas changé à la même vitesse que la volonté du président Sarkozy dans son projet africain initial. La France et l’Europe ont autant besoin de l’Afrique que l’Afrique a besoin de l’Europe et de la Francea déclaré Sarkozy dans son discours d’ouverture ce lundi 31 mai à Nice.

Un sommet qui pourrait à nouveau diviser l’Afrique
L’autre point de discussion critiqué est celui sur « la place de la gouvernance mondiale ». Au-delà du discours de Sarkozy qui justifie l’enjeu par le besoin de légitimité internationale, la France a à nouveau jeté en Afrique un nouvel objet de division. « Il est absolument anormal, a expliqué Sarkozy, que l’Afrique ne compte aucun membre permanent » au sein d’un Conseil de sécurité des Nations unies qui doit, à ses yeux, être réformé sans tarder. Au nom du consensus continental ébauché en 2005, les éminences africaines exigent deux sièges de membre permanent (MP) au sein dudit Conseil. De même, elles réclament au moins deux places supplémentaires parmi les membres non permanents (MNP), ce qui porterait le total à cinq. La France soutenue par l’Angleterre, défendent au contraire, une formule intermédiaire « d’élargissement progressif » c’est à dire allonger dans un premier temps significativement la durée du mandat des membres non permanents, sans pour autant leur accorder le droit de veto réservé pour l’heure au Cinq majeurs (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni). Puis d’octroyer au « berceau de l’humanité », un des deux fauteuils réclamés au conseil de sécurité. Une proposition qui a divisé les ministres des affaires étrangères lors des débats dimanche, la veille du sommet. D’un autre coté il se pose le problème de la personne qui représentera l’Afrique. L’Afrique du sud en tant que puissance économique revendique la légitimité de cette place. Mais il faudra compter avec l’Egypte, le Nigéria et même le Sénégal dont le président Wade nourrit de grandes ambitions.

Les chefs d’Etats et de gouvernements africains réunis autour de N. Sarkozy
L. Blevennec/Elysee.fr)/n

Aucun engagement fixe ne devrait sortir du sommet
Entre amis, dans une relation de confiance, on doit pouvoir parler de tout, sans fâcherie et sans gêne. Une relation partenariale. Il n’y a pas d’un côté des grands pays, de l’autre des petits, mais des partenaires qui ont des intérêts à défendre, des points de vue à faire valoir, sur la base d’une relation d’égalité et tournée vers le futur a déclaré le président français. Une des manifestations de cette innovation concerne l’ouverture de la rencontre à des acteurs non politiques. La présidence française a choisi cette année des opérateurs économiques. Quelque 230 dirigeants d’entreprises, 80 venus de France et 150 d’Afrique, ainsi que des syndicalistes, débattront de développement et de sujets comme la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, leur financement ou la formation professionnelle. Les conclusions de leurs travaux et leurs recommandations seront présentées aux chefs d’Etat et de gouvernement lors de la séance de clôture du sommet. Pour les experts, cela représente ni plus ni moins une forme de néocolonialisme. Il est difficile de parler de rapport économique décomplexés et partenariat solide tant que les réserves de change sont gardées au trésor de France, et la monnaie de la zone franc garantie par le même trésor. D’un autre coté il apparait clairement dans les statistiques des échanges, que la France est le premier fournisseur du Cameroun par exemple, mais n’en est que le quatrième acheteur. Un bilan très spécial pour un partenaire historique et privilégié. Les conclusions du sommet sont attendues ce mardi 1er juin 2010, mais de nombreux experts affirment déjà qu’il n’en sortira rien de concret.

Moment de gaieté à Nice
L. Blevennec/Elysee.fr)/n

Nicolas Sarkozy au Gabon: Des observateurs dénoncent

Rupture et continuité sont les termes clés des nouvelles relations entre la France et l’Afrique, des observateurs s’interrogent

La Françafrique version Sarkozy
La visite de Nicholas Sarkozy mercredi 24 février 2010 au Gabon, la troisième du genre depuis qu’il a été élu à la présidence française, a surpris de nombreux observateurs des relations politiques entre la France à l’Afrique. Pour l’essentiel, Nicolas Sarkozy et Ali Bongo ont paraphé un nouvel accord de défense qui confirme le maintien de la base militaire française à Libreville. Un accord qui institue des rapports plus transparents entre les deux pays. Les deux chefs d’Etat ont promis que le document sera soumis aux Parlements des deux pays, puis rendu public. A propos de l’accord de défense franco-gabonais, il a lancé: «Il n’y aura pas de clause secrète», jurant vouloir en finir avec «les clichés, les fantasmes et les procès d’intention». Il a aussi nié toute implication de la France dans l’élection d’Ali Bongo à la tête du Gabon. «Je défie quiconque de prouver que la France avait un candidat» a déclaré Nicholas Sarkozy.

