› International

Tchad: Le président Idriss Deby en Afrique du Sud

Il participe avec d’autres chefs d’Etats africains à une réunion sur la gestion des crises en Afrique

Des dirigeants africains ont entamé hier mardi en Afrique du Sud des pourparlers pour la formation d’ici la fin de l’année d’une force d’intervention rapide pour régler les crises sur le continent. A cet effet, le Président de la République tchadienne a quitté, le 4 novembre au matin, Amdjarass pour Pretoria, en Afrique du sud. Idriss Déby y prend part, à une réunion de haut niveau sur la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises en Afrique (CARIC). Cette force devrait «permettre à l’Afrique d’agir rapidement et de manière indépendante pour répondre aux défis sécuritaires urgent auxquels le continent fait face», a déclaré le président sud-africain Jacob Zuma, hôte du sommet auquel participent notamment le Tchad, la Tanzanie et l’Ouganda. La Force africaine en attente (FAA, aura une capacité exclusivement militaire, pourvue d’une grande réactivité pour intervenir rapidement, sur décision politique, en cas de conflit sur tout le continent. Lors de cette réunion, le Président de la République Idriss Deby Itno prononcera un important discours, dans lequel, il appellera les pays africains à compter d’abord sur eux-mêmes, et donc, à créer une véritable synergie, afin de rétablir la paix et la sécurité dans les zones en conflit.

L’Union africaine a déjà lancé depuis une dizaine d’années l’idée d’une force de maintien de la paix continentale, qui devrait compter 32. 500 hommes, mais sa constitution est encore loin d’être achevée. Lors de la crise qui a éclaté au Mali en 2012, l’Union africaine a été critiquée pour son incapacité à réagir rapidement. «Il est temps que les dirigeants africains puissent agir rapidement et de manière décisive lorsqu’il y en a besoin», et cela «sans aide extérieure», a plaidé Jacob Zuma. «L’Afrique en a les capacités», «il suffit de mieux nous organiser».Il n’a pas été précisé dans l’immédiat combien de pays envisageaient de participer à cette force – baptisée «Capacité africaine pour une réponse urgente aux crises» – ni de quels moyens elle disposerait.


tchadpages.com )/n
À LA UNE
Retour en haut