Politique › Institutionnel

Tchad-Cameroun: Le dispositif de sécurité renforcé par les deux Etats

La menace de la secte Boko Haram impose de mesures spécifiques aux autorités administratives des deux Etats

Renforcement de la paix et de la sécurité entre les deux peuples
Les préfets de Mayo Rey (Cameroun) et des Monts de Lam (Tchad) se sont rencontrés à Touboro, pour faire le point sur la sécurité frontalière et transfrontalière, le transport, la secte Boko Haram et le commerce entre les deux pays frères. Bakari Midjiyawa et Belem Bekonga Gaius ont mené des réflexions sur le renforcement de la paix et de la sécurité entre les deux peuples. Le Mayo Rey partage une très longue frontière avec la République du Tchad. C’est un héritage commun porteur de nombreux espoirs dans le cadre de la matérialisation des objectifs de la Cemac, a expliqué le préfet de Mayo Rey. La ville de Touboro qui a accueilli les travaux regorge un nombre important de ressortissants Tchadiens et Nigérians. Le marché de Mbaiboum (côté Cameroun) est un véritable lieu d’échange entre plusieurs nationalités. Les vivres et denrées alimentaires en provenance du sud du Cameroun y sont vendus par des commerçants tchadiens, centrafricains, nigérians et même gabonais. La belle vue panoramique ne devrait pas laisser croire que le ciel entre le département des Monts de Lam du Tchad et le Mayo Rey du Cameroun est sans nuages, tempère Sebai Moussa, maire de Touboro dans son mot de bienvenue.

Trois commissions instituées
Nous avons connu dans un passé récent des problèmes de grand banditisme connu sous le vocable du phénomène des coupeurs de routes et des preneurs d’otages le fameux Djarguina. Si je vous parle avec tant d’émotion, c’est parce que j’ai été victime des coupeurs de routes. Ils m’ont cassé l’un des pieds quand nous sommes tombés entre leurs mains pendant un voyage. L’accalmie observée aujourd’hui ne devrait pas nous leurrer, je voudrais pour cela que cette question soit examinée avec toute l’importance qui doit être la sienne pendant nos assises, a-t-poursuivi. Trois commissions, à savoir les activités économiques, transports et maintien de l’ordre et sécurité ont été constituée, sous la supervision de Simplice Kengni, premier adjoint préfectoral du Mayo Rey. Les différentes commissions ont dressé un diagnostic sans complaisance des difficultés rencontrées par les deux populations s urs et ont essayé de trouver des thérapies adéquates à chaque mal clairement identifié. La commission de sécurité s’est penchée sur la secte Boko Haram, les braconniers tchadiens qui abattent les espèces protégées dans les parcs nationaux camerounais. En ce qui concerne l’abattage sauvage des animaux, les Tchadiens sont restés sur la défensive, prétendant qu’ils étaient aussi victimes de ce fléau et ont rejeté la faute sur les chevaliers soudanais. Il a donc été recommandé aux deux administrations d’échanger régulièrement les informations pour traquer les braconniers. Boko Haram doit être combattue avec la dernière énergie. Les chefs traditionnels et les imams ne devraient pas laisser n’importe qui venir prêcher dans les mosquées. Toute personne suspecte dans les villages doit être signalée aux autorités locales. Tenant compte de ce que les membres de la secte voyagent en pirogue, la commission de la sécurité et du maintien de l’ordre a recommandé que les piroguiers soient sensibilisés pour qu’ils ne transportent plus ces personnes.

La rencontre des autorités administratives
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Tracasseries policières
Le Tchad a mis le Cameroun dos au mur en ce qui concerne les tracasseries policières. La délégation tchadienne a largement dénoncé le fait qu’il existe six barrières entre Touboro et le Tchad pour une distance de moins de 40km. Les Tchadiens disent que les policiers et gendarmes camerounais les obligent de payer 8000 FCFA avant de traverser la frontière. Ceci freine la libre circulation des hommes et des biens entre nos deux pays et le développement de la sous-région, s’est lamenté le délégué tchadien du commerce. Le préfet du Mayo Rey n’a pas tardé pour réagir sur l’arnaque dont les Tchadiens disent être les victimes. C’est une situation qui n’honore pas notre pays et le président Paul Biya a des grands projets avec le Tchad. La frontière est la vitrine d’un pays. Tout fonctionnaire pris dans l’arnaque sera punis selon la loi, la crédibilité de ce forum dépend du sérieux que nous allons donner à cette opération, a-t-il répliqué. Les deux parties se sont aussi penchées sur des questions comme le vol de bétails, le vol d’automobiles revendues indistinctement sur le sol camerounais que tchadien. L’irruption récurrente en territoire camerounais d’éléphants en provenance du Tchad, causant des dégâts colossaux au passage dans les champs et les villages. Les conflits agro-pastoraux entre agriculteurs camerounais et éleveurs tchadiens et vice versa, causant parfois des pertes en vies humaines. La sortie incontrôlée des denrées alimentaires du Cameroun vers les pays voisins.

La descente sur le terrain
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