Ali Bongo admet que les relations France-Afrique ont jusqu’ici été inégales
Abordant la question des relations entre la France et l’Afrique, le président Français s’est prononcé en faveur de l’ouverture et du partenariat gagnant-gagnant. Ces relations, «nous souhaitons qu’elles soient exemplaires», a insisté le chef de l’État français dans le discours qu’il a prononcé à Libreville. «Moins de mauvaises habitudes, des progrès plus concrets, des projets privilégiés», a préconisé le président de la République en se prononçant encore pour des «relations décomplexées». «Il n’existe plus de pré carré et je ne le regrette pas», a encore déclaré Nicolas Sarkozy, en écho à Ali Bongo qui, quelques instants plus tôt, avait affirmé : «La politique des tutorats, des réseaux et des leçons est dépassée.» Avec le Gabon, comme avec les autres pays du continent, le mot-clé mis en avant est celui de «partenariat». Même son de cloche pour Ali bongo qui a plaidé pour l’instauration d’un «réel partenariat gagnant-gagnant» avec l’ex-puissance coloniale, une façon de dire qu’il ne l’a jamais été jusqu’ici.

Résoudre les problèmes
Derrière les solennités et les bonnes paroles, les observateurs sont restés très attentifs. Le président français n’a pas la réputation de se balader pour le plaisir. Trois problèmes au moins ont justifié son déplacement au Gabon. Le premier selon les experts est qu’il fallait qu’il trouve une nouvelle base pour l’armée française basée au Sénégal. Selon certaines sources, le Président sénégalais, Abdoulaye Wade, aurait souhaité ne plus avoir de base permanente française. Restait le Gabon comme pays côtier et francophone, le Cameroun et le Togo ayant déjà signé de nouveaux accords excluant la présence de base permanente. D’un autre coté le bois gabonais attire de nombreuses convoitises, une réalité que Sarkozy ne peu ignorer. De même le dossier AREVA reste pendant. Le voyage du président Sarkozy a débuté à Franceville, ville proche de la localité dans laquelle ont été déclaré des pollutions par le groupe Français qui nie toute responsabilité.

Les experts critiquent un partenariat d’opportunisme
Certains autres experts dénoncent pour leur part la politique trop intéressée du président Français. L’objectif de clarté et de transparence des accords militaires relève selon eux, de l’exigence du parlement français depuis plusieurs années de disposer de données claires sur le budget de la coopération militaire de la France en Afrique. Jusqu’à une date très récente, la coopération militaire était gérée par une des directions du ministère de la coopération, au lieu du ministère de la défense. En plus, la France en s’installant à Libreville profite pour renforcer sa position stratégique dans le Golfe de Guinée. Les observateurs ont été surpris que la France signe avec le Gabon un contrat de près de 5 milliards de Francs CFA, financés avec le Brésil, pour permettre la mise en orbite d’une station satellitaire afin d’assurer le suivi de la deuxième forêt équatoriale du monde et le stockage de carbone, plutôt que de le faire avec les pays du Bassin du Congo au complet. Les experts croient peu aux idées de rupture prônée par Sarkozy. Dans la foule à Libreville, Maître Robert Bourgi un des hommes clés de la Francafrique était présent. «Invité personnel» du Président français. Juste avant l’élection, ce dernier avait déclaré publiquement qu’il soutenait Ali Bongo, provoquant la colère de l’opposition gabonaise.

