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Tchad: onze morts dans une explosion imputée à Boko Haram

La capitale tchadienne, déjà endeuillée par un double attentat suicide le 15 juin, a été de nouveau frappée ce lundi au moment d’une descente de police dans une cache d’armes de la secte islamiste

Onze personnes ont été tuées dans le quartier de Djari, au nord de la capitale tchadienne, N’Djamena, dans une opération de police menée à l’aube pour rechercher des complices du double attentat du 15 juin qui avait fait 33 victimes. Selon un premier communiqué officiel publié ce lundi 29 juin 2015, des complices de l’attentat du 15 juin auraient été arrêtés dans un premier temps et «traités» par les services «compétents». Le communiqué émanant du procureur de la République évoquait ainsi l’interpellation d’une «soixantaine de personnes», notamment des ressortissants maliens, camerounais et nigérians.

Ce lundi matin, les éléments de services de sécurité, poursuivant leurs investigations, se rendent alors dans une cache attribuée à Boko Haram pour procéder à l’arrestation d’un homme qui aurait participé à ces attentats du 15 juin. Au moment de son interpellation l’homme aurait alors actionné sa ceinture d’explosifs provoquant la mort de onze personnes, dont cinq de ses propres complices et cinq policiers, selon les informations données par les autorités tchadiennes.

Le ministre de l’Intérieur, Hamid Breme, qui vient de clore sa conférence de presse, a ainsi reconstitué les faits. Le «cerveau» de Boko Haram aurait été arrêté avec un de ses complices, hier, vers 21 heures après «des échanges de tirs». Interrogé «le complice» aurait alors conduit les policiers à une fabrique «de bombes artisanales» dans une concession où cinq «kamikazes» se font exploser à l’arrivée de la police tôt ce matin. Toujours selon le ministre de l’Intérieur les terroristes arrêtés auraient avoué préparer des attentats «au Nord Cameroun et au Tchad» Par ailleurs, selon les révélations faites par l’Intérieur tchadien, «une femme et deux enfants» ont été également arrêtés. Une autre femme, liée aux attentats, serait actuellement en fuite et «activement recherchée».

Depuis les attentats du 15 juin, les barrages se sont renforcés en centre-ville mais aussi à toutes les sorties cardinales de la capitale. Par ailleurs, commencent déjà à circuler dans certains milieux des rumeurs faisant douter de la thèse des attentats imputés à Boko Haram pour privilégier soit celle de tentatives de coup d’Etat; soit celle d’une mise en scène du pouvoir pour lui permettre de régler «certains comptes» au sein de ses premiers cercles et justifier ainsi sa doctrine de «moi ou le chaos» dans l’optique des élections présidentielles de 2016.


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