Nicola Sarkozy recevant Ali Bongo sur le perron de l’Elysée il y’a quelques mois
Lepoint.fr)/n

Nicolas Sarkozy en visite au Rwanda

Le président français aura quelques heures pour maquer positivement ou négativement les relations franco-rwandaises

Trouver des mots justes
La visite ce jeudi 25 février 2010 de Nicholas Sarkozy au Rwanda, une première pour un président français depuis le génocide de 1994, sera de toute évidence l’une des plus délicates pour lui en terre africaine. Trois mois à peine après le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda, il est l’hôte de son homologue Paul Kagamé, à Kigali, la capitale rwandaise. Une visite de quelques heures, mais hautement symbolique. Le président français n’a pas droit à l’erreur ni au lapsus. Aucun discours officiel n’est prévu, mais ses propos seront analysés et interprétés, par les dirigeants rwandais. Le gouvernement rwandais et plus encore les survivants souhaitent eux, une reconnaissance de la responsabilité française dans le génocide. D’autres pays, moins impliqués ont reconnu déjà leurs erreurs. En 1998, Bill Clinton évoquait une responsabilité américaine: « Nous n’avons pas agi assez vite après le début des massacres. Nous n’aurions pas dû permettre que les camps de réfugiés deviennent des sanctuaires pour les tueurs. Nous n’avons pas immédiatement appelé ces crimes par leur nom correct: un génocide ».

Rappeler le renforcement des institutions
La France depuis plusieurs années se positionne en championne de la «responsabilité de protéger», tant aux Nations unies qu’au sein de l’Union européenne et affirme avoir tiré les leçons collectives du drame rwandais, il lui reste encore à reconnaître le travail fait par les historiens sur le génocide rwandais afin de pouvoir véritablement ‘normaliser’ ses relations avec le Rwanda. Certains responsables d’Organisations Non Gouvernementales (ONG), pensent que le voyage de Nicolas Sarkozy devrait pouvoir initier une rupture fondamentale avec l’engagement de la France en Afrique Centrale, mais aussi avec l’approche géopolitique qui a permis à la «crise des Grands Lacs» de perdurer depuis déjà seize ans. «A Kigali ce jeudi, le Président français devrait souligner l’efficacité de la reconstruction des institutions étatiques et les nombreux progrès accomplis après le génocide. Mais il devra également demander au Rwanda de s’engager dans la voie d’un multipartisme et d’un débat politique véritable en amont des élections prévues en août prochain et souligner les menaces qui pèsent sur la société civile, la presse et l’espace démocratique» souligne Jean-Marie Fardeau de Human Rights Watch.

S’excuser, mais aussi indexer le Président rwandais
D’un autre coté ils sont nombreux à dire que pour une fois la France devra jouer un franc jeu et dire clairement les choses. Il faudrait certes évoquer sa responsabilité et s’en excuser, mais aussi parler de la responsabilité des peuples du génocide. Une idée que soutient Zobel Behalal du CCFD-Terre solidaire. «Le Président français devrait clairement indiquer à Paul Kagamé que la communauté internationale attend de sa part des mesures concrètes pour mettre un terme aux agissements des dignitaires rwandais qui continuent de soutenir des groupes armés à l’est de la RDC et de bénéficier de l’exploitation et de la commercialisation des ressources de son sous-sol» a-t-il indiqué. Une idée que reprend d’une autre façon Nicolas Vercken d’Oxfam France. «Nicolas Sarkozy devrait inviter le Président rwandais à contribuer activement aux efforts internationaux de désarmement volontaire des rebelles hutus rwandais encore actifs dans les Kivu, et à offrir à ceux d’entre eux qui n’ont pas participé au génocide des garanties et perspectives véritables de réintégration socio-économique au Rwanda» a-t-il déclaré.

Déterminer le part de responsabilité de la France dans le Génocide
Selon de nombreux rapports, l’implication de la France dans le génocide est un fait avéré. Seul le degré de cette implication reste à déterminer par une enquête sérieuse. Des experts ont plusieurs fois avancé l’hypothèse d’une commission mixte franco-rwandaise. En 1990, après l’offensive du Front patriotique rwandais (FPR), la Belgique arrête son soutien militaire au régime du président Habyarimana et la France prend le relais. La France fournit des armements, entraîne et même engage directement des soldats français contre le FPR (L’opération Turquoise). Confrontée à une offensive à la fois militaire du FPR et politique d’une opposition interne très active, elle a choisit la fuite en avant dans le génocide. Sarkozy a hérité d’une France qui ne parvient pas à gérer ce passé encombrant. François Mitterrand président français durant cette période n’a jamais voulu s’expliquer sur le Rwanda. En 1999, une mission d’information de l’Assemblée nationale française a reconnu des défaillances mais s’est heurtée au secret-défense et aux révélations partielles des dirigeants de l’époque. Les plaintes déposées, parfois depuis près de quinze ans, contre seize présumés « génocidaires » réfugiés dans l’Hexagone restent bloquées. Dans le cadre d’une instruction du juge Bruguière, une proche du président Kagamé, Rose Kabuye, avait été arrêtée en Allemagne et transférée en France avant d’être relâchée. Les experts estiment que le Président rwandais avait piégé la France. Les autorités françaises ont clairement montré qu’elles semblent aujourd’hui craindre un éventuel procès qui pourrait rapidement devenir celui du rôle de la France au Rwanda.


lexpress.fr)/n

Sommet de Copenhague: Sarkozy joue la carte de l’Afrique

Les chefs d’Etat de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale ont été hier les invités du président français

Tous unis autour de Sarkozy
Ont été reçus à l’Élysée, Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, Denis SASSOU-NGUESSO, Président de la République du Congo, François BOZIZE, Président de la République centrafricaine et Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République du Gabon. Etaient aussi présents Wangari MAATHAI, Prix Nobel de la Paix 2004 et les représentants de L’Angola, le Burundi, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo et le Rwanda. Le déjeuner de travail a également associé le Premier ministre britannique Gordon Brown. Selon des sources proches des milieux politiques en France et en grande Bretagne, la France et l’Angleterre ont rencontré leurs partenaires d’Afrique centrale pour obtenir leur adhésion contre la garantie d’une aide financière conséquente.

Un geste gratuit de la France?
Les observateurs dénoncent le « pragmatisme » dont Sarkozy fait montre, lorsqu’il a besoin de parvenir à certain résultats. Les chefs d’Etat et de gouvernement français et britannique introduisent une donnée spéciale pour mettre la pression sur ces Etats. C’est la façon la plus simple et la moins coûteuse de limiter les émission de CO2, explique le président français, rappelant que la déforestation représentait à elle seule 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Nous sommes d’accord sur la nécessité d’une véritable gouvernance mondiale dans le domaine de l’environnement, et nous avons décidé de coordonner tous nos efforts pour créer un véritable axe entre l’Afrique et l’Europe pour obtenir l’accord le plus ambitieux possible à Copenhague, avait expliqué Nicolas Sarkozy lors d’une conférence de presse avec Gordon Brown, au deuxième jour du Conseil européen réuni à Bruxelles. Le président Français a promis des aides sous le couvert de l’Agence Française de Développement (AFD), plus spécialisée dans les financement à remboursement que dans les dons definitifs.

Sarkozy utiliserait-il l’Afrique dans sa confrontation contre les gros pollueurs?
Selon certains experts de la diplomatie climatique de la France, le président Sarkozy ne joue la carte africaine que pour renforcer sa position face à ses principaux adversaires lors de ce sommet, que sont la Chine et les Etats unis. De fait la réunion n’a pas donné lieu à des déclarations fortes. Nicolas Sarkozy a souligné que ses amis africains ont été déçus par des promesses qui n’ont pas été tenues par le passé et affirmé qu’au fond, l’Europe et l’Afrique, c’est la même famille. Denis Sassou Nguesso, a lui insisté sur l’optimisme africain. On a souvent dit que l’Afrique, c’est le problème. C’est sûrement vrai mais, pour une fois, l’Afrique peut être une partie de la solution, a-t-il affirmé, avant d’ajouter que les Africains n’allaient pas à Copenhague avec le sentiment de l’échec. Idriss Deby lui a souligné le rôle de son pays comme barrière contre l’avancée du Sahara vers l’Afrique subsaharienne. François Bozizé a insisté sur l’importance de l’appui français aux pays africains. Le président Biya s’est contenté de remercier son hôte.

L’Afrique une fois de plus décevante
Pour de nombreux observateurs, ce mini-sommet avant les négociations finales à Copenhague contient de nombreuses zones d’ombre. Si on met de côté les visites officielles entre les chefs d’Etat de la sous-région, il reste assez surprenant que ce soit à Paris sous l’égide de la France que les chefs d’Etat de la COMIFAC aient tenu leur sommet avant Copenhague et à deux jours des négociations finales. Tout cela fait penser à beaucoup de légèreté dans la prise de conscience par ces pays du rôle qui est le leur. Il y a quelques années, dans son rapport sur l’Observation Indépendante des Forêts (Independent Forest Monitoring, IFM) au Cameroun, Global Witness avaient conclu que le respect du code forestier s’améliorait. L`Observation Indépendante des Forets a eu un impact certain quant à la diminution de l’exploitation forestière illégale à grande échelle. Il trouvait toutes fois décevant de constater la lenteur des progrès réalisés par les autorités camerounaises pour améliorer le respect de la loi et punir les contrevenants. A partir de ce jour, les chefs d’Etat reçus par Sarkozy prononceront leurs discours à Copenhague. Pour de nombreux experts, l’Afrique s’est mise elle-même hors-jeux dans ce rendez-vous qui était pour elle une opportunité de revenir en force sur les négociations internationale. Au lieu de ça, elle continue une politique inefficace de demande d’assistance financière. Seule une bonne volonté des Etats-unis et de la Chine permettra un déblocage de la situation.

Conférence de presse le 16 décembre à Paris
A. Arraou/Elysee.fr)/n

Le camerounais Stéphane Tiki, référent UMP facs Sorbonne

Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, il a intégré l’union pour un mouvement populaire, parti au pouvoir en France

Il a 21 ans, est étudiant en économie et gestion à la Sorbonne. Il y a 3 ans, il avait 18 ans mais la campagne présidentielle a été le déclic. Peu après l’élection de Nicolas Sarkozy, il intègre le mouvement des jeunes populaires de l’UMP (union pour un mouvement populaire) et en devient référent fac. Aujourd’hui, il s’occupe de toutes les Sorbonne. Tractages, soirées politiques, débats d’idées et réflexions ont pris place dans sa vie estudiantine et sociale. Il est actuellement en stage au siège du parti. Interview.

Qu’est ce que l’UMP Campus?
L’UMP Campus est un mouvement au sein des jeunes populaires qui est basé sur les campus c’est-à-dire les facs, les grandes écoles et les lycées. Dans chaque structure il y a des facs de Paris et des facs de Province et les grandes écoles de Paris et les écoles de provinces et les lycées de toute la France, donc on travaille tous ensemble autour de la Déléguée Nationale à la vie étudiante Camille Beaudin qui s’occupe de tout l’UMP Campus.

Comment est née l’aventure UMP Campus?
A partir des présidentielles de 2007, on a tous été conquis par le candidat Nicolas Sarkozy et on a vu tout l’engouement, toute la mobilisation et à ce moment là je me suis dit on a 2 choix: soit on est prêt à regarder et voir comment ça se passe, soit on va dedans et on participe à l’action et aux changements donc du coup j’ai adhéré à partir de Mai 2007

Stéphane Tiki et quelques amis, après une séance de tractage
Journalducameroun.com)/n

C’est donc davantage pour le président ou non le mouvement?
C’est le Président et le mouvement. Le Président parce que c’est une personne qui a pleins d’idées, pleins de projets mais le mouvement aussi parce que le Président de la République était Président du mouvement à ce moment là et que même aujourd’hui le mouvement applique ses lignes directrices.

Vous avez l’impression de faire un peu de politique?
J’en fais quotidiennement. Je m’occupe actuellement des jeunes dans les facs à Paris, plus précisément à la Sorbonne, l’année précédente je m’occupais des jeunes dans toutes les Sorbonnes de Paris (4 ou 5 facs). En fait on est sur le terrain et on se bat pour soutenir les réformes de notre Ministre de l’enseignement Supérieur Valérie PECRESSE et puis on organise des rencontres avec des jeunes et des élus ou des Ministres pour que les jeunes puissent faire part de leurs propositions aux personnes élues. Donc on fait de la politique régulièrement.

Donc vous avez la ferme intention d’en faire plus tard?
On ne sait pas ce que l’avenir nous réserve. Là je suis dans quelque chose dans lequel je me sens très bien et si les choses se poursuivent toujours aussi bien pourquoi pas?

Donc la politique et en France?
Oui je ferai de la politique en France puisque je suis membre du mouvement politique populaire. Je suis donc destiné à faire de la politique en France.

Stéphane Tiki et le ministre de la relance Patrick Devedjan
Journalducameroun.com)/n

Ce que je vais dire est cliché. On imagine les noirs davantage socialistes ou de gauche. N’avez-vous pas l’impression d’aller à contre courant?
Je pense que c’est un cliché effectivement parce qu’il y a beaucoup d’immigrés et de noirs à l’UMP. De nombreux noirs allaient au parti socialiste parce qu’ils espéraient que c’est là bas que le changement se passerait. Aujourd’hui on a une Ministre des Sports, Rama YADE qui est noire elle-même, on a la Ministre de l’Outre Mer Nora BERRA, on avait à l’époque Rachida DATI qui était au Ministère de la Justice. Je pense que les choses sont faites pour les immigrés et les gens de couleur. De toutes façons on ne choisit pas un parti par rapport à sa couleur, mais pour ses convictions et on voit bien que le Président de la République fait des choses pour les gens issus de la diversité.

Tous les exemples que vous avez cités vous font rêver ?
Ça fait forcément rêver, on espère avoir le meilleur possible. Mais pour le moment, il s’agit pour moi d’animer le parti à mon niveau et à bien faire ce que j’ai à faire.

C’est quoi votre rêve?
Je n’ai pas de rêve particulier mais j’aimerais donner à la France tout ce qu’elle m’a donné.

Depuis combien de temps êtes vous en France?
Cela fait 5 ans que je suis en France.

Et le Cameroun vous-y retournez souvent?
Ça fait quelques années que je n’y suis pas retourné mais j’y retournerais dès que j’en aurai la possibilité.

Qu’est-ce qui vous manque du Cameroun?
La proximité avec les gens mais surtout ma famille.

Qu’est-ce que vous aimez manger?
Le ndolé.

Stéphane Tiki avec Rama Yade, secrétaire d’état au sport
Journalducameroun.com)/n

France-Afrique: Ségolène Royal provoque la polémique en France

Après le « pardon » à l’Afrique suite au discours de Dakar de Nicolas Sarkozy le 26 juillet 2007

. Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles…
Nicolas Sarkozy, président français, 26 juillet 2007 à Dakar

Nicolas Sarkozy avait suscité une émotion, le 26 juillet 2007, à l’occasion de son premier déplacement en Afrique subsaharienne, en évoquant notamment « le drame de l’Afrique, (qui est) que l’Homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire » ou « le paysan africain qui (…) ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles ». Des intellectuels ont publié depuis plusieurs livres en riposte à ces propos, résultant selon eux d’une vision manichéenne, raciale et paternaliste » de l’Afrique. Ségolène Royal semble avoir suivi cette voie lorsqu’elle déclare devant plus de 500 personnes réunies au siège du Parti socialiste sénégalais. « Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes et qui n’auraient jamais dû être prononcées et – je vous le dis en confidence – qui n’engagent ni la France, ni les Français », a-t-elle ajouté. « Bien évidemment, vous avez fait l’Histoire et vous continuez à la faire et vous l’avez faite bien avant la colonisation, pendant, avant et depuis. Et c’est avec vous que nous allons construire notre avenir » a insisté Mme Royal. « Pardon pour le passé, merci pour le passé », a-t-elle poursuivi, 161 ans après l’abolition définitive de l’esclavage en France et 49 ans après l’indépendance du Sénégal, ex-colonie française.

. Quelqu’un est venu ici vous dire que l’Homme africain n’est pas entré dans l’Histoire. Pardon pour ces paroles humiliantes et qui n’auraient jamais dû être prononcées et qui n’engagent pas la France. Car vous aussi, vous avez fait l’histoire, vous l’avez faite bien avant la colonisation, vous l’avez faite pendant, et vous la faites depuis…
Ségolène Royal, ex candidate socialiste à la présidence française, 6 avril 2009 à Dakar

Ses propos lui ont valu une salve de critiques. Le secrétaire d’Etat à la Coopération Alain Joyandet a qualifié mardi les paroles de Mme Royal de « choquantes, irresponsables et antidémocratiques ». Pour Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, on peut « douter de la sincérité de Mme Royal » qui exploite, selon elle, les malentendus nés du discours de Nicolas Sarkozy. « Ces malentendus-là sont aujourd’hui instrumentalisés par Ségolène Royal dans un jeu politicien qui n’est pas très honorable ». Cependant c’est une polémique que ne comprennent pas beaucoup de commentateurs en Afrique. Mme Royal a eu le courage elle de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Dans l’opinion publique africaine, on désapprouve fortement l’attitude d’un président français qui pour une première visite a insulté les africains et qui pour une deuxième donne des leçons de coopération économique. De nombreux occidentaux ont souvent pensé que l’africain ne fait pas de polémique par faiblesse, stupidité ou même admission des situations qu’il peut vivre, mais certainement en toute erreur.

Ségolène Royal en boubou à Dakar
medias.lepost.fr)